Amendement de M. Isaac-Sibille (MODEM) · art. 7

53 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 27 voix non atteint. 6 abstentions.
Disputé
Participation 10 %

Amendement n° 1075 · ART. 7, déposé par M. Isaac-Sibille MODEM +45 cosignataires.

L'essentiel : Le déploiement des communautés professionnelles territoriales de santé aurait dû, selon cet amendement, reposer explicitement sur l’adhésion et le volontariat des professionnels, ces structures étant à leur initiative comme le préconisait un rapport de l’IGAS.

Texte exact de l'amendement

Après l’alinéa 23, insérer les deux alinéas suivants : « d) Après le même alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Le déploiement des communautés professionnelles territoriales de santé repose sur l’adhésion et le volontariat des professionnels de santé. »

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Le présent amendement vise à préciser que les CPTS sont à l'initiative des professionnels de santé, comme le préconise la mission de l'IGAS de 2018 relative au déploiement des CPTS.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 13 février 2019 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 11 juin 2019 1re lecture Sénat Modifié
  3. 21 juin 2019 Commission mixte paritaire Accord
  4. 10 juillet 2019 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté
  5. 16 juillet 2019 Commission mixte paritaire Adopté

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le projet de loi réforme les études de santé. Il place les formations de médecine, de pharmacie, d'odontologie et de maïeutique sous l'autorité ou le contrôle des ministres chargés de l'enseignement supérieur et de la santé, et réécrit les conditions d'accès au troisième cycle des études de médecine, ouvert notamment aux étudiants ayant validé le deuxième cycle en France ou une formation médicale de base dans un autre État. Il prévoit que ces formations permettent d'acquérir les compétences nécessaires à l'exercice des soins et de la prévention dans différents territoires, et étend l'accueil en stage aux étudiants de deuxième cycle auprès de praticiens agréés maîtres de stage, sans limitation à la médecine générale. Il habilite le Gouvernement à prendre par ordonnance des mesures relatives à l'exercice des professions de médecin, chirurgien-dentiste, sage-femme, pharmacien, infirmier ou masseur-kinésithérapeute. Le texte est dépourvu d'exposé des motifs et l'extrait ne porte que sur ses premiers articles.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR29SOC16LT46MODEM306LREM29UDI104LRdivisé14NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise001
Gauche démocrate et républicaine000
Socialistes et apparentés100
Libertés et Territoires400
Mouvement Démocrate et apparentés400
La République en Marche3284
UDI, Agir et Indépendants500
Les Républicains431
Non inscrit000

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 1075 en séance (Organisation et transformation du système de santé), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Cyrille Isaac-Sibille MODEM
« Mme la ministre parle constamment de l’adhésion et du volontariat des professionnels de santé. L’amendement vise tout simplement à préciser : « Le déploiement des communautés professionnelles territoriales de santé repose sur l’adhésion et le volontariat des professionnels de santé. » »
M. Thomas Mesnier (rapporteur)
« L’article L. 1434-12 du code de la santé publique dispose : « des professionnels de santé peuvent décider de se constituer en communauté professionnelle territoriale de santé ». Le verbe « pouvoir » reflétant l’idée de volontariat, je considère que votre amendement est satisfait. J’émets donc un avis défavorable. »
M. Pascal Brindeau UDI
« L’argument du rapporteur est quelque peu contradictoire avec l’intention affichée précédemment : il faut veiller, nous a-t-on expliqué, à ce qu’il n’y ait pas de trou dans la couverture du territoire par les CPTS. Si tel est le cas, la démarche ne peut pas être complètement volontaire. Cela fait penser à ce qui s’est passé pour les intercommunalités : initialement, la décision devait appartenir entièrement aux élus, mais on a fini par leur imposer la façon dont ils devaient s’organiser. »
M. Thomas Mesnier (rapporteur)
« Je précise les choses. L’idée est que les professionnels s’inscrivent volontairement dans une CPTS. Par ailleurs, il importe effectivement qu’il n’y ait pas de trou dans la couverture du territoire. Toutefois, la démarche n’est pas obligatoire : un professionnel du territoire concerné par une CPTS a tout à fait le droit de ne pas rejoindre celle-ci s’il ne le souhaite pas. »
M. Jean-Paul Lecoq GDR
« Étant assez cartésien, je comprends la question de M. Brindeau. Dans le cas où aucun professionnel de santé ne voudrait rejoindre une CPTS – je raisonne par l’absurde –, alors même que vous considérez cette démarche comme indispensable, que se passerait-il ? »
Mme Agnès Buzyn (ministre)
« Dans ce cas, monsieur Lecoq, nous ne pourrions rien faire. Nous avons tous défendus ici l’idée que les CPTS émanaient des territoires, qu’elles étaient constituées à l’initiative des professionnels. Rien ne nous permet actuellement de rendre obligatoire l’adhésion à une CPTS. En revanche, les financements substantiels apportés par l’assurance maladie, qui font l’objet de négociations conventionnelles, devraient inciter fortement les professionnels à participer aux CPTS. Celles-ci sont des organisations très souples, qui permettent aux professionnels d’améliorer nettement leur pratique, par exemple en discutant de filières de prise en charge, de cohérence et de coordination des soins. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 9 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Organisation et transformation du système de santé), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Marine Brenier LC
« Il vise simplement à inscrire dans le code de la santé publique une pratique existant déjà dans les faits : reconnaître officiellement aux sages-femmes le droit d’intervenir en premier recours dans les établissements de santé sous-dotés en gynécologues, afin de leur garantir une protection statutair… »
M. Thomas Mesnier (rapporteur de la commission des affaires sociales)
« Ceux-ci proposent qu’au sein des établissements de santé ou des hôpitaux sous-dotés en effectifs de gynécologues obstétriciens, les sages-femmes soient habilitées à exercer des soins de premier recours. »
Mme Agnès Buzyn (ministre des solidarités et de la santé)
« Les sages-femmes font effectivement déjà partie du premier recours en ce sens qu’elles peuvent prescrire de la contraception et assurer un suivi gynécologique standard – elles n’ont pas le droit de toucher aux pathologies. »
Mme Bérengère Poletti LR
« Nous avons bien entendu votre réponse précédente, madame la ministre. Il est vrai que les actions de dépistage, de prévention et de diagnostic de la pathologie positionnent la sage-femme comme praticien de premier recours en soins primaires pour la santé des femmes ; elles la placent donc au cœur du… »
M. Francis Vercamer UDI
« Le groupe UDI-Agir soutiendra ces amendements. Si l’on veut combattre les maladies découlant du tabagisme, il faut prendre les mesures qui s’imposent. Comme l’a dit M. Touraine, on ne peut pas continuer à prendre des mesurettes, qui n’ont pas forcément beaucoup d’efficacité. »
M. Yannick Favennec Becot UDI
« Comme vient très bien de le dire notre collègue Bernard Perrut, les infirmières possèdent les compétences requises pour vacciner. Notre amendement vise donc tout simplement à étendre la possibilité légale de vaccination par les infirmiers. »
M. Cyrille Isaac-Sibille MODEM
« Il présente l’intérêt de s’inscrire dans le cadre de la pratique avancée et, en même temps, de la prévention. L’allaitement est en effet l’une des premières mesures de prévention. On parle beaucoup de l’alimentation du nourrisson ; or sa première alimentation est le lait maternel. »
Mme Josette Manin SOC
« Il vise à autoriser les opticiens-lunetiers à participer aux actions de prévention et de dépistage visuel à l’école. Selon une étude de la DREES sur la protection maternelle et infantile, 72 % des enfants de trois et quatre ans ont bénéficié d’un bilan de santé en 2012, et 75 %, d’un dépistage visue… »
Mme Caroline Fiat FI
« Après que nous avons longuement parlé des médecins, des masseurs-kinésithérapeutes, des pharmaciens et des infirmiers, cet amendement propose, dans le cadre d’une expérimentation d’un an et avec élaboration d’un protocole, d’autoriser les aides-soignants à pratiquer les glycémies capillaires. »

Pour aller plus loin

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