L'essentiel

Amendement n° I-1890, APRÈS ART. 2, déposé par M. Labaronne et M. Jean-René Cazeneuve EPR et 1 cosignataire

La réduction d’impôt pour la restauration d’objets mobiliers classés monuments historiques aurait été étendue aux objets seulement inscrits, présentant selon ses auteurs des besoins d’entretien comparables.

Texte exact de l'amendement

I. – Au I de l’article 199 duovicies du code général des impôts, après le mot : « classés », sont insérés les mots : « ou inscrits ». II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I er du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Exposé des motifs

Cet amendement a pour objet d’élargir le bénéfice de la réduction d’impôt sur le revenu applicable aux travaux de conservation et de restauration d’objets mobiliers classés, afin d’y inclure également les objets mobiliers inscrits au titre des monuments historiques. En l’état du droit, seuls les objets classés ouvrent droit à cette réduction, excluant ainsi les objets inscrits, alors même que ces derniers présentent des caractéristiques patrimoniales et des exigences d’entretien comparables. Les coûts liés à leur conservation, à leur restauration ou à leur présentation au public sont, dans la plupart des cas, de même nature et de même ampleur. Cette mesure participe pleinement de l’effort national en faveur de la préservation et de la transmission du patrimoine, qui constitue une composante essentielle de notre identité collective. En soutenant les propriétaires dans leurs démarches de restauration, elle contribue à la défense concrète de notre patrimoine mobilier, souvent fragilisé par le temps, le coût des travaux et la complexité des procédures de protection. Il convient enfin de souligner que cette dépense fiscale serait partiellement compensée par les recettes supplémentaires générées par les travaux entrepris (TVA, impôts sur les revenus des artisans et entreprises concernés) et par la dynamique économique et touristique liée à la valorisation de ces objets patrimoniaux.

Comment chaque groupe a voté

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0 pour, 31 contre, 0 abst.
5 pour, 1 contre, 0 abst.
0 pour, 12 contre, 1 abst.
0 pour, 27 contre, 2 abst.
2 pour, 7 contre, 2 abst.
17 pour, 0 contre, 1 abst.
2 pour, 1 contre, 0 abst.
69 pour, 5 contre, 0 abst.
1 pour, 1 contre, 0 abst.

Comprendre les votes

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte (L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le projet de loi de finances autorise la perception des impôts existants pendant l’année 2026 et fixe les prévisions de solde structurel et de solde effectif des administrations publiques. Il proroge la contribution différentielle sur les hauts revenus et instaure une taxe sur le patrimoine financier des holdings patrimoniales. Il proroge en 2026 la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises en divisant ses taux par deux, et supprime ou rationalise plusieurs dépenses fiscales, dont les dispositifs d’amortissement des articles 39 AH et 39 AI du code général des impôts. Il crée un abattement forfaitaire en faveur des personnes retraitées, en remplaçant la condition d’âge de plus de soixante-cinq ans aujourd’hui prévue à l’article 157 bis, et double l’incitation fiscale aux dons des particuliers aux organismes d’aide aux plus démunis. Il réforme également l’aide fiscale à l’investissement productif outre-mer, modernise la réduction d’impôt sur le revenu dite Madelin en portant de 15 millions à 16,5 millions d’euros un plafond applicable, et ajuste des dispositifs de soutien au secteur agricole.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 1890 en séance (Projet de loi de finances pour 2026), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

Mme Amélie de Montchalin (ministre)
« Nous savons qu’en matière de patrimoine, les besoins sont grands, notamment pour des lieux emblématiques. Le premier ministre Michel Barnier avait déposé deux amendements au budget, qui ont malheureusement été déclarés irrecevables ; ils concernaient l’un des joyaux de notre patrimoine, le château de Chambord, dont l’une des ailes nécessite des travaux estimés à 8 millions d’euros. Dans le cadre très contraint qui est le nôtre, je préférerais, plutôt que d’étendre des crédits d’impôt encadrés et qui fonctionnent, concentrer d’éventuels aménagements financiers sur le deuxième château le plus visité en France, un joyau de notre patrimoine. J’en ferai part à la ministre de la culture. »
M. Aurélien Saintoul LFI
« Il y a quelques instants, notre collègue Tanguy s’est livré à une diatribe contre le monde de la culture et ses acteurs. Exprimant l’esprit paranoïaque qui habite l’extrême droite, il nous a expliqué que ce monde était hanté par ces cultureux, comme il l’a dit avec beaucoup de mépris, qui seraient les valets de la gauche. […] Je m’étonne qu’il ait tenu de tels propos au sujet d’un amendement relatif à l’industrie du cinéma. M. Tanguy n’ignore pas que Canal + est le principal acteur privé du monde du cinéma en France, et qu’il a été récemment racheté par M. Bolloré, aux intérêts de qui il est très lié. »

Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Pour aller plus loin

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