Amendement du Gouvernement · art. 6

56 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 28 voix franchi.
Très serré
Participation 9 %

Amendement n° 25 · ART. 6, déposé par le Gouvernement.

L'essentiel : C’est également le Gouvernement qui fait disparaître l’article 6 du texte, son contenu étant supprimé sans qu’aucune règle de remplacement ne soit introduite.

Texte exact de l'amendement

Supprimer cet article

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Amendement de suppression

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 12 juin 2018 Dépôt du texte Sénat entrée au Parlement
  2. 25 octobre 2018 1re lecture Sénat Adopté
  3. 6 décembre 2018 1re lecture Assemblée Modifié
  4. 13 mars 2019 2e lecture Sénat Modifié
  5. 9 mai 2019 2e lecture Assemblée Adopté

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(l'Assemblée nationale a adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le texte de loi prévoit des modifications au code du travail et au code de la sécurité sociale pour reconnaître les proches aidants. Il introduit des dispositions facilitant la conciliation entre vie professionnelle et vie personnelle des salariés aidants, notamment en réduisant la durée d'une certaine période de congé à six mois. Un article nouveau du code de la sécurité sociale permet à un assuré social de bénéficier de mesures en cas de prise en charge permanente d'une personne en perte d'autonomie. Des ajustements sont également apportés aux conditions d'accès à des droits liés aux pactes civils de solidarité, en incluant des personnes âgées ou handicapées. Une taxe additionnelle est prévue pour compenser les conséquences financières pour les organismes de sécurité sociale.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR29SOC16LT46MODEM309LREM28UDI104LR12NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise010
Gauche démocrate et républicaine010
Socialistes et apparentés010
Libertés et Territoires010
Mouvement Démocrate et apparentés120
La République en Marche2900
UDI, Agir et Indépendants0130
Les Républicains050
Non inscrit000

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 25 en séance (Reconnaissance des proches aidants), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

Mme Christelle Dubos (secrétaire d’État)
« Je propose, par cet amendement, de supprimer l’article 6, car les dispositifs que celui-ci comporte ne sont pas opérationnels ou pas de nature législative. »
M. Paul Christophe (rapporteur)
« Je suis très attaché à cet article, qui vise à améliorer l’information et l’identification du proche aidant, en prévoyant notamment d’inclure dans la carte Vitale l’information relative au proche aidant et à la personne aidée. Une telle mesure permettrait de gagner un temps précieux dans l’identification des proches aidants, par exemple en cas d’accident ou d’hospitalisation. Je suis en outre favorable à la remise d’un guide du proche aidant ainsi qu’à l’ouverture d’un site internet d’information à destination des proches aidants. Il convient, j’y insiste, de veiller à l’accessibilité de ces outils. »
Mme Annie Vidal LREM
« Il y aurait aujourd’hui plutôt un trop-plein d’informations, ce qui fait que les aidants ne s’y retrouvent pas. Ce qu’il importe de faire dans ce domaine, c’est de mener des actions concrètes, en tenant compte de ce qui existe déjà. Les possibilités sont multiples – des cartes d’aidants aux plateformes d’information –, tous les acteurs concernés, départements, associations, entreprises, ayant fait des propositions en la matière. La base existante est donc importante. Ce dont nous avons besoin, aujourd’hui, c’est de trier, sélectionner et retenir les expériences les plus intéressantes et d’engager une harmonisation sur l’ensemble du territoire. L’article ne répond à aucun besoin législatif. »
M. Jean-Christophe Lagarde UDI
« Je le répète : je ne pense pas que nous soyons constitutionnalistes et la secrétaire d’État n’est certainement pas à même de nous dire, à la place du Conseil constitutionnel, ce qui est d’ordre réglementaire ou d’ordre législatif. D’ailleurs, soit dit en passant, si cette disposition était véritablement d’ordre réglementaire, ce serait assez désagréable pour la présidente de la commission des lois, à qui il revenait de faire en sorte qu’elle ne vienne pas en discussion en séance publique. […] Madame la secrétaire d’État, si je comprends que l’on ait besoin d’accélérer les débats, votre explication aurait sans doute été plus pertinente si vous aviez pris l’engagement que, même si ladite dispo… »
M. Gérard Cherpion LR
« Je suis étonné par les termes employés par Mme la secrétaire d’État. D’abord, j’ignore comment l’on peut savoir si un dispositif est opérationnel ou non. Cela dépasse nos compétences. Néanmoins, dès lors que les informations en question figureraient sur la carte Vitale, il me semble que le dispositif deviendrait très rapidement opérationnel. Quant à l’argument selon lequel ces dispositions ne seraient pas d’ordre législatif, il s’agit à mon sens d’une erreur. En effet, si aucune disposition législative ne prévoit l’inscription de ces informations sur la carte Vitale, on ne pourra pas aboutir, au moyen d’un décret, à une solution satisfaisante. »
Mme Christelle Dubos (secrétaire d’État auprès de la ministre des solidarités et de la santé)
« Je pensais que vous vouliez aller vite, afin de pouvoir examiner les deux autres textes inscrits à l’ordre du jour. Puisque ce n’est pas le cas, je me permets de prendre du temps pour vous expliquer les raisons qui ont conduit le Gouvernement à proposer, via le présent amendement, la suppression de l’article 6. Au II bis de l’article, il est prévu d’introduire des informations nominatives relatives à la personne aidée dans la carte Vitale de la personne aidante. Or ce n’est pas possible avec la carte Vitale actuelle. Nous proposons donc de travailler sur le sujet dans le cadre de la réforme et de la concertation que nous avons engagées, de façon à trouver une solution concrète. »

2 autres prises de parole ont suivi dans cette discussion, à lire dans le compte rendu.

Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 9 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Reconnaissance des proches aidants), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Paul Christophe (rapporteur de la commission des affaires sociales)
« Compte tenu des attentes de nos concitoyens, c’est avec un esprit positif et optimiste que je m’adresse à vous pour, je l’espère, que nous allions au bout du débat sur la proposition de loi visant à favoriser la reconnaissance des proches aidants, dont j’ai l’honneur d’être le rapporteur. »
Mme Christelle Dubos (secrétaire d’État auprès de la ministre des solidarités et de la santé)
« La présente proposition de loi prend un sens tout particulier au regard des événements de ces derniers jours, qui traduisent de la colère, de l’impatience mais aussi un désir profond de solidarité. »
M. Philippe Gomès LC
« « Si seulement votre projet pouvait être accepté, cela permettrait à des familles comme nous d’aider ceux que nous aimons avec plus de facilité, de rester auprès d’eux car en vérité ce qu’il y a de plus important dans la vie, c’est la famille. »
M. Pierre Dharréville GDR
« Cette nouvelle proposition de loi du groupe UDI, Agir et indépendants visant à la reconnaissance des proches aidants démontre l’importance que revêt ce phénomène et nous rappelle l’urgence qu’il y a à agir. »
Mme Caroline Fiat FI
« Cette proposition de loi vise à faciliter la vie des proches aidants. Elle entend soutenir ceux qui aident souvent silencieusement des personnes malades ou dépendantes. »
Mme Josiane Corneloup LR
« Pour la troisième fois depuis le début de la législature, notre assemblée a l’occasion de témoigner son soutien aux proches aidants que compte notre pays. »
Mme Nathalie Elimas MODEM
« Ils sont 8,3 millions dans notre pays : 8,3 millions de Françaises et de Français qui s’occupent quotidiennement d’un proche malade ou handicapé. Certains font d’ailleurs peut-être partie du mouvement des gilets jaunes. »
Mme Gisèle Biémouret SOC
« Nous examinons la proposition de loi visant à favoriser la reconnaissance des proches aidants dans un contexte politique et social très particulier. »
M. Xavier Paluszkiewicz LREM
« La reconnaissance du rôle des proches aidants apparaît aujourd’hui comme une exigence majeure, de plus en plus cruciale à mesure que le phénomène de vieillissement de notre société s’amplifie. Le contexte social mais également économique dans lequel nous évoluons est central. »

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