Amendement de Mme Duby-Muller (LR) · art. 1ER BIS

Proposition de loi Logement Initiative parlementaire
79 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 65 voix non atteint. 4 abstentions.
MajoritaireVote transpartisan
Participation 23 %

Amendement n° 30 · ART. 1ER BIS, déposé par Mme Duby-Muller LR.

L'essentiel : Cet amendement voulait revenir sur la réduction de 120 à 90 jours de la durée annuelle de location saisonnière d’une résidence, son autrice y voyant une atteinte au pouvoir d’achat et au droit de propriété.

Texte exact de l'amendement

Supprimer les alinéas 2 et 3.

Exposé des motifs de l'auteur·rice

La commission a adopté un dispositif qui réduit la possibilité de louer son logement de 120 à 90 jours. Tout d'abord, c'est une mesure qui ne semble pas appropriée car elle ne règlera pas les problèmes d'accès au logement de nos compatriotes en difficulté puisque ce dispositif n'a pas d'incidence directe sur l’offre de logements mis à la location de manière pérenne. Ensuite, cela va affecter le pouvoir d'achat des Français qui louent temporairement leur logement pour bénéficier d'un complément de revenus. Enfin, il y a une insécurité juridique concernant ce dispositif car cela pourrait porter une atteinte injustifiée au droit de propriété, un droit constitutionnel. Il serait également bien difficile de comprendre pourquoi dans tel ou telle ville le plafond serait plus ou moins important. C'est pourquoi cet amendement propose de supprimer ces deux alinéas.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 28 avril 2023 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 21 mai 2024 1re lecture Sénat Modifié
  3. 29 octobre 2024 Commission mixte paritaire Accord
  4. 7 novembre 2024 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Ce texte de loi vise à intervenir sur le marché locatif en zone tendue, en introduisant des dispositions relatives aux meublés de tourisme, en modifiant les règles applicables aux communes et départements particulièrement concernés, et en ajustant les conditions d’imposition liées à la location de logements. Il impose l’établissement d’un diagnostic de performance énergétique pour les meublés de tourisme, quel que soit leur classement. Il modifie également les seuils de population et les critères géographiques pour certaines dispositions du code de la construction et de l’habitation. Enfin, il modifie les règles d’imposition des revenus issus de la location de logements, en fonction de leur localisation géographique.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
75LFI22GDR23EcoS31SOC21LIOT51DEM170RE30HOR62LR88RN4NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale0230
Gauche démocrate et républicaine - NUPES010
Écologiste - NUPES060
Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES)0120
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires140
Démocrate (MoDem et Indépendants)820
Renaissance4371
Horizons et apparentés030
Les Républicains801
Rassemblement National3172
Non inscrit000

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 30 en séance (Marché locatif en zone tendue), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

Mme Virginie Duby-Muller LR
« Il vise à préserver la limite légale de cent vingt jours pour les résidences principales. Je rappelle qu’elle est liée à la définition fiscale des résidences principales, où les propriétaires sont censés vivre au moins huit mois par an. Cette nouvelle faculté d’abaissement de la limite n’aurait, selon les corapporteurs eux-mêmes, aucune incidence pour les résidences principales et ne permettrait pas de créer du logement pour les résidents permanents. »

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue