Amendement de M. Bataille (LIOT) · après art. 27

46 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 60 voix franchi. 65 abstentions.
Majoritaire
Participation 32 %

Amendement n° I-1754 · APRÈS ART. 27, déposé par M. Bataille LIOT +8 cosignataires.

L'essentiel : Les régions bénéficieront d’un financement prolongé jusqu’en 2027, et non plus limité à 2025, pour l’ouverture de places dans les instituts de formation sanitaire et sociale, dans le cadre du Ségur de la santé.

Texte exact de l'amendement

I. – Le IV de l’article 112 de la loi n° 2022‑1726 du 30 décembre 2022 de finances pour 2023 est ainsi modifié : 1° Le premier alinéa est ainsi modifié : a) L’année : « 2025 » est remplacée par les mots : « 2026 et 2027 » ; b) Le montant : « 215 000 000 € » est remplacé par le montant : « 214 783 317 € » ; 2° Le tableau du dernier alinéa est ainsi rédigé : « (En euros.) Région Montant Auvergne-Rhône-Alpes 19 601 182 Bourgogne-Franche-Compté 8 832 856 Bretagne 9 242 545 Centre-Val-de-Loire 14 462 560 Corse 426 899 Grand-Est 24 370 253 Hauts-de-France 13 343 308 Île-de-France 37 833 657 Normandie 10 138 437 Nouvelle-Aquitaine 22 659 579 Occitanie 18 623 974 Pays-de-la-Loire 12 301 704 Provence-Alpes-Côte-d'Azur 19 378 071 Guadeloupe 1 030 595 Guyane 239 377 Martinique 671 096 Mayotte 520 826 La Réunion 1 106 398 II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I er du livre III du code des impositions sur les biens et services.

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Le protocole État-Régions en faveur des formations sanitaires et sociales signé le 14 mars 2022 a acté la nécessité de pérenniser les créations de places au sein des instituts de formation sanitaire et sociale prévues dans le cadre du Ségur de la Santé. Ce protocole arrête le principe d’un financement comprenant, outre ces créations de place, l’impact des mesures salariales prévues également dans le cadre du Ségur de la santé et une participation à l’effort d’investissement. Par un courrier en date du 8 janvier 2025, l’ancien Premier ministre a informé les Régions de l’engagement du Gouvernement d’inscrire, à compter de l’année 2025, 215 M€, au titre de l’augmentation des capacités de formations infirmières et que « le financement des places créées en 2025 sera assuré pendant les trois années que dure la formation, et donc jusqu’en 2027 ». La loi de finances pour 2025 a seulement acté ce financement pour l’année 2025 alors que les Régions prévoient un financement pluriannuel de l’ouverture de ces places dont la formation s’étale sur plusieurs années. Aussi, cet amendement prévoit, conformément à l’engagement de l’État, une compensation financière aux Régions de 215 M€ jusqu’en 2027. L’amendement a été travaillé avec Régions de France.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 14 octobre 2025 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 21 novembre 2025 1re lecture Assemblée Rejeté
  3. 15 décembre 2025 1re lecture Sénat Modifié
  4. 2 janvier 2026 Commission mixte paritaire Accord
  5. 29 janvier 2026 Nouvelle lecture Sénat Rejeté
  6. 19 février 2026 Conseil constitutionnel Partiellement conforme
Entrer dans les travaux : T2 20253T3 20255T4 202562T1 202610

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(l'Assemblée nationale a adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le projet de loi de finances autorise la perception des impôts existants pendant l’année 2026 et fixe les prévisions de solde structurel et de solde effectif des administrations publiques. Il proroge la contribution différentielle sur les hauts revenus et instaure une taxe sur le patrimoine financier des holdings patrimoniales. Il proroge en 2026 la contribution exceptionnelle sur les bénéfices des grandes entreprises en divisant ses taux par deux, et supprime ou rationalise plusieurs dépenses fiscales, dont les dispositifs d’amortissement des articles 39 AH et 39 AI du code général des impôts. Il crée un abattement forfaitaire en faveur des personnes retraitées, en remplaçant la condition d’âge de plus de soixante-cinq ans aujourd’hui prévue à l’article 157 bis, et double l’incitation fiscale aux dons des particuliers aux organismes d’aide aux plus démunis. Il réforme également l’aide fiscale à l’investissement productif outre-mer, modernise la réduction d’impôt sur le revenu dite Madelin en portant de 15 millions à 16,5 millions d’euros un plafond applicable, et ajuste des dispositifs de soutien au secteur agricole.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
71LFI17GDR38EcoS69SOC22LIOT36DEM91EPR34HOR49DR16UDDPLR123RN9NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouveau Front Populaire2100
Gauche Démocrate et Républicaine200
Écologiste et Social900
Socialistes et apparentés2700
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires600
Les Démocrates080
Ensemble pour la République2240
Horizons & Indépendants410
Droite Républicaine1200
Union des droites pour la République006
Rassemblement National0159
Non inscrit200

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 1754 en séance (Projet de loi de finances pour 2026), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

M. Jean-Pierre Bataille LIOT
« Après la crise du covid, nous estimions unanimement que les formations sanitaires devaient être renforcées et abondées. En mars 2022, un protocole État-régions a convenu que l’État financerait les créations de place et les revalorisations salariales. Mais force est de constater qu’il faut se battre chaque année pour que les crédits correspondants soient inscrits dans les PLF et que le projet de loi de finances de fin gestion (PLFG) s’est contenté d’ajuster le besoin de crédits pour 2025. »

Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Pour aller plus loin

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