proposition de loi visant à interdire la pêche au vif

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 7 novembre 2023. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : Gabriel AmardLFI · avec 69 cosignataires

Caduque

Déposé sous la 16e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (9 juin 2024). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte de loi vise à interdire l'utilisation d'animaux vivants, tels que des poissons, crustacés ou céphalopodes, comme appâts dans le cadre de la pêche de loisir. Il complète des dispositions légales existantes pour étendre la protection à ces espèces et rendre illégale leur élevage, leur capture ou leur commercialisation dans ce but. L'objectif est de limiter la souffrance animale liée à cette pratique, en prenant en compte les connaissances scientifiques sur la capacité de ces animaux à ressentir la douleur.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 7 novembre 2023
Identifiant : PIONANR5L16B1825
Dossier législatif : DLR5L16N48865

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 7 novembre 2023 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, La condition animale est considérée comme une cause importante par 89% de la population française (sondage IFOP de 2019 pour le Collectif AnimalPolitique) (1). Dans un même temps, il existe un consensus scientifique sur le fait que les poissons ainsi que les crustacés et les céphalopodes ressentent la douleur. Pourtant, comme l'ont indiqué les derniers ministres de l’écologie, aucune réglementation ne vise à limiter la souffrance des poissons dans le cadre de la pêche de loisir. La pêche au vif consiste à utiliser un animal vertébré vivant comme appât, généralement un poisson. Un hameçon est planté dans le dos ou la bouche d’un poisson alors qu’il est pleinement conscient dans le but de piéger un poisson plus gros, appelé carnassier (brochet, sandre, perche, silure…). Le poisson transpercé vivant peut souffrir pendant des heures et à l’approche du prédateur, paniquera sans issue possible. Les pêcheurs peuvent aussi utiliser des crustacés (par exemple des crabes) et céphalopodes (par exemple des calmars) comme appâts. Lors de la partie de pêche, les animaux utilisés comme vifs peuvent ne pas être issus du même plan d’eau (s’ils sont issus d’élevage ou pêchés ailleurs). Cela peut engendrer des problèmes sanitaires (propagations de virus, de parasites, de bactéries…). Les mauvaises conditions de détention en amont augmentent ce risque : en effet, il est connu que le stress affecte le système immunitaire des poissons et que la surpopulation facilite la transm…

Articles (3 extrait·s du texte)
  • Article 1er L’article 521-1 du code pénal est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Le présent article est applicable à toute espèce de vertébrés, de céphalopodes et de décapodes qui sont élevés, capturés ou commercialisés en vue d’être utilisés comme appâts vivants dans le cadre de la pêche de loisir. »
  • Article 2 L’article L. 431-6 du code de l’environnement est complété par un alinéa ainsi rédigé : « L’élevage, la capture et la commercialisation d’animaux vertébrés, de céphalopodes et de décapodes dans le but d’être utilisés comme appâts vivants pour la pêche sont interdits. »
  • Article 3 La section, du chapitre Ier du titre II du livre IX du code rural et de la pêche maritime est complétée par un article L. 921-7-1 ainsi rédigé : « Art. L. 921-7-1. – L’élevage, la capture et la commercialisation d’animaux vertébrés, de céphalopodes et de décapodes dans le but d’être utilisés comme appâts vivants pour la pêche maritime sont interdits. »

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin