journée d'hommage aux victimes de la grève patriotique des mineurs de 1941

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 27 juin 2018. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : Alain BruneelGDR · avec 9 cosignataires

Caduque

Déposé sous la 15e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (21 juin 2022). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Le texte propose d’établir une journée nationale d’hommage aux victimes de la grève patriotique des mineurs de 1941. Cette journée commémorera l’acte de résistance de ces travailleurs, déportés en raison de leur grève contre l’occupation allemande. La date retenue est le 11 juin, en souvenir de la déportation de plusieurs centaines de mineurs vers la forteresse de Huy et ultérieurement vers le camp de concentration de Sachsenhausen. L’objectif est de rendre hommage à leur engagement et à leur sacrifice.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 27 juin 2018
Identifiant : PIONANR5L15B1108
Dossier législatif : DLR5L15N36715

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 27 juin 2018 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, Il y a 77 ans, le 11 juin 1941, 226 ouvriers mineur s étaient déportés à la forteresse de Huy, en Belgique, pour avoir fait grève. Du 27 mai au 9 juin 1941, 100 000 mineurs du bassin minier du Nord-Pas-de-Calais cessent le travail. Cette grève préparée depuis l’été 1940 par Martha Desrumaux et Auguste Lecoeur est la plus importante de l’Europe occupée par les forces du III ème Reich. La répression est terrible. Avec la collaboration des préfets d’Arras, de Lille et des directeurs de concessions minières qui avaient conservé des liste s de militants, la Gestapo et la Feldegendarmerie raflent les mineurs, la plupart syndicalistes ou communistes. Pour avoir fait grève et réclamé de meilleures conditions de travail, ceux-ci sont envoyés dans les prisons de Béthune et de Douai, les casernes de Lille et Valenciennes. Le 11 juin, 226 mineurs sont déportés à la forteresse de Huy en Belgique, 44 connaissent le même sort le 2 juillet. Ils n’y resteront qu’une vingtaine de jours. Le 26 juillet, 244 d’entre eux arrivent au camp de concentration de Sachsenhausen, camp école des nazis. Ces hommes avaient décidé de ne pas se résigner fac e à l’occupant et au gouvernement d’extrême droite de Vichy. Ils avaient refusé d’alimenter la machine de guerre nazie : ainsi 500 000 tonnes d e charbon ne furent pas extraites durant ces quinze jours de grève. Leur grève fut un des premiers grands actes de Résistance sur le territoire national. Ils étaient ouvriers, mineurs. Ils ont r…

Articles (2 extrait·s du texte)
  • Article 1er Une journée nationale d’hommage aux victimes de la grève patriotique des mineurs de 1941 est instituée en France.
  • Article 2 Le 11 juin est la date retenue en souvenir de la déportation de deux-cent-quarante-quatre d’entre eux, d’abord à la forteresse de Huy puis, quelques jours plus tard, au camp de concentration de Sachsenhausen, près de Berlin.

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

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