Amendement de M. Vercamer · art. 4

78 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 35 voix non atteint. 7 abstentions.
Majoritaire
Participation 13 %

Amendement n° 22 · ART. 4, déposé par M. Vercamer +11 cosignataires.

L'essentiel : Le seuil de mise en place du comité social et économique serait passé de onze à vingt et un salariés avec cet amendement rejeté de M. Vercamer.

Texte exact de l'amendement

Après l’alinéa 1, insérer les trois alinéas suivants : « 1° A L’article L. 2311‑2 est ainsi modifié : « a ) Au premier alinéa, le mot : « onze » est remplacé par le mot : « vingt et un » ; « b) Au deuxième alinéa, il est procédé à la même substitution ; ».

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Le présent amendement vise à relever le seuil de création du comité social et économique.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 27 septembre 2017 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 24 janvier 2018 1re lecture Sénat Modifié
  3. 1er février 2018 Commission mixte paritaire Accord
  4. 6 février 2018 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté
  5. 14 février 2018 Commission mixte paritaire Adopté
  6. 21 mars 2018 Conseil constitutionnel Partiellement conforme

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le texte ratifie les ordonnances prises sur le fondement de la loi d'habilitation du 15 septembre 2017, à commencer par l'ordonnance n° 2017-1385 du 22 septembre 2017 relative au renforcement de la négociation collective et l'ordonnance n° 2017-1386 du même jour relative à la nouvelle organisation du dialogue social et économique dans l'entreprise. L'exposé des motifs rappelle le champ de cette habilitation : donner une place centrale à la négociation collective, notamment d'entreprise, favoriser les conditions de sa mise en œuvre et son développement, réorganiser le dialogue social dans l'entreprise et faciliter l'implantation syndicale, renforcer la prévisibilité de la relation de travail et des effets de sa rupture, et modifier les règles de prise en compte de la pénibilité au travail. L'énumération des ordonnances ratifiées se poursuit au-delà de l'extrait disponible.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR31NG47MODEM312LREM35LC100LRdivisé18NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise051
Gauche démocrate et républicaine010
Nouvelle Gauche001
Mouvement Démocrate et apparentés030
La République en Marche2500
Les Constructifs : républicains, UDI, indépendants400
Les Républicains304
Non inscrit101

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 22 en séance (Renforcement du dialogue social), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Francis Vercamer UDI
« Si vous le permettez, monsieur le président, je défendrai en même temps les amendements n os 23, 24 et 25. Ils ont tous pour objet de limiter les effets de seuil – une question que j’ai évoquée à plusieurs reprises lors de l’examen de la loi d’habilitation. Permettez-moi de rappeler quelques chiffres. Selon l’INSEE, il existe 2,6 fois plus d’entreprises de quarante-neuf salariés que de cinquante ; 1,7 fois plus d’entreprises de dix-neuf salariés que de vingt ; et 1,8 fois plus d’entreprises de neuf salariés que de dix. »
M. Laurent Pietraszewski (rapporteur)
« Je vais d’abord répondre à notre collègue Francis Vercamer sur la question des seuils, dont il a déjà été question en commission. Il y a une forme de cohérence et de récurrence dans la démarche de notre collègue sur ce sujet et il trouvera sans doute que je fais moi aussi preuve de cohérence et de récurrence. Mais c’est une bonne chose que nous puissions en discuter. Comme vous le savez, cher collègue, il a été décidé, dans ces ordonnances, d’adopter un angle de réforme qui ne se limite pas à la seule question des seuils. »
Mme Muriel Pénicaud (ministre)
« Je suis défavorable à ces amendements, comme le rapporteur. S’agissant des seuils, monsieur Vercamer, nous risquons effectivement de n’assister qu’à une translation de l’effet de seuil que vous dénoncez. Par ailleurs, il faut tenir compte du fait que les formes de management changent progressivement en fonction des effectifs de l’entreprise. Il est clair que, dès que l’on atteint le chiffre de quinze ou vingt salariés, ce qui implique l’existence de chefs d’équipes, le contact direct avec les salariés ne se fait plus de la même manière que dans une entreprise de quatre ou cinq salariés, dans laquelle le patron est un compagnon et travaille en général avec ses salariés. »
M. Francis Vercamer UDI
« Je vous précise, mes chers collègues, que les amendements n o 156 et n o 22 prévoient des évolutions en sens contraire : le premier vise à abaisser de onze à cinq salariés le seuil de création du CSE, alors que le second vise à le relever de onze à vingt et un salariés. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 7 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Renforcement du dialogue social), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Pierre Dharréville GDR
« Madame la présidente, madame la ministre du travail, monsieur le rapporteur de la commission des affaires sociales, mes chers collègues, avant de lever la séance précédente, nous avons adopté l’amendement n o 159, qui équivaut en réalité à l’amendement n o 330, même s’il est rédigé différemment – il… »
M. Michel Castellani LT
« Cet amendement vise à sécuriser les inspections en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail, qui sont évidemment essentielles. L’ordonnance prévoit qu’elles auront lieu « à intervalles réguliers », ce qui manque de précision. »
M. Laurent Pietraszewski (rapporteur de la commission des affaires sociales)
« La commission l’a repoussé, madame la présidente. Mon cher collègue, je ne connais pas les pratiques en vigueur dans l’entreprise où a travaillé Mme la ministre mais je vais vous donner mon avis. »
M. Jean-Hugues Ratenon FI
« Madame la ministre, vous nous présentez la fusion des instances représentatives du personnel et leur remplacement par un comité social et économique comme un grand progrès pour le dialogue social. »
M. Stéphane Viry LR
« L’ordonnance n o 2017-1386 relègue au niveau des dispositions supplétives les indicateurs relatifs à l’égalité femmes-hommes qui figuraient dans l’ancien rapport de situation comparée, avant leur transfert, en 2015, dans la base de données économiques et sociales, la BDES. »
M. Sébastien Jumel GDR
« À l’origine du débat sur ce texte, il s’agissait de savoir si les opposants aux ordonnances étaient frileux et pessimistes sur la capacité à établir un dialogue social, tandis que la majorité était dans une dynamique de confiance absolue dans le dialogue social. »
M. Jean-Louis Bricout NG
« L’ordonnance ne permet plus aux suppléants d’assister aux réunions en présence du titulaire. Cela va à l’encontre de la qualité du dialogue social, notamment parce que, le jour où le suppléant devra remplacer le titulaire, il ne connaîtra pas les dossiers en cours. »

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue