Amendement de M. Midy (RE) · après art. 3

69 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 83 voix franchi.
MajoritaireClivage gauche-droite
Participation 28 %

Amendement n° I-3134 · APRÈS ART. 3, déposé par M. Midy EPR.

L'essentiel : Les bons de souscription de parts de créateur d’entreprise peuvent désormais être attribués au personnel des sous-filiales, et pas seulement à celui des filiales directes de la société émettrice.

Texte exact de l'amendement

I. – L’article 163 bis G du code général des impôts est ainsi modifié : 1° La seconde phrase du second alinéa du 1 du I est ainsi modifiée : a) Les mots : « , au sens du deuxième » sont remplacés par les mots : « ou d’une sous-filiale, respectivement au sens du deuxième ou troisième » ; b) À la fin du mot : « mère » est remplacé par les mots : « émettrice ou d’une sous-filiale au sens susmentionné » ; c) Est ajoutée une phrase ainsi rédigée : « Pour les bénéficiaires mentionnés au troisième alinéa du II, il est tenu compte de la période d’activité éventuellement effectuée ou, le cas échéant, de la durée du mandat éventuellement exercé au sein de la société filiale au sens du deuxième alinéa du même II ou de la société émettrice. » ; 2° Le II est ainsi modifié : a) Au deuxième alinéa, après le mot : « détiennent », est inséré le mot : « directement » ; b) Après le deuxième alinéa, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « Elles peuvent également attribuer ces bons aux membres du personnel salarié, aux dirigeants soumis au régime fiscal des salariés et aux membres du conseil d’administration, du conseil de surveillance ou, en ce qui concerne les sociétés par actions simplifiées, de tout organe statutaire équivalent des sociétés sous-filiales détenues directement par les sociétés filiales mentionnées au deuxième alinéa du présent II. Pour l’application de ces dispositions, le prod…

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Les bons de souscription de parts de créateur d'entreprise (BSPCE) permettent aux start-ups et PME innovantes de s'attacher, par le biais d'un intéressement à leur capital, le concours de salariés de haut niveau qu'elles ne pourraient rémunérer autrement compte tenu de leur faible surface financière. Il s’agit d’un levier d’attractivité important pour les jeunes sociétés de taille moyenne dans des secteurs de forte innovation technologique. Or, si la loi n° 2015-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques a étendu la possibilité d’attribuer de tels bons au personnel de sociétés filiales de la société émettrice, ce qui constitue une avancée significative, l’évolution du développement économique des entreprises montre la nécessité d’étendre ce champ d’attribution au personnel des sous‑filiales. Le présent amendement propose donc de pallier cette insuffisance en alignant les dispositions applicables aux filiales sur celles des sous-filiales. Il permet ainsi à une société d’attribuer des BSPCE au personnel de ses sous-filiales sous réserve, d’une part, que la société émettrice détienne toujours au moins 85 % de l’ensemble constitué par les filiales et sous-filiales et, d’autre part, que ces dernières remplissent elles‑mêmes les conditions d’éligibilité au dispositif, à l’exception de la condition portant sur les modalités de détention du…

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 14 octobre 2025 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 15 décembre 2025 1re lecture Sénat Modifié
  3. 2 janvier 2026 Commission mixte paritaire Accord
  4. 29 janvier 2026 Nouvelle lecture Sénat Rejeté
  5. 19 février 2026 Conseil constitutionnel Partiellement conforme
Entrer dans les travaux : T2 20253T3 20255T4 202562T1 202610

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(l'Assemblée nationale a adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le projet de loi de finances autorise la perception des impôts existants pendant l’année 2026 et fixe les prévisions de solde structurel et de solde effectif des administrations publiques. Il proroge la contribution différentielle sur les hauts revenus et instaure une taxe sur le patrimoine financier des holdings patrimoniales. Il proroge en 2026 la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises en divisant ses taux par deux, et supprime ou rationalise plusieurs dépenses fiscales, dont les dispositifs d’amortissement des articles 39 AH et 39 AI du code général des impôts. Il crée un abattement forfaitaire en faveur des personnes retraitées, en remplaçant la condition d’âge de plus de soixante-cinq ans aujourd’hui prévue à l’article 157 bis, et double l’incitation fiscale aux dons des particuliers aux organismes d’aide aux plus démunis. Il réforme également l’aide fiscale à l’investissement productif outre-mer, modernise la réduction d’impôt sur le revenu dite Madelin en portant de 15 millions à 16,5 millions d’euros un plafond applicable, et ajuste des dispositifs de soutien au secteur agricole.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
71LFI17GDR38EcoS69SOC22LIOT36DEM92EPR34HOR50DR16UDDPLR123RN9NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouveau Front Populaire0230
Gauche Démocrate et Républicaine020
Écologiste et Social050
Socialistes et apparentés0200
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires300
Les Démocrates1100
Ensemble pour la République2200
Horizons & Indépendants800
Droite Républicaine600
Union des droites pour la République400
Rassemblement National5710
Non inscrit200

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 3134 en séance (Projet de loi de finances pour 2026), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Paul Midy EPR
« En plus de l’amendement n o 3134, je présenterai par avance mes trois amendements n os 2230, 2233 et 2228 pour accélérer les débats. […] Ces quatre amendements portent sur les bons de souscription de parts de créateur d’entreprise (BSPCE), mécanisme très utile de partage de la valeur qui permet d’associer les salariés aux succès de l’entreprise lorsqu’elle réussit. Il est particulièrement utilisé par les entreprises innovantes, les start-up, puisqu’il leur permet de recruter des talents même quand elles ont peu de fonds pour les rémunérer, en pariant sur le succès de l’entreprise. »
M. Philippe Juvin (rapporteur général)
« L’amendement n o 3134 n’a pas été étudié en commission ; je lui donne un avis favorable à titre personnel. Les trois amendements suivants ont reçu un avis favorable de la commission. »
Mme Amélie de Montchalin (ministre)
« Je donne un avis favorable à l’amendement n o 3134, qui permet d’assouplir et de faciliter les BSPCE des sous-filiales. Sur les autres amendements, je dis par avance que mon avis est plus réservé, voire défavorable. Adopter l’amendement n o 2230 reviendrait à s’éloigner de l’idée initiale qui était que l’entreprise était encore assez jeune, qu’elle n’avait pas encore été complètement diluée et que les fondateurs étaient encore présents. Il me semble que le seuil de 25 % est un bon seuil qu’il faut conserver. Quant à l’âge limite, il est fixé à 15 ans à compter de la création de l’entreprise. Vous proposez de le passer à 20 ans. […] Nous préférons en rester là. »

Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Pour aller plus loin

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