Restaurer la confiance en permettant le cumul d’une fonction exécutive locale avec le mandat de parlementaire

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 9 décembre 2024. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : Thibault BazinDR · avec 17 cosignataires

En commission

Renvoyée en commission le 9 décembre 2024, en attente d'examen ou en cours d'examen.

Commission des lois

Projet ou proposition de loi organique

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte de loi propose de supprimer l’interdiction légale qui empêchait les députés et les sénateurs de cumuler leur mandat avec une fonction exécutive locale, comme celle de maire. Il permet ainsi à un élu national d’exercer simultanément un mandat local. L’abrogation de cette disposition vise à rendre ce cumul possible, laissant aux électeurs le choix de le valider ou non lors des élections. Aucune restriction supplémentaire n’est prévue par ce texte.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 9 décembre 2024
Identifiant : PIONANR5L17B0708
Dossier législatif : DLR5L17N51055

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 9 décembre 2024 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Conseil constitutionnel saisine possible
  4. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, Dix ans après l’adoption de la loi organique n° 2014-125 du 14 février 2014 interdisant le cumul de fonctions exécutives locales avec le mandat de député ou de sénateur, force est de constater que son bilan est négatif. D’une part, l’interdiction du « cumul des mandats » n’a pas permis de combler le déficit de proximité entre les élus nationaux et leurs électeurs. D’autre part, ladite interdiction est à l’origine d’une forme regrettable de déconnexion de certains élus, qui, par exemple, ne comprennent pas les difficultés concrètes que les normes qu’ils votent pourraient créer. Par ailleurs, cette loi entretient une forme d’hypocrisie, puisque si elle interdit à un député d’être maire d’un village de quelques centaines d’habitants, elle permet à un ministre de rester dans le même temps président de conseil départemental. In fine, en démocratie, l’opportunité du cumul de plusieurs mandats par un élu doit être tranchée par les électeurs. En effet, ils sont les plus à même, par leur expérience quotidienne notamment, de déterminer si ledit cumul est à l’origine de synergies dans leur territoire, ou, à l’inverse, s’il constitue un obstacle à l’exercice efficace des fonctions publiques cumulées. Aussi, l’article unique de cette proposition de loi organique propose d’abroger l’article LO. 141-1 du code électoral interdisant le cumul des mandats. Il est à noter que le rétablissement de la possibilité d’un cumul des mandats se fera dans le respect des règles actuel…

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique L’article L.O. 141‑1 du code électoral est abrogé.

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin