Amendement de Mme Brocard (LAREM) · art. 6

93 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 31 voix franchi.
Net
Participation 11 %

Amendement n° 22 · ART. 6, déposé par Mme Brocard LAREM +54 cosignataires.

L'essentiel : La mention d’une « responsabilisation à la vie » scolaire a été remplacée, à quatre reprises dans l’article 6, par celle d’une « sensibilisation aux risques liés au harcèlement », jugée plus précise par son auteure.

Texte exact de l'amendement

I. – À l’alinéa 3, substituer aux mots : « responsabilisation à la vie » les mots : « sensibilisation aux risques liés au harcèlement ». II. – En conséquence, procéder à la même substitution aux alinéas 5, 7 et 8.

Exposé des motifs de l'auteur·rice

La "vie scolaire" correspond à une réalité bien particulière au sein des écoles et des établissements d'enseignement puisqu'elle renvoie aux activités des conseillers principaux d'éducation (CPE) et des assistants d'éducation (AED). Pour davantage de précisions, le présent amendement propose donc d'évoquer plutôt "un volet spécifique de sensibilisation aux risques liés au harcèlement scolaire".

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 5 novembre 2021 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 1er décembre 2021 1re lecture Assemblée Adopté
  3. 27 janvier 2022 1re lecture Sénat Modifié
  4. 2 février 2022 Commission mixte paritaire Accord
  5. 17 février 2022 Nouvelle lecture Sénat Rejeté

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(l'Assemblée nationale a adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Ce texte de loi vise à renforcer les dispositions légales relatives au harcèlement scolaire en introduisant des articles dans le code de l’éducation qui interdisent tout harcèlement ayant pour objet ou pour effet une atteinte à la dignité d’un élève ou d’un étudiant. Il précise également les conditions dans lesquelles des actes constituent un harcèlement scolaire, et il complète les dispositions du code pénal et de la procédure pénale pour mieux protéger les victimes et renforcer la responsabilité des auteurs. En outre, il introduit des mesures relatives à la prise en charge des victimes par les professionnels de la santé.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI15GDR29SOC18LT57DEM268LREM22AGIR19UDI103LR22NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise010
Gauche démocrate et républicaine010
Socialistes et apparentés100
Libertés et Territoires100
Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés1100
La République en Marche3210
Agir ensemble200
UDI et Indépendants200
Les Républicains710
Non inscrit100

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 22 en séance (Combattre le harcèlement scolaire), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

Mme Blandine Brocard LREM
« À l’article 6, il est question de la responsabilisation à la vie scolaire. Or la vie scolaire correspond à une réalité bien particulière au sein des écoles et des établissements, puisqu’elle renvoie aux activités des conseillers principaux d’éducation et des assistants d’éducation. L’amendement vise donc à substituer aux termes « responsabilisation à la vie scolaire » ceux de « sensibilisation aux risques liés au harcèlement ». »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 10 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Combattre le harcèlement scolaire), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Erwan Balanant (rapporteur de la commission des affaires culturelles et de l’éducation)
« Pas moins de 700 000 : c’est le nombre d’enfants victimes, chaque année, de harcèlement scolaire. Ce sont autant d’enfants qui perdent confiance en eux, en leurs camarades, qui perdent confiance dans l’institution scolaire et au bout du compte, dans la société. »
M. Jean-Michel Blanquer (ministre de l’éducation nationale, de la jeunesse et des sports)
« La question du harcèlement scolaire n’est pas une question marginale pour le système scolaire français, ni d’ailleurs pour aucun autre système scolaire. »
Mme Emmanuelle Anthoine LR
« Le harcèlement scolaire est un fléau qu’il nous faut combattre. Les statistiques sont particulièrement inquiétantes : plus d’un jeune français sur dix subirait une forme de harcèlement scolaire, soit plus de 750 000 enfants chaque année. »
M. Michel Castellani LT
« Nous avons enfin les mots pour décrire ce que nous avons longtemps cherché à dénoncer sans pouvoir l’éviter : les moqueries répétées, les brimades injustifiées, les violences physiques. C’est le harcèlement scolaire. »
Mme Sabine Rubin FI
« La lutte contre le harcèlement scolaire est bien évidemment une cause nationale qui transcende les clivages partisans. Que les jeunes, que nous confions à l’institution scolaire, puissent être victimes en son sein de vexations répétées, de violences de toutes sortes, cela nous inquiète et révulse to… »
Mme Elsa Faucillon GDR
« L’ampleur du harcèlement scolaire nous éclaire sur les effets des violences de notre société sur le bien-être et la sécurité de nos enfants. Nous sommes évidemment responsables d’eux et nous devons les protéger, car, comme nous l’avons encore vu récemment, le harcèlement tue. »
Mme Zivka Park LREM
« Nous avons beaucoup évoqué les chiffres et les définitions, cet après-midi. Je souhaiterais plutôt vous parler du mal-être et de la détresse d’une grande partie de nos enfants harcelés ou harceleurs. »
M. Grégory Labille UDI
« Il avait 16 ans. Cela a commencé par des insultes et des brimades, puis des élèves de sa classe lui ont fait ingurgiter de force des médicaments avant de le tondre. »
Mme Agnès Firmin Le Bodo UDI
« Il est des drames individuels qui sont aussi collectifs : le suicide de la jeune Dinah, qui a mis fin à ses jours le 5 octobre à l’âge de 14 ans, en est un. »
Mme Emmanuelle Ménard NI
« Un nouveau délit de harcèlement scolaire pour lutter contre un fléau qui empoisonne la vie des élèves et, par ricochet, celle de familles tout entières : c’est la principale nouveauté de cette proposition de loi. »

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue