Amendement n° 21 · APRÈS ART. 12, déposé par M. Viala +103 cosignataires.
L'essentiel : Le Gouvernement doit remettre au Parlement, dans les quatre ans suivant la promulgation, un rapport sur les conséquences de la création de communes nouvelles à l’échelle d’une intercommunalité, l’auteur soulignant l’absence d’évaluation préalable de ce dispositif.
Texte exact de l'amendement
Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de quatre ans à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport d’information sur les conséquences de la création d’une commune dans les conditions prévues à l’article L. 2113‑9 du code général des collectivités territoriales.
Exposé des motifs de l'auteur·rice
L’article 4 vise à tirer les conséquences de l’essor des communes nouvelles sur l’organisation institutionnelle locale, en autorisant une commune nouvelle constituée à l’échelle d’un EPCI à fiscalité propre à ne pas devoir forcément rejoindre une communauté. Or, actuellement, les exceptions au principe selon lequel toute commune doit appartenir à un EPCI à fiscalité propre sont très limitées. Dans ce cas de figure, la commune pourrait ainsi exercer à la fois les compétences communales et intercommunales, ce qui signifie qu’elle bénéficie de prérogatives et est soumise à des obligations habituellement conférées à un EPCI à fiscalité propre. Cette nouvelle forme de collectivité territoriale n’ayant pas fait l’objet d’une étude préalable, il serait intéressant de pouvoir évaluer les conséquences de cette disposition, d’où la demande de rapport.
Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).
Le parcours du texte parent
Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.
Le texte
Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(l'Assemblée nationale a adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :
Le texte de loi modifie les règles d'organisation des communes nouvelles en prévoyant un ajustement du nombre minimum de membres du conseil municipal, fixé à un tiers de l'effectif initial arrondi à l'entier supérieur. Il permet également, pendant trois ans après la création d'une commune nouvelle, la délégation de compétences au collège formé par le maire et les maires délégués. De plus, il simplifie les conditions de vote pour certaines décisions en passant d'une majorité des deux tiers à une majorité simple. Le texte prévoit également la possibilité de supprimer une annexe de mairie créée lors de la mise en place d'une commune nouvelle, sous décision du conseil municipal.
Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)
Comprendre les votes
Comment chaque groupe a voté
| Groupe | Pour | Contre | Abstention |
|---|---|---|---|
| La France insoumise | 0 | 0 | 1 |
| Gauche démocrate et républicaine | 0 | 0 | 0 |
| Socialistes et apparentés | 5 | 0 | 0 |
| Libertés et Territoires | 2 | 0 | 0 |
| Mouvement Démocrate et apparentés | 3 | 0 | 0 |
| La République en Marche | 45 | 0 | 0 |
| UDI et Indépendants | 0 | 0 | 0 |
| Les Républicains | 8 | 0 | 0 |
| Non inscrit | 1 | 0 | 0 |
Ce qui s'est dit sur cet amendement
Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 21 en séance (Organisation des communes nouvelles), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.
« Cet amendement est celui dont j’appelais de mes vœux l’adoption dès la discussion générale. Il tend à demander au Gouvernement la remise d’un rapport sur la mise en œuvre de l’article 4, relatif aux communes-communautés. Nous pourrions ainsi avoir une évaluation précise de l’impact de cet objet juridique nouveau dans le paysage administratif français. En commission, nous avons débattu des contours d’un tel rapport et de son délai de remise, eu égard au recul nécessaire à son élaboration. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 8 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel
Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Organisation des communes nouvelles), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.
« Je tiens tout d’abord à vous féliciter, madame la rapporteure, pour le travail très approfondi que vous avez mené depuis l’adoption de cette proposition de loi au Sénat en décembre dernier. »
« La proposition de loi que nous examinons cet après-midi avait été déposée par notre collègue sénatrice d’Ille-et-Vilaine Françoise Gatel et des membres des groupes de l’Union centriste et Les Républicains, et rapportée par Agnès Canayer, sénatrice de Seine-Maritime. »
« La proposition de loi visant à adapter l’organisation des communes nouvelles à la diversité des territoires, adoptée par le Sénat le 11 décembre 2018, a pour objectif de répondre à une nécessité pour notre pays et nos territoires : faciliter les regroupements de communes dans des communes nouvelles… »
« Il existe d’excellentes raisons de voter ce renvoi en commission. Elles viennent d’être exposées et je n’ai rien à ajouter que vous n’ayez déjà entendu dans mon discours ou dans celui de Bénédicte Taurine. »
« À l’heure où nous entamons l’examen de la proposition de loi de notre collègue Françoise Gatel, dont je salue la présence dans les tribunes, la France compte 34 970 communes. »
« Cette proposition de loi, portée par la sénatrice Françoise Gatel et dont nous débutons aujourd’hui l’examen, vise à assouplir les conditions de création et de fonctionnement des communes nouvelles. »
« Nous nous retrouvons aujourd’hui pour examiner une proposition de loi, portée par la sénatrice Françoise Gatel, que je salue, adoptée par le Sénat le 11 décembre 2018 et qui vise à faciliter la création de communes nouvelles. »
« Les Français sont attachés à la commune, qui est le lieu de la démocratie locale, et les maires sont des hommes et femmes politiques parmi les plus appréciés de leurs concitoyens. La disparition des communes n’est donc pas à l’ordre du jour. »