Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 4 avril 2023. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.
Déposé sous la 16e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (9 juin 2024). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.
Proposition de loi ordinaireCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.
Ce texte de loi prévoit l'abrogation du service minimum obligatoire en cas de grève dans le secteur des transports publics terrestres. Il modifie le code des transports en supprimant les dispositions qui imposaient un service minimum pendant une grève. L'obligation de notifier à l'avance une intention de participer à une grève est également modifiée. Ces changements visent à supprimer les restrictions sur l'exercice du droit de grève dans ce secteur.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Où en est ce texte ?
Le parcours du texte
- 4 avril 2023 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
Le texte en détails
Dispositions du texte
Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)
MESDAMES, MESSIEURS, Le droit constitutionnel de faire grève est garanti par le septième alinéa du Préambule de la Constitution de 1946. Ce droit est proclamé par le Conseil d’État comme « un principe fondamental de notre temps ». Au moment où notre pays traverse l ’une des plus importantes mobilisations sociales de ces dernières décennies, la réaffirmation du droit de grève, en tant que pierre angulaire de notre démocratie sociale, doit être remise à l’ordre du jour. Aussi, à l ’heure où certains veulent le limiter, l ’encadrer voire le supprimer, nous entendons affirmer par ce dispositif législatif que le droit de grève doit demeurer plein et entier, sans aucune restriction. Arraché par des grèves illégales et violentes au XIX e siècle, il demeure l’outil de pression ultime dont disposent les travailleuses et travailleurs pour revendiquer des droits sociaux ou préserver des conquis sociaux. Si son caractère fondamental ne saurait être dénié, son exercice dans notre droit positif n ’est pas absolu. Ainsi, c’est au nom du « principe de continuité du service public » que la loi du 21 août 2007, est venue imposer un servic e minimum, en cas de grève, dans certains secteurs, avec l’obligation pour les grévistes de notifier leur intention de participer à la grève 48 heures à l ’avance. Cette promotion du principe de continuité des servi ces publics a surtout été le fruit d ’une rhétorique libérale consistant à opposer les travailleurs entre eux puisqu’il est surtout question de g…
Articles (1 extrait·s du texte)
- Article unique Le code des transports est ainsi modifié : 1° L’article L. 1222-2 est ainsi modifié : a) Le 1° est abrogé ; b) Le 5° est complété par les mots : «, à l’exception d’une grève » ; 2° La seconde phrase du troisième alinéa de l’artic le L. 1222-7 est supprimée ; 3° Le chapitre IV du titre II du livre III de la première partie est abrogé.
Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.
Pour aller plus loin
Cosignataires (73)
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)