Renforcer le pouvoir des maires dans la lutte contre les mariages de personnes en situation irrégulière

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 17 avril 2025. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : Éric MichouxAD · avec 27 cosignataires

En commission

Renvoyée en commission le 17 avril 2025, en attente d'examen ou en cours d'examen.

Commission des lois

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte de loi propose de donner aux maires un pouvoir accru pour refuser la célébration d’un mariage lorsque l’un des époux est en situation irrégulière. Il prévoit l’insertion d’un alinéa dans le code civil permettant aux maires de prendre en compte des indices sérieux, éventuellement issus d’auditions ou d’entretiens individuels, avant de célébrer un tel mariage. Cette disposition vise à leur permettre de mieux exercer leur rôle dans le respect des règles d’immigration et de l’état civil. Elle ne modifie pas le droit au mariage, mais renforce les moyens juridiques disponibles pour les maires dans l’exercice de leur mission.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 17 avril 2025
Identifiant : PIONANR5L17B1309
Dossier législatif : DLR5L17N51945

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 17 avril 2025 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Conseil constitutionnel saisine possible
  4. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, Les maires, sentinelles de notre démocratie, sont en première ligne face à la demande croissante de célébration de mariage en présence d’un des membres du couple étranger en situation irrégulière. Les tentatives de limitation du droit au mariage par différents projets et propositions de loi sont systématiquement vouées à la censure, en ce qu’elles contreviendraient directement à la liberté matrimoniale telle que garantie, depuis des décennies, tant par d’importantes normes supranationales (Déclaration universelle des Droits de l’Homme, Convention européenne des droits de l’Homme, Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne) que par notre Conseil constitutionnel. Pourtant, la situation est telle qu’aujourd’hui, les maires sont exposés à des amendes pour refus de célébrer un mariage en présence d’une personne en situation irrégulière. Ils se voient même sanctionnés par les tribunaux lorsque leur refus est motivé par le fait qu’un des demandeurs se trouve visé par une obligation de quitter le territoire français. En effet, en l’état actuel de notre droit, le maire ne dispose légalement d’aucun pouvoir particulier : il est tenu par la loi de célébrer un tel mariage, sans pouvoir évoquer une quelconque clause de conscience, au risque d’encourir des sanctions civiles, disciplinaires, administratives et voies pénales (amende, emprisonnement, inéligibilité). La seule solution dont dispose le maire est celui de saisir le procureur de la République, qui lu…

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique Après le premier alinéa de l’article 175-2 du code civil, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Lorsqu’il existe des indices sérieux laissant présumer, le cas échéant au vu de l’audition ou des entretiens individuels mentionnés à l’article 63, que l’un des futurs époux se trouve en situation irrégulière en France, l’officier d’état civil doit former opposition au mariage. »

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin