Rétablir le droit du sol sur l’ensemble du territoire national

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 21 décembre 2023. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Autrice : Andrée TaurinyaLFI · avec 74 cosignataires

Caduque

Déposé sous la 16e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (9 juin 2024). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte de loi prévoit la suppression des dispositions du code civil qui encadraient l'acquisition de la nationalité française par le droit du sol. Il rétablit ainsi le principe selon lequel toute personne née en France peut, sous certaines conditions, devenir française. Les articles abrogés étaient ceux qui imposaient des restrictions à l'acquisition de la nationalité par naissance sur le territoire national. Le texte ne précise pas les nouvelles conditions d'attribution de la nationalité, mais il marque un changement de cadre juridique.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 21 décembre 2023
Identifiant : PIONANR5L16B2022
Dossier législatif : DLR5L16N49128

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 21 décembre 2023 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, « Tout homme né et domicilié en France, âgé de vingt et un ans accomplis […] est admis à l’exercice des droits de citoyen français ». Originalité révolutionnaire, principe fondateur faisant partie intégrante de notre héritage républicain, l’article 4 de la Constitution montagnarde du 24 juin 1793 permettait l’exercice des droits liés à la citoyenneté à condition d’être né et domicilié en France. La nationalité, ce lien d’appartenance tant spirituel que matériel existant entre les membres d’une communauté, n’avait pas encore été conceptualisée. Dans le prolongement de l’idée d’État-nation, le code civil consacrera le lien de filiation comme condition d’attribution de la qualité de Français. Partant, le lien tissé pendant la Révolution entre l’appartenance au peuple et la participation à l’organisation politique fut rompu. La nationalité devint vite perçue et conçue comme attribut de la personne humaine inscrite dans sa chair. La possibilité était toujours offerte pour l’étranger né en France de réclamer la qualité de Français à sa majorité, une situation qui demeure marginale : en effet, le droit offrant aux étrangers un statut civil quasi identique à celui des nationaux, les sujétions relatives au service militaire attachées à ce statut avaient de lourds effets dissuasifs. Ces conceptions biologisantes de la nationalité – très vite confondue avec la citoyenneté – furent abandonnées pour revenir à une conception territoriale. À côté de l’acquisition de la …

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique Les articles 2493, 2494 et 2495 du code civil sont abrogés.

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin