La motion de renvoi en commission, déposée par M. Richard Ferrand, de la proposition de loi créant une liste française des paradis fiscaux

Proposition de loi Fiscalité Initiative parlementaire
64 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 27 voix franchi.
Disputé
Participation 9 %

Le parcours du texte

  1. 24 janvier 2018 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Conseil constitutionnel saisine possible
  3. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte

Ce vote porte sur un point du texte(l'Assemblée nationale a adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le texte propose de créer une liste officielle des États et territoires considérés comme non coopératifs en matière fiscale. Il définit ces entités en fonction de critères liés à la transparence des informations, à la lutte contre l’évasion fiscale, à la coopération internationale et à la réglementation des institutions financières. Il interdit aux établissements de crédit français d’exercer leurs activités dans ces États ou territoires non coopératifs.

L'enjeu propre à chaque amendement est ajouté progressivement ; le sort politique du texte se joue sur son scrutin solennel.

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR30NG47MODEM310LREM32UDI101LR18NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise050
Gauche démocrate et républicaine0100
Nouvelle Gauche020
Mouvement Démocrate et apparentés200
La République en Marche3200
UDI, Agir et Indépendants000
Les Républicains010
Non inscrit010

Les avis des experts indépendants

Cour des comptes ↗ Sujet connexe

Selon la Cour des comptes (rapport de décembre 2025), la fraude fiscale reste un phénomène « mal cerné, mal chiffré, mal traité » : faute d'estimation robuste de l'écart fiscal, la performance du contrôle ne peut pas être mesurée. Les droits et pénalités notifiés (environ 20 milliards d'euros en 2024) comme les sommes réellement recouvrées (environ 11,4 milliards) ont stagné, voire légèrement reculé, depuis 2015, malgré de nouveaux outils de détection.

rapport sur la lutte contre la fraude fiscale, décembre 2025

Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 6 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Liste française des paradis fiscaux), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Émilie Cariou EDS
« Madame la présidente, madame la secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances, monsieur le rapporteur de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire, mes chers collègues, je souhaiterais en premier lieu remercier le rapporteur du texte, Fabien Ro… »
Mme Emmanuelle Ménard NI
« Madame la présidente, madame la secrétaire d’État, madame la vice-présidente de la commission des finances, monsieur le rapporteur, chers collègues, je partage très largement le constat des auteurs de cette proposition. »
M. Daniel Labaronne LREM
« Madame la présidente, madame la secrétaire d’État, madame la vice-présidente de la commission des finances, monsieur le rapporteur, il convient d’abord de remercier notre collègue Fabien Roussel et les cosignataires de cette proposition de loi pour leur initiative parlementaire, qui amène aujourd’hu… »
Mme Bénédicte Peyrol LREM
« Madame la présidente, madame la secrétaire d’État, madame la vice-présidente de la commission, monsieur le rapporteur, en cette journée internationale des droits des femmes, ce n’est pas l’égalité entre les femmes et les hommes, si importante soit-elle, que nous sommes réunis pour défendre, mais l’é… »
M. Fabien Roussel (rapporteur de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire)
« J’aimerais répondre d’un mot aux différents intervenants. Il est exact que le sujet que nous abordons est difficile, complexe et même dangereux : nous nous attaquons à des intérêts puissants, à la mafia – cela a été dit par Laurent Saint-Martin. »
Mme Delphine Gény-Stephann (secrétaire d’État auprès du ministre de l’économie et des finances)
« Le Gouvernement a l’intention de présenter un texte avant la fin de l’année, qui s’inspirera de la logique de la liste européenne tout en conservant les bénéfices de la liste française. »

Le passage en commission

10 amendements examinés en commission, dont 7 adoptés.

Rapporteur·e·s de ce texte

Commission : Commission des finances, de l'économie générale et du contrôle budgétaire

Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par la commission Finances. 10 amendements y ont été déposés, dont 7 adoptés (qui ont modifié le texte avant le vote). C'est le texte issu de ces 7 adoptions qui est arrivé en séance, où 15 amendements de plus ont été discutés.

7 adoptés1 tombés2 retirés

Qui dépose, et qui fait adopter

Deux groupes ont déposé des amendements en commission : GDR (6 déposés, 5 adoptés) et SOC (1 déposé, 1 adopté). S'y ajoutent 3 amendements qu'aucun groupe ne porte.

3 amendements de plus ne sont rattachés à aucun groupe identifiable, dont 1 adopté.

Où la commission a le plus changé le texte

Pour situer : sur les 380 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 149 amendements et 33 adoptés.

Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).

Le texte en détails

2 articles

Les documents officiels de ce texte :

le texte intégral (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le rapport de commission n° 683 ↗

Les 2 articles du texte adopté, chacun replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient).

  • Article 1er Déclare non coopératifs les États et territoires remplissant l'un de 4 critères, sauf pays les moins avancés sans centre financier, avec liste annuelle et rapport au Parlement débattu. 154 com. / 11 séance

    Déclare non coopératifs les États et territoires remplissant l'un de 4 critères, sauf pays les moins avancés sans centre financier, avec liste annuelle et rapport au Parlement débattu.

    15 amendements déposés sur cet article : 4 en commission, dont 3 adoptés, puis 11 en séance.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 2 Interdit aux établissements de crédit ayant leur siège en France d'exercer dans les États ou territoires non coopératifs ou dans ceux où ils relèveraient d'un régime fiscal privilégié. 63 com. / 3 séance

    Interdit aux établissements de crédit ayant leur siège en France d'exercer dans les États ou territoires non coopératifs ou dans ceux où ils relèveraient d'un régime fiscal privilégié.

    6 amendements déposés sur cet article : 3 en commission, dont 1 adopté, puis 3 en séance.

    lire le texte officiel ↗

Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue