Amendement de Mme Rabault · art. 20

84 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 38 voix non atteint. 2 abstentions.
MajoritaireClivage gauche-droite
Participation 13 %

Amendement n° II-1134 · ART. 20, déposé par Mme Rabault +28 cosignataires.

L'essentiel : Créer un « minimum jeunesse » ouvrant le RSA dès 18 ans : tel était le but affiché de cet amendement socialiste, qui redirigeait 400 millions d’euros du programme « Compétitivité » vers « Cohésion ».

Texte exact de l'amendement

Amendement de crédits. Mouvements par programme : Compétitivité : -400 000 000 € ; Cohésion : +400 000 000 €. Solde net pour la mission : 0 €.

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Cet amendement du Groupe Socialistes et apparentés vise à instaurer un « minimum jeunesse » en ouvrant le RSA aux jeunes dès l’âge de 18 ans. Qu’ils soient jeunes diplômés sans emploi, étudiants à la recherche d’un job alimentaire ou dans une situation de grande exclusion, le nombre de jeunes sans ressources connaît une explosion sans précédent. Face à ce phénomène, la réponse du Gouvernement est bien trop faible. Aucune réponse durable n’est apportée aux jeunes arrivant aujourd’hui sur le marché de l’emploi et qui s’en trouvent immédiatement exclus. L’insertion par l’emploi doit être une priorité. Mais elle risque d’être une promesse illusoire pour des centaines de milliers de jeunes dans un contexte de crise économique inédite marqué par des gels d’embauches et des vagues de suppressions d’emplois. La crise sanitaire a fait exploser le chômage des jeunes, qui peinent à trouver des jobs, d’été ou non. Une étude récente estimait qu’un étudiant sur deux ne mangerait pas à sa faim et soulignait que parmi les bénéficiaires d’aides alimentaires, 79 % n’y avaient jamais eu recours avant la rentrée 2020‑2021. A cela viennent s’ajouter la réforme des APL et celle de l’assurance-chômage qui pénalisent principalement les jeunes. C’est devant ce terrible constat d’échec, qui aurait pu être évité, que nous appelons à nouveau à la création urgente d’un « minimum jeunesse », à l’instar du…

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le compte rendu de la séance ne porte aucun propos sur cet amendement : il a pu être défendu sans un mot de plus, discuté avec d'autres, ou ne pas avoir été présenté séparément.

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 22 septembre 2021 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 23 novembre 2021 1re lecture Sénat Rejeté
  3. 1er décembre 2021 Commission mixte paritaire Accord
  4. 10 décembre 2021 Nouvelle lecture Assemblée Adopté
  5. 14 décembre 2021 Nouvelle lecture Sénat Rejeté
  6. 28 décembre 2021 Conseil constitutionnel Partiellement conforme

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Ce projet de loi de finances pour 2022 autorise la perception des ressources de l'État et des impositions de toute nature affectées à d'autres personnes morales pendant l'année 2022. Il indexe sur l'inflation le barème de l'impôt sur le revenu applicable aux revenus de 2021 ainsi que les grilles de taux par défaut du prélèvement à la source. Il sécurise le champ des prestations de services éligibles au crédit d'impôt en faveur des services à la personne, allonge les délais d'option pour les régimes d'imposition des entrepreneurs individuels et aménage les exonérations de plus-values de cession d'entreprises ou de titres détenus par les chefs d'entreprise, tout en renforçant le crédit d'impôt pour leur formation. Il ouvre une faculté temporaire d'amortissement fiscal des fonds commerciaux et met en conformité avec le droit européen les retenues à la source applicables aux sociétés non résidentes. L'extrait disponible s'arrête aux premiers articles du texte.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI15GDR29SOC18LT57DEM268LREM22AGIR19UDI103LR22NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise200
Gauche démocrate et républicaine200
Socialistes et apparentés300
Libertés et Territoires110
Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés030
La République en Marche0480
Agir ensemble020
UDI et Indépendants020
Les Républicains062
Non inscrit230
Mises au point de vote 1

Sous son analyse de ce scrutin, l'Assemblée publie une rubrique « Mises au point » où des député·es font consigner la position qu'ils avaient voulu prendre. Elle ne rectifie pas le scrutin : le relevé ci-dessus reste le résultat officiel, et l'Assemblée le publie inchangé dans le même document.

Lire la rubrique « Mises au point » sur l'analyse officielle du scrutin ↗

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue