Amendement de M. Falcon et les membres du groupe Rassemblement National (RN) · art. 9 TER

75 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 53 voix non atteint. 5 abstentions.
MajoritaireClivage gauche-droite
Participation 19 %

Amendement n° 193 · ART. 9 TER, déposé par M. Falcon et les membres du groupe Rassemblement National RN.

L'essentiel : Cet amendement du Rassemblement National voulait retirer de l’article 9 ter les dispositions relatives aux économies d’énergie et aux gaz à effet de serre, son auteur craignant qu’un mauvais DPE ne serve de prétexte à des expropriations.

Texte exact de l'amendement

Supprimer les alinéas 2 à 4.

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Cet article ajouté en commission, fait entrer dans le champ de ce projet de loi, des considérations relatives aux économies d'énergie et à l'émission de gaz à effet de serre alors que l'objet de ce texte est- et c'est très souhaitable - voué à la résorption de l'habitat indigne ou dangereux. Avec cet ajout, nous nous éloignons de cet objectif, comme nous le craignions depuis le début de l'examen de ce texte. Tous nos amendements ont pour objet d'éviter que la lutte contre l'habitat indigne ou dangereux ne devienne le prétexte à l'expropriation des logements qui sont sous le coup d'un mauvais classement DPE : on ne peut confondre ces deux catégories. En effet si tous les logements indignes ou dangereux ont un mauvais DPE, on ne peut affirmer l'inverse : des logements qui peuvent avoir un mauvais DPE, ne sont pas pour autant des logements indignes, dégradés ou dangereux. Il faut se prémunir contre cette confusion. Nous considérons qu'il est donc dangereux d'introduire la mention des travaux d'économie d'énergie et de la réduction des émissions de GES dans la loi du 10 juillet 1965. C'est pourquoi notre amendement la supprime.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 12 décembre 2023 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 23 janvier 2024 1re lecture Assemblée Adopté
  3. 28 février 2024 1re lecture Sénat Modifié
  4. 14 mars 2024 Commission mixte paritaire Accord
  5. 19 mars 2024 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté
  6. 27 mars 2024 Commission mixte paritaire Adopté

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le projet de loi inscrit la rénovation de l'habitat dégradé parmi les missions de l'établissement public mentionné à l'article L. 1231-2 du code général des collectivités territoriales, et étend le champ des immeubles concernés par les opérations programmées d'amélioration de l'habitat ayant pour objet de lutter contre l'habitat indigne. Il modifie la loi du 10 juillet 1965 fixant le statut de la copropriété des immeubles bâtis, en particulier son article 26-4. Il étend au-delà des seuls travaux énergétiques le dispositif prévu à l'article L. 312-7 du code de la construction et de l'habitation et ajuste le régime de la déclaration de mise en location. Il permet également au président de l'établissement public de coopération intercommunale compétent en matière d'habitat ou, à défaut, au maire, de faire procéder à toutes visites qui lui paraissent utiles. Le texte est dépourvu d'exposé des motifs et l'extrait ne porte que sur ses premiers articles.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
75LFI22GDR23EcoS31SOC21LIOT51DEM170RE29HOR62LRdivisé88RN5NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale0150
Gauche démocrate et républicaine - NUPES000
Écologiste - NUPES030
Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES)080
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires031
Démocrate (MoDem et Indépendants)050
Renaissance0440
Horizons et apparentés030
Les Républicains213
Rassemblement National2000
Non inscrit001

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 193 en séance (Rénovation de l’habitat dégradé), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Frédéric Falcon RN
« Nous regrettons que le présent article ait été ajouté en commission : il comporte des considérations relatives aux économies d’énergie et à l’émission de gaz à effet de serre, alors que l’objet de ce projet de loi est la résorption – souhaitable – de l’habitat indigne ou dangereux. Un tel ajout nous éloigne de cet objectif, comme nous le craignons depuis que nous avons commencé à examiner le texte. Tous nos amendements – sachez-le, chers collègues – visent à éviter que la lutte contre l’habitat indigne ou dangereux ne devienne le prétexte à l’expropriation abusive de logements ayant fait l’objet d’un mauvais DPE : ces deux catégories ne doivent pas être confondues. »
Mme Marie Lebec (ministre déléguée)
« Vous évoquez la question des décisions de l’assemblée générale relatives aux travaux d’économies d’énergie ou de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Traditionnellement, ces travaux sont votés selon les modalités définies à l’article 25 de la loi du 10 juillet 1965, c’est-à-dire à la majorité absolue de l’ensemble des copropriétaires – étant entendu qu’un dispositif dit de passerelle permet, le cas échéant, de procéder à un second vote, cette fois à la majorité prévue à l’article 24, soit à la majorité des personnes présentes, représentées ou s’étant prononcées par correspondance. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 11 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Rénovation de l’habitat dégradé), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Ersilia Soudais LFI
« Il vise à systématiser l’interdiction, pour les marchands de sommeil, d’acheter un bien immobilier. Une seule limitation est actuellement imposée aux personnes condamnées, elle concerne la participation à une vente de biens aux enchères. Ce n’est pas satisfaisant. »
M. Lionel Royer-Perreaut (rapporteur de la commission des affaires économiques)
« Je comprends l’intention qui motive cet amendement : nous sommes tous favorables à un durcissement de la législation pour lutter contre les marchands de sommeil, qui exploitent la misère humaine. »
Mme Marie Lebec (ministre déléguée chargée des relations avec le Parlement)
« Permettez-moi d’excuser M. Christophe Béchu, ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires, qui s’est rendu dans le Pas-de-Calais et m’a donc demandé de le remplacer cet après-midi. »
M. William Martinet LFI
« Alors que l’amendement de ma collègue visait à empêcher les marchands de sommeil d’acheter des biens immobiliers, le mien tend à confisquer systématiquement les biens des personnes qui seraient condamnées à ce titre. Il va donc dans le même sens. »
M. Inaki Echaniz SOC
« Nous nous réjouissons de l’adoption, hier soir, de notre amendement visant à confisquer les indemnités versées aux marchands de sommeil en cas de condamnation dans le cadre de la procédure d’expropriation. C’est un progrès et nous voulons aller plus loin. »
M. Alexandre Vincendet HOR
« Je vais rebondir sur les propos de mon collègue Royer-Perreaut puisque nous avons produit ensemble le rapport d’information sur l’attractivité et les missions des polices municipales. »
M. Jean-Louis Bricout LIOT
« Il vise à renforcer la lutte contre les marchands de sommeil en créant un fichier national automatisé répertoriant les personnes physiques ou morales dont les impayés de charge de copropriété dépassent un montant fixé par décret. »
Mme Emmanuelle Ménard NI
« Sa rédaction n’est pas tout à fait identique à celle des amendements précédents, mais l’esprit est le même : il s’agit de combler le vide juridique qui a été détecté dans la loi du 10 juillet 1965. »
M. Mickaël Cosson DEM
« Il vise à allonger le délai de convocation d’une assemblée générale appelée à se prononcer sur la résiliation du contrat du syndic de quinze jours à deux mois, pour permettre la désignation d’un nouveau syndic et la négociation de son contrat. »
M. Frédéric Falcon RN
« Nous regrettons que le présent article ait été ajouté en commission : il comporte des considérations relatives aux économies d’énergie et à l’émission de gaz à effet de serre, alors que l’objet de ce projet de loi est la résorption – souhaitable – de l’habitat indigne ou dangereux. »
M. Christophe Plassard HOR
« Il s’inscrit dans la même logique que le précédent. L’objectif est que l’absentéisme des propriétaires ne puisse pas bloquer une décision visant à faciliter la rénovation d’une copropriété : permettre la convocation d’une nouvelle assemblée générale dans un délai restreint et baisser le seuil de la… »

Pour aller plus loin

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