Assurer l’autonomie stratégique de la France pour la production décarbonée d’engrais azotés

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 12 mai 2026. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : Vincent TrébuchetAD · avec 16 cosignataires

En commission

Renvoyée en commission le 17 juin 2026, en attente d'examen ou en cours d'examen.

Commission du développement durable

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Le texte prévoit de considérer comme relevant d’un intérêt public majeur les projets industriels de production d’engrais azotés pour l’agriculture. Il vise à renforcer la capacité de production nationale d’engrais azotés, actuellement insuffisante, afin de réduire la dépendance à l’importation et de sécuriser l’approvisionnement agricole. Il ne précise pas de seuil de production ou de critères spécifiques pour ces projets.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 12 mai 2026
Identifiant : PIONANR5L17B2788
Dossier législatif : DLR5L17N54312

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 12 mai 2026 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Conseil constitutionnel saisine possible
  4. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, La souveraineté alimentaire de la France repose en premier lieu sur la capacité de ses agriculteurs à produire. Or, cette capacité de production présuppose l’accès des professionnels à des intrants essentiels, au premier rang desquels figurent les engrais azotés (qui peuvent être d’origine organique ou minérale). Cette question de l’accès aux engrais azotés constitue un point structurant majeur de notre puissance agricole. Cependant et à ce jour, la France reste importatrice nette d’engrais azotés à hauteur d’environ 4,8 millions de tonnes importées par an versus 0,5 million de tonne exportée tandis que la production nationale est voisine de 2,1 millions de tonnes. Les besoins nationaux en engrais azotés d’origine minérale sont ainsi couverts à hauteur de 33 % seulement par la production française et de 29 % par des pays de l’Union européenne. Les 38 % restants proviennent de pays tiers, principalement Russie, États-Unis, Égypte, Algérie et Trinidad et Tobago, surtout sous formes de solutions azotées et d’urées. Cette situation place notre agriculture dans une situation de vulnérabilité structurelle, tant à l’égard des pays tiers qu’à l’échelon des marchés énergétiques mondiaux. Cette fragilité préoccupante a été brutalement dévoilée à la suite des chocs géopolitiques récents. La guerre en Ukraine a d’abord mis en lumière la dépendance européenne à des intrants stratégiques issus de zones instables ou fortement exposées aux tensions sur les ressources gaz…

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique Après l’article L. 411-2-2 du code de l’environnement, il est inséré un article L. 411-2-3 ainsi rédigé : « Art. L. 411-2-3. – Sont présumées répondre à une raison impérative d’intérêt public majeur, au sens du c du 4° du I de l’article L. 411-2, les projets d’installations industrielles dont l’objet principal est la production d’engrais azotés destinés à l’agriculture, lorsque ces projets : « 1° Contribuent à la sécurité d’approvisionnement en intrants agricoles stratégiques ; « 2° Réduisent la dépendance aux importations de produits ou de matières premières nécessaires à la production d’engrais azotés ; « 3° Reposent sur des procédés de production répondant à des critères de performance environnementale, énergétique et climatique définis par décret en Conseil d’État, en cohérence avec les objectifs de la stratégie nationale bas-carbone mentionnée à l’article L. 222-1 B du code de l’environnement. »…

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Le travail en commission

Rapporteur·e de ce texte, désigné·e par la commission pour l'examiner et le présenter :

Commission : Commission du développement durable et de l'aménagement du territoire

Les amendements déposés

4 amendements ont été déposés sur ce texte (tous en séance publique). C'est là que le texte se façonne, avant les votes solennels.

  • 4 En attente d'examen

Seuls les amendements adoptés et rejetés ont été mis aux voix. Les autres ont été retirés, déclarés irrecevables, rendus sans objet par une adoption antérieure, non défendus, ou pas encore examinés.

Article UNIQUE 3 amendements
  • n° 1 Mme Chantal Jourdan SOC En attente d'examen Supprimer cet article.
  • n° 3 Mme Sylvie Ferrer LFI En attente d'examen Supprimer cet article.
  • n° 4 Mme Lisa Belluco EcoS En attente d'examen Supprimer cet article.
Après l'article UNIQUE 1 amendement
  • n° 2 M. Alexandre Dufosset RN En attente d'examen Après la section 1 bis du chapitre V du titre V du livre II du code rural et de la pêche maritime, est insérée une section 1 ter…

Source : open data de l'Assemblée nationale (jeu « Amendements »). Chaque amendement a sa fiche, qui dit s'il a été mis aux voix et par quel organe.

Pour aller plus loin