Amendement de M. de la Verpillière · art. 3

81 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 37 voix non atteint. 1 abstention.
Majoritaire
Participation 13 %

Amendement n° 47 · ART. 3, déposé par M. de la Verpillière +98 cosignataires.

L'essentiel : M. de la Verpillière voulait compléter le tableau des ressources de la loi de programmation militaire par les années 2024 et 2025, avec un total de 294,8 milliards d’euros sur la période 2019-2025.

Texte exact de l'amendement

Compléter le tableau de l’alinéa 2 par les trois colonnes suivantes : « 2024 2025 Total 2019- 2025 47 50 294,8 ».

Exposé des motifs de l'auteur·rice

L’objectif de cet amendement est de mettre en conformité les ressources budgétaires avec la période de la LPM qui va de 2019 à 2025, afin d’assurer une meilleure visibilité des ressources consacrées aux armées. L’alinéa 451 du rapport annexé fixe les besoins sur la période à 295 Mds d€. La tableau de l’évolution des effectifs à l’article 5 étant construit sur l’ensemble de la période, il s’agit aussi d’une question d’harmonisation.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 8 février 2018 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 29 mai 2018 1re lecture Sénat Modifié
  3. 28 juin 2018 Commission mixte paritaire Adopté

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le projet de loi fixe les objectifs de la politique de défense et la programmation financière associée pour la période 2019-2025, ainsi que les conditions de leur contrôle et de leur évaluation par le Parlement, et approuve le rapport annexé qui porte l’objectif d’un effort national de défense à hauteur de 2 % du produit intérieur brut. Il fixe la trajectoire des ressources budgétaires de la mission « Défense », hors charges de pensions et à périmètre constant, pour les années 2019 à 2023. Il porte la provision annuelle au titre des opérations extérieures et des missions intérieures à 850 millions d’euros en 2019, puis à 1 100 millions d’euros en 2020, 2021 et 2022, et prévoit, en cas de hausse durable du prix des carburants opérationnels, l’ouverture de crédits supplémentaires en construction budgétaire. Il programme une augmentation nette des effectifs du ministère des armées de 450 équivalents temps plein en 2019, 300 en 2020 et en 2021, 450 en 2022 et 1 500 en 2023, soit 3 000 sur la période, puis 1 500 en 2024 et 1 500 en 2025. Il prévoit des actualisations de cette programmation, dont l’une avant la fin de l’année 2021, et écarte l’application aux dépenses du ministère des armées de l’article 17 de la loi de programmation des finances publiques pour les années 2018 à 2022.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR31NG47MODEM311LREM32UDI101LR18NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise001
Gauche démocrate et républicaine100
Nouvelle Gauche000
Mouvement Démocrate et apparentés050
La République en Marche0520
UDI, Agir et Indépendants010
Les Républicains1000
Non inscrit210

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 47 en séance (Programmation militaire pour les années 2019 à 2025), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Ian Boucard LR
« Cet amendement a pour objet de compléter le tableau de l’alinéa 2 par trois colonnes afférentes aux années 2024 et 2025 et au total des années 2019-2025. Il vise à mettre en conformité les ressources budgétaires avec la période de la LPM qui s’étend de 2019 à 2025, tout en sachant que le tableau de l’évolution des effectifs à l’article 5 est construit sur la même période. Il serait donc logique de faire de même s’agissant des ressources budgétaires, d’autant que l’alinéa 3 stipule que « les crédits budgétaires pour 2024 et 2025 seront précisés à la suite d’arbitrages complémentaires dans le cadre des actualisations prévues à l’article 6, prenant en compte la situation macroéconomique ». »
M. Jean-Jacques Bridey (rapporteur)
« Que répondre de nouveau à des questions anciennes et inlassablement répétées ? Dans l’expression « loi de programmation militaire », il y a les mots « programmation » et « militaire », ce qui signifie que la programmation militaire ne se réduit pas à la programmation budgétaire. Comme l’a rappelé Mme la ministre en présentant le texte, la loi prévoit deux temps : un temps de réparation et un temps de préparation. Comme son nom l’indique, le premier vise à réparer ce qui n’a pas été réalisé ou ce qui a été insuffisamment réalisé. Ce temps mobilise plus d’énergies et moins de ressources budgétaires que le temps de la préparation. »
Mme Florence Parly (ministre)
« Permettez-moi de me réjouir que chacun, sur les bancs de cette assemblée, s’efforce d’améliorer encore un texte qui, je crois, se démarque nettement des précédentes lois de programmation militaire. Je m’étonne toutefois que, sur certains bancs, on préconise d’augmenter de plus de 5 milliards d’euros la programmation proposée par le Gouvernement sur les années 2019 à 2022, alors que les lois de programmation militaires adoptées par le groupe Les Républicains étaient marquées du signe moins plutôt que du signe plus. »
M. Olivier Becht UDI
« Nous traitons ces sujets quasiment en boucle depuis plus de vingt heures. Il est vrai que, comme Mme Le Pen vient d’arriver, il était peut-être nécessaire de revenir dessus. […] Nous le savons tous, revoir le lissage reviendrait à trouver des milliards d’euros supplémentaires : or personne ne dit où les prendre. […] Pas autant qu’on le croit : de nombreuses têtes étaient déjà connues ! …nous avons la conviction que cette LPM sera finalement honorée et que les crédits seront bien dépensés comme elle le prévoit. »
M. François André LREM
« Certains de ces amendements tentent d’accréditer l’idée selon laquelle le texte repousserait l’effort budgétaire principal au-delà des limites électorales de l’actuel quinquennat. Or rien, mes chers collègues, ne permet de vérifier une telle hypothèse. J’ai fait mes additions : grâce à un effort annuel de 1,7 milliard d’euros, 5,1 milliards supplémentaires auront été affectés à la défense entre 2019 et 2021, auxquels il convient d’ajouter 1,8 milliard du PLF 2018, si bien que nous arriverons en 2021 à 6,9 milliards supplémentaires. Or ces 6,9 milliards représentent 70 % du montant global de l’effort prévu à l’horizon budgétaire de la LPM, à savoir 9,8 milliards d’euros. »
M. Patrice Verchère LR
« Madame la ministre, personne ne nie l’effort prévu par cette LPM. Mais il y a une marge entre l’effort extraordinaire que vous annoncez et la réalité de celui-ci. Je tiens à revenir sur l’objectif des 2 %, qui est important : cet objectif est calculé en prenant en compte les pensions, et non pas hors pensions, ce qui n’est pas la même chose. »

24 autres prises de parole ont suivi dans cette discussion, à lire dans le compte rendu.

Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 9 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Programmation militaire pour les années 2019 à 2025), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Patrice Verchère LR
« Cet amendement tend à préciser que la trajectoire financière du projet de loi de programmation militaire pour les années 2019 à 2025 se fera hors contribution du ministère des armées au Service national universel. »
Mme Emmanuelle Ménard NI
« Il n’y a pas de malentendu : j’ai bien entendu Mme la ministre des armées nous dire, lors de la discussion générale, que le financement du Service national universel n’aurait pas d’impact sur la loi de programmation militaire mais, comme mon collègue, il me paraît important de l’écrire noir sur blan… »
Mme Marine Le Pen NI
« Lors de ses vœux aux armées, le Président de la République a dit que le Service national universel serait conduit par l’ensemble des ministères concernés, et pas simplement par celui des armées, et qu’il recevrait un financement ad hoc qui ne viendra en rien impacter la loi de programmation militair… »
M. Jean-Jacques Bridey (rapporteur de la commission de la défense nationale et des forces armées)
« Nous n’allons pas reprendre le débat que nous avons eu hier soir. Je ne sais pas quel sera l’avis du Gouvernement, mais il ne fait aucun doute que vos amendements sont satisfaits. »
Mme Florence Parly (ministre des armées)
« Même avis. Si vous m’y autorisez, monsieur le président, je voudrais informer l’Assemblée nationale que ce matin, pendant que nous débattions, une attaque a eu lieu à Kidal, au Mali, dirigée contre le camp de la force « Barkhane » et de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour… »
M. Olivier Becht UDI
« Nous traitons ces sujets quasiment en boucle depuis plus de vingt heures. Il est vrai que, comme Mme Le Pen vient d’arriver, il était peut-être nécessaire de revenir dessus. »
M. Jean-Paul Lecoq GDR
« Cet amendement a pour objectif de servir à la fois nos armées et la nation. Je reviens sur la question des 2 % de PIB consacrés à l’effort national de défense, puisqu’ils sont inscrits à l’article 3. »
M. Bastien Lachaud FI
« Concernant les OPEX, nous considérons que, philosophiquement, la paix est un objectif. Dès lors, inscrire dans le dur un financement pour des OPEX nous pose problème parce que cela acte un certain nombre de choses. »
M. Jean-Pierre Cubertafon MODEM
« Cette mesure s’opposerait au principe de sincérité budgétaire que nous soutenons et qui vise à intégrer un maximum de surcoûts OPEX au sein de la LPM. Plafonner le surcoût des OPEX confronte à la réalité de celles-ci. »

Pour aller plus loin

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