Amendement de Mme Bassire et M. Sermier · art. unique

71 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 46 voix non atteint. 5 abstentions.
Majoritaire
Participation 16 %

Amendement n° 35 · ART. UNIQUE, déposé par Mme Bassire et M. Sermier +1 cosignataire.

L'essentiel : Mme Bassire et M. Sermier voulaient exclure La Réunion de la prorogation de l’état d’urgence sanitaire, jugée injustifiée au vu des chiffres locaux, tout en repoussant au 15 novembre 2021 l’échéance pour les autres territoires.

Texte exact de l'amendement

Substituer à l’alinéa 2 les deux alinéas suivants : « 1° Aux II et IV, la date : « 30 septembre 2021 » est remplacée par la date : « 15 novembre 2021 ». » « 1° bis Au III, les mots : « les territoires de La Réunion et de » sont remplacés par les mots : « le territoire de » . »

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Avec un taux d'incidence de 159.2 au 2 septembre et 51% de la population primo-vaccinés, La Réunion se rapproche progressivement de la moyenne nationale, qui présente un taux d'incidence de 148.1 et 72% de primo-vaccinés. Or, avec un taux de contamination comparable, aucune prorogation n'a été proposée pour l'hexagone. Aussi, une prolongation au 15 novembre de l'état d'urgence sanitaire sur le territoire réunionnais n'est ni justifié par un besoin d'harmoniser la politique de gestion de la crise sur le territoire national, ni par des données santé prouvant une telle nécessité. De telles justifications semblent pourtant essentielles au regard de cette décision qui non seulement vient nier les efforts de la population réunionnaise en matière de respect des normes sanitaires et de vaccination, mais encore risque d'impacter durablement le fragile tissu économique de notre territoire. En conséquence, le Territoire Réunionnais ne peut qu'être exclu du dispositif proposé. Tel est l'objet du présent amendement.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 1er septembre 2021 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 7 septembre 2021 1re lecture Assemblée Adopté
  3. 9 septembre 2021 1re lecture Sénat Modifié

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Ce texte modifie la date de fin de l’état d’urgence sanitaire dans certains territoires ultramarins, prolongeant cette mesure jusqu’au 15 novembre 2021. Cette prorogation s’applique aux territoires où la situation sanitaire reste critique, avec des taux d’incidence élevés et une pression hospitalière importante. L’article modifié précise les conditions et les dates de fin de cette mesure dans le cadre de la loi de sortie de crise sanitaire.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI15GDR29SOC17LT57DEM269LREM22AGIR19UDI104LR22NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise700
Gauche démocrate et républicaine500
Socialistes et apparentés002
Libertés et Territoires000
Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés180
La République en Marche0530
Agir ensemble031
UDI et Indépendants030
Les Républicains702
Non inscrit300

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 35 en séance (Prorogation de l’état d’urgence sanitaire dans les outre-mer), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

Mme Nathalie Bassire NI
« Avec un taux d’incidence de 159,2 au 2 septembre et 51 % de la population primovaccinée, La Réunion se rapproche progressivement de la moyenne nationale, qui présente un taux d’incidence de 148,1 et 72 % de primovaccinés. Or, avec un taux de contamination comparable, aucune prorogation n’a été proposée pour l’Hexagone. La prolongation de l’état d’urgence sanitaire sur le territoire réunionnais ne répond donc pas à un besoin d’harmoniser la politique de gestion de la crise sur le territoire national ; en outre, les données de santé ne la rendent pas nécessaire. »
M. Jean-Pierre Pont (rapporteur)
« Avis défavorable. […] On constate une amélioration à La Réunion, c’est vrai : le préfet vient de lever le confinement pendant la semaine, mais pas pendant le week-end, où les déplacements demeurent limités à 10 kilomètres autour du domicile. Mais la situation demeure extrêmement fragile, et il faut attendre qu’elle se stabilise. Il apparaît donc nécessaire de prolonger l’état d’urgence sanitaire. »
M. Sébastien Lecornu (ministre)
« Demande de retrait, ou le cas échéant, avis défavorable. Cet amendement me paraît prématuré : la situation reste fragile. La courbe de ces derniers mois nous a malheureusement montré des reprises épidémiques. Il y a eu à La Réunion des confinements limités à certaines communes, vous vous en souvenez. Vous avez rappelé tout à l’heure la confiance que vous accordez à votre préfet, M. Jacques Billant : grâce à la loi que nous vous soumettons, il pourra adapter les mesures en fonction de la situation. »
Mme Karine Lebon GDR
« Je soutiens cet amendement, pour des raisons que j’ai explicitées tout à l’heure. Je profite de cette intervention pour rappeler les derniers chiffres concernant La Réunion, qui sont sortis aujourd’hui même : le taux d’incidence est de 152,9, 57,4 % de la population éligible est complètement vaccinée, et 65,4 % ont eu une première injection. Les chiffres que vous avez donnés, monsieur le ministre, sont différents ; pourtant ma source n’est autre que la page officielle de la préfecture de La Réunion. Il est fort dommage que vous n’ayez pas donné des chiffres actualisés lors de votre intervention en début de séance. J’ai bien conscience du fait que la situation demeure fragile. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 4 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Prorogation de l’état d’urgence sanitaire dans les outre-mer), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Jean-Pierre Pont (rapporteur de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République)
« Alors que nous avons clos, le dimanche 25 juillet, la session extraordinaire de juillet, nous nous retrouvons pour ouvrir celle du mois de septembre avec le neuvième texte relatif à la gestion de la crise sanitaire examiné en l’espace d’un an et demi. »
M. Jean-Luc Mélenchon FI
« Nous avons conclu que la motion de rejet était le seul moyen à notre disposition pour vous dire notre indignation face à la situation dans les outre-mer français, et les conditions qui l’ont rendue possible. »
Mme Stéphanie Atger LREM
« Avant d’aller plus loin dans mon propos, je tiens à adresser mes pensées très chaleureuses aux personnels pleinement mobilisés et mes remerciements aux nombreux renforts arrivés ces dernières semaines, ainsi que mes pensées les plus affectées aux familles touchées, voire endeuillées, par le virus. »
M. Olivier Becht UDI
« Je ne pensais pas me trouver un jour d’accord avec Jean-Luc Mélenchon. Pourtant, il a raison : en matière de santé, d’adduction d’eau potable, d’éducation, d’infrastructures de transport, les territoires d’outre-mer ont besoin d’investissements massifs. »

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue