Convention n° 184 de l'OIT sur la sécurité et la santé dans l'agriculture

C'est la loi Ce texte est devenu la loi : il a été promulgué le 8 avril 2019.

Voir le vote sur ce texte 29 mars 2019 · adopté · 20 pour, 0 contre

Origine : adopté par l'Assemblée nationale

Promulguée

Texte promulgué le 8 avril 2019. Loi en vigueur.

Projet de ratification des traités et conventions

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Le texte est un projet de loi de ratification, déjà adopté par le Sénat et voté sans modification par l’Assemblée : son article unique autorise la ratification de la convention n° 184 de l’Organisation internationale du travail relative à la sécurité et la santé dans l’agriculture, adoptée à Genève le 21 juin 2001. Le Parlement ne peut pas amender la convention : il l’approuve ou la refuse.

La convention fixe des principes de base de sécurité et de santé pour les travailleurs agricoles : obligations de l’employeur, évaluation des risques, formation, information et consultation des travailleurs, sécurité des machines, protection contre les risques chimiques et biologiques, dispositions pour les jeunes travailleurs et les travailleuses. Seize États l’avaient ratifiée.

Le point qui en fixe la portée : selon le Gouvernement, le droit social agricole français offre déjà un niveau de garantie supérieur à celui qu’exige la convention ; il en attend surtout une meilleure prévention des accidents liés à la co-activité, grâce à une obligation de coopération qui doit mieux informer quelque 160 000 salariés temporaires, apprentis ou saisonniers. Un orateur de la majorité rappelle que la ratification, engagée en 2008, avait été interrompue le temps d’adapter le droit français, la loi d’avenir pour l’agriculture de 2014 ayant levé les obstacles.

Adopté le 29 mars 2019 à l’unanimité des 20 votants : 20 voix pour, aucune contre, aucune abstention.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Le vote : Adopté le 29 mars 2019 : 20 voix pour, aucune contre. Six groupes ont voté pour.

Identifiant : PRJLANR5L15BTA0252
Dossier législatif : DLR5L15N35850

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 28 juin 2017 Dépôt du texte Sénat entrée au Parlement
  2. 19 avril 2018 1re lecture Sénat Adopté

Comprendre les votes

1 vote

Votes de l'Assemblée sur ce texte (1)

Comment les groupes ont voté sur le scrutin décisif (l'article unique du projet de loi autorisant la ratification de la convention n° 184 de l'Organisation internationale du travail relative à la sécurité et la santé dans l'agriculture (première lecture).). Cliquez une barre pour le détail nominatif.

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR29SOC16LT46MODEM306LREM29UDI104LR14NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.

Les avis, pour et contre

Les avis, pour et contre

Les positions exprimées sur le texte, avec les points de vigilance soulevés. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.

Pour le texte, 2
Martine Leguille-BalloyLREMrapporteure de la commission des affaires étrangères

Explique que la convention « a pour but d’assurer aux travailleurs agricoles des garanties en matière de santé et de sécurité au moins équivalentes à celles des autres travailleurs », dans un secteur parmi les plus dangereux, et qu’elle « a surtout pour intérêt aujourd’hui de tirer la sonnette d’alarme ». Souligne qu’il s’agit d’une initiative française de 2001 ratifiée seulement en 2019.

Estime que « Le droit du travail français prend déjà largement en compte les protections énumérées dans cette convention. C’est pourquoi son adoption n’entraînera pas une modification profonde de notre droit. » Cite toutefois l’article 6, qui impose aux États de faire obligation à l’employeur d’assurer la sécurité et la santé des travailleurs, comme appelant une adaptation.

Réserves et nuances, 3

Souhaite la ratification mais regrette que la convention se limite à la santé et à la sécurité au travail, sans traiter des pesticides et des alternatives : « Tous ces sujets devraient être abordés dans la convention. » Demande d’« instaurer des plans de formation qui intègrent le volet environnemental ». Elle vote pour.

Juge que « Dans notre pays, la ratification n’aura pratiquement pas de conséquences, car notre droit du travail est déjà très précis en matière de sécurité », et met en garde contre l’autosatisfaction au regard de la dépression et des suicides chez les agriculteurs : « il ne faut pas trop se gargariser de la ratification de cette convention qui aura peu de portée sur notre sol ». Elle vote pour.

Reproche aux ordonnances de 2017 d’avoir affaibli la santé au travail et dénonce la baisse des moyens de l’inspection du travail, puis annonce : « Nous voterons l’autorisation de ratifier cette convention, car elle constitue tout de même une avancée, que nous ne voulons pas gommer, en dépit de ses limites propres et de celles de l’ambition du Gouvernement ». Il ne figure pas parmi les votants du scrutin.

Prise de parole

Compte rendu intégral de la séance

Le texte en détails

Dispositions du texte

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique Autorise la ratification de la convention n° 184 de l'Organisation internationale du travail sur la sécurité et la santé dans l'agriculture, adoptée à Genève le 21 juin 2001. Est autorisée la ratification de la convention n° 184 de l’Organisation internationale du travail relative à la sécurité et la santé dans l’agriculture, adoptée à Genève le 21 juin 2001, et dont le texte est annexé à la présente loi (1).

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Le travail en commission

Rapporteur·e de ce texte, désigné·e par la commission pour l'examiner et le présenter :

Commission : Commission des affaires étrangères

Pour aller plus loin