Accompagner vers l'autonomie les jeunes majeurs sortant de l'aide sociale à l'enfance

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 23 janvier 2024. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Autrice : Isabelle SantiagoSOC · avec 30 cosignataires

Caduque

Déposé sous la 16e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (9 juin 2024). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.

↪ Repris sous la 17e législature : Accompagner vers l’autonomie les jeunes sortant de l’aide sociale à l’enfance

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Le texte porte de vingt et un à vingt-cinq ans la limite d'âge jusqu'à laquelle les jeunes sortant de l'aide sociale à l'enfance peuvent bénéficier de l'accompagnement prévu par le code de l'action sociale et des familles. Ce relèvement vaut pour les deux dispositions de ce code qui fixent aujourd'hui cette limite. La charge pour l'État est compensée par la création d'une taxe additionnelle à l'accise sur les tabacs, et celle pour les collectivités territoriales par une majoration de la dotation globale de fonctionnement.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 23 janvier 2024
Identifiant : PIONANR5L16B2082
Dossier législatif : DLR5L16N49286

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 23 janvier 2024 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, En 2021, 377 000 enfants ont bénéficié en France d’une mesure d’aide sociale à l’enfance (1). Cette politique, dont les départements sont les chefs de file, représente au total une dépense publique de près de 9 milliards d’euros chaque année. Destinée à secourir les jeunes en proie aux dangers, maltraitances ou difficultés sociales extrêmes, cette politique incarne l’engagement de notre pays envers l’enfance en leur garantissant le développement et l’éducation, l’accompagnement progressif vers l’âge adulte et l’émancipation. Pourtant, à mesure que ces jeunes évoluent vers la maturité, ils sont progressivement écartés des dispositifs de l’Aide Sociale à l’Enfance, sans gage d’autonomie. Si la transition vers l’âge adulte est une phase délicate pour tous, les jeunes issus de l’Aide sociale à l’enfance (ASE) sont très tôt précipités vers la sortie des dispositifs, et par conséquent vers les responsabilités propres à l’âge adulte, en dépit de soutien adéquat. Malgré des vulnérabilités notables, ces jeunes sont contraints à un processus hâtif et brutal, les confrontant ainsi à un manque généralisé : un manque de sécurité et de soutien familial, un manque de perspectives universitaires ou professionnelles, ainsi qu’un cruel manque de confiance en soi. La période de transition vers l’âge adulte, déjà complexe en soi, devient un parcours à risque pour les jeunes de la protection de l’enfance, dans un contexte où l’émancipation survient de plus en plus tardivement…

Articles (3 extrait·s du texte)
  • Article 1er À la seconde phrase de l’article L. 222-5-2 du code de l’action sociale et des familles, les mots : « vingt et un » sont remplacés par le mot : « vingt-cinq ».
  • Article 2 À la seconde phrase du premier alinéa de l’article L. 222-5-2-1 du code de l’action sociale et des familles, les mots : « vingt et un » sont remplacés par le mot : « vingt-cinq ».
  • Article 3 Compense la charge pour l'État par une taxe additionnelle à l'accise sur les tabacs, et celle des collectivités territoriales par une majoration de la dotation globale de fonctionnement. I. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services. II. – La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par la majoration de la dotation globale de fonctionnement et, corrélativement pour l’État, par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre Ier du livre III du code des impositions sur les biens et services.…

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Pour aller plus loin