Amendement de Mme Ressiguier · art. 3

Proposition de loi Famille / parentalité Initiative parlementaire
100 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 39 voix franchi.
Quasi unanimeVote transpartisan
Participation 13 %

Amendement n° 10 (Rect) · ART. 3, déposé par Mme Ressiguier +16 cosignataires.

L'essentiel : Le décret fixant les modalités du dispositif de contrôle parental proposé par les fournisseurs d’accès à internet devra être pris après avis de la CNIL, l’autorité de protection des données personnelles.

Texte exact de l'amendement

À la seconde phrase, après le mot : « décret » insérer les mots : « pris après avis de la commission nationale de l’informatique et des libertés ».

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Nous proposons que le décret fixant les modalités d'application du dispositif de contrôle parental mis à disposition par les fournisseurs d'accès à internet soit soumis à l'avis de la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) avant d'être publié. Le 9 juin 2021, la Commission Nationale de l'Informatique et des Libertés (CNIL) a publié un ensemble de 8 recommandations. Elle tente de trouver un équilibre afin de construire un environnement numérique adapté aux mineurs. La CNIL met en garde contre "certains (dispositifs qui) reposent sur une collecte massive de données personnelles et apparaissent dès lors difficilement conformes aux principes de protection des données (p. ex, reconnaissance faciale)". Ainsi, l'une des règles à respecter est la proportionnalité du dispositif : "La détermination par le responsable d’un service en ligne d’un système de vérification de l'âge devrait être fonction des finalités envisagées, des publics visés, des données traitées, des technologies disponibles et du niveau de risque associé au traitement. Ainsi, un dispositif fondé sur un système de reconnaissance faciale, devrait être jugé disproportionné." La CNIL travaille sur les alternatives à ce type de mesure comme par exemple les systèmes de vérification de l'âge fondés sur l'intervention d’un tiers de confiance assurant un contrôle préalable de l'identité et de la qualité (…

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 3 novembre 2021 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 18 janvier 2022 1re lecture Assemblée Adopté
  3. 9 février 2022 1re lecture Sénat Modifié
  4. 17 février 2022 Commission mixte paritaire Accord
  5. 22 février 2022 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté
  6. 24 février 2022 Commission mixte paritaire Adopté

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(l'Assemblée nationale a adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le texte de loi prévoit l'ajout d'une disposition au code des postes et des communications électroniques, visant à encadrer les équipements terminaux utilisés pour accéder aux services de communication en ligne. Il introduit une nouvelle règlementation relative à ces dispositifs, sans préciser ses modalités. Un article est également supprimé, sans indication de son contenu spécifique. L'objectif principal est de renforcer le contrôle parental sur l'accès à internet, conformément aux motifs exposés.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI15GDR29SOC18LT57DEM268LREM22AGIR19UDI102LR23NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise200
Gauche démocrate et républicaine100
Socialistes et apparentés300
Libertés et Territoires100
Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés500
La République en Marche3800
Agir ensemble400
UDI et Indépendants500
Les Républicains1400
Non inscrit300
Mises au point de vote 2

Sous son analyse de ce scrutin, l'Assemblée publie une rubrique « Mises au point » où des député·es font consigner la position qu'ils avaient voulu prendre. Elle ne rectifie pas le scrutin : le relevé ci-dessus reste le résultat officiel, et l'Assemblée le publie inchangé dans le même document.

Une autre mise au point émane de député·es qui ne figurent pas dans le relevé nominatif de ce scrutin : aucun vote n'y est enregistré à leur nom.

Lire la rubrique « Mises au point » sur l'analyse officielle du scrutin ↗

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 10 en séance (Contrôle parental de l’accès à internet), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

Mme Muriel Ressiguier FI
« Nous souhaitons que le décret fixant les modalités d’application du dispositif de contrôle parental mis à disposition par les FAI soit soumis à l’avis de la CNIL avant d’être publié. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 12 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Contrôle parental de l’accès à internet), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Bruno Studer (rapporteur de la commission des affaires culturelles et de l’éducation)
« Nous voici réunis presque deux ans après la première expérience de la loi « enfants youtubeurs », qui vise à encadrer l’exploitation commerciale de l’image d’enfants de moins de 16 ans sur les plateformes en ligne. »
M. Adrien Taquet (secrétaire d’État chargé de l’enfance et des familles)
« Je tiens tout d’abord à saluer le travail du rapporteur, auteur de cette proposition de loi, et celui de la commission des affaires culturelles et de l’éducation. »
M. Cédric O (secrétaire d’État chargé de la transition numérique et des communications électroniques)
« Tout d’abord, je tiens à saluer le travail de la commission des affaires culturelles et de l’éducation et de son président, Bruno Studer, qui est particulièrement investi – et de longue date – dans la protection de l’enfance en ligne, comme en témoigne sa précédente proposition de loi sur les enfant… »
Mme Stéphanie Kerbarh LREM
« Nos enfants sont nés avec internet. Ils apprennent vite et s’adaptent aisément à ses évolutions rapides – très certainement plus vite que nous, et indubitablement plus vite que la législation. »
Mme Muriel Ressiguier FI
« L’apparition du numérique dans notre quotidien est un phénomène qui touche particulièrement la génération dite milléniale, qui a grandi entourée des nouvelles technologies. »
Mme Elsa Faucillon GDR
« La crise du covid n’a fait que mettre en lumière – mais elle les a affichés en grand – les dégâts liés à l’abus de l’usage d’écrans constatés chez les enfants. »
Mme Virginie Duby-Muller LR
« L’utilisation que font les enfants des écrans est un sujet de société majeur. Alors que nous vivons dans un monde hyperconnecté où nos enfants sont des digital natives , chaque parent se trouve confronté à la question du bon usage des écrans. »
Mme Maud Petit MODEM
« Une nouvelle fois, soulignons-le, le Parlement français sera pionnier en franchissant une nouvelle étape en faveur de la protection de nos enfants dans le monde numérique. »
Mme Michèle Victory NG
« Chacun et chacune de nous l’a rappelé : la consommation liée aux écrans a largement augmenté, et ce dès le plus jeune âge puisque l’enquête menée par la CNIL démontre que l’accès au téléphone portable se fait désormais en CM1, alors que ces appareils étaient habituellement confiés aux enfants à l’en… »
Mme Alexandra Louis LREM
« « Il y a eu des générations sacrifiées » : c’est avec ces mots qu’un responsable associatif alertait sur le retard pris en matière de protection des mineurs depuis la généralisation d’internet et des réseaux sociaux. »
Mme Agnès Thill UDI
« Le secret extraordinaire des enfants, le voici : l’insouciance. Au fondement du développement de nos plus jeunes, elle est souvent un mystère pour nous, les adultes. Pourtant c’est à nous qu’incombe la responsabilité de mettre en place toutes les mesures possibles pour préserver cette innocence. »
Mme Emmanuelle Ménard NI
« Chaque année, 136 milliards de vidéos pornographiques sont visionnées dans le monde. Le fléau de la pornographie détruit tout sur son passage ; depuis la santé mentale jusqu’à la santé sociale et sexuelle, tout y passe et en ressort vicié, cassé. »

Le décryptage du créateur du site avis personnel

Une analyse signée du créateur du site, ouvertement engagée : à distinguer des positions et des travaux neutres ci-dessus. Ce n'est pas la position du site.

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue