Amendement de M. Boucard (LR) · art. 51

75 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 40 voix non atteint. 2 abstentions.
Majoritaire
Participation 14 %

Amendement n° 600 · ART. 51, déposé par M. Boucard LR +21 cosignataires.

L'essentiel : En s’opposant à la privatisation de la Française des Jeux, cet amendement proposait de supprimer l’article l’organisant, son auteur soulignant les dividendes et le financement du sport que l’État en tire.

Texte exact de l'amendement

Supprimer cet article.

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Le présent article vise à organiser la privatisation de la Française des Jeux (FDJ) dont l’État est actionnaire majoritaire à hauteur de 72 %. Or, privatiser la FDJ revient à renoncer à une manne financière importante, ce qui va à l’encontre des intérêts de l’État et des Français. En effet, la FDJ est une entreprise rentable qui constitue une véritable richesse pour les finances publiques. Aussi, sa contribution à la richesse nationale s’élève à 0,2 % du PIB, soit près de 5,3 milliards d’euro en 2017. De plus, la FDJ contribue à elle seule, de par les dividendes qu’elle reverse, à 1 % du budget total de l’État, soit 3,4 milliards d’euros. De plus, La FDJ finance également 80 % du Centre National de Développement du Sport (CNDS). En 2017, ce sont près près de 230 millions d’euros qui ont été redistribué à des clubs sportifs permettant le développement d’infrastructures sportives rendant le sport accessible à tous partout. Par ailleurs, ce rôle de partenaire de la vie associative a pour conséquence de développer l’économie locale et d’être créateur d’emploi. Enfin, ce choix de privatisation va marquer une accélération de la politique commerciale offensive menée par la FDJ, aujourd’hui encadrée par l’État. Au nom d’une logique de rentabilité toujours plus affirmée, la future FDJ privatisée risque de développer une politique plus agressive conduisant au développement d’addictions…

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le compte rendu de la séance ne porte aucun propos sur cet amendement : il a pu être défendu sans un mot de plus, discuté avec d'autres, ou ne pas avoir été présenté séparément.

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 19 juin 2018 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 12 février 2019 1re lecture Sénat Modifié
  3. 21 février 2019 Commission mixte paritaire Accord
  4. 9 avril 2019 Nouvelle lecture Sénat Rejeté
  5. 16 mai 2019 Conseil constitutionnel Partiellement conforme

Ce que change ce texte

Ce projet de loi complète le code de commerce par une section consacrée aux formalités administratives des entreprises et abroge l'article L. 123-9-1. Il autorise le Gouvernement à légiférer par ordonnance afin de simplifier les démarches des entreprises, de réduire les coûts et les délais de traitement et d'améliorer l'accès aux informations. Il ouvre la publication des annonces judiciaires et légales aux publications de presse et aux services de presse en ligne, et non plus aux seuls journaux, et réécrit l'article 2 de la loi du 23 décembre 1982 relative à la formation professionnelle des artisans, qui régit l'immatriculation au répertoire des métiers ou, dans le Bas-Rhin, le Haut-Rhin et la Moselle, au registre des entreprises. Il prévoit que toute personne physique souhaitant exercer une activité professionnelle en nom propre procède à une déclaration lors de la création de l'entreprise. L'extrait disponible s'arrête aux premiers articles du texte.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Les moyens du texte d'ensembleet leur sort
  • Guichet unique électronique de création d'entreprise Adopté

    Mise en place d'un guichet unique en ligne centralisant les formalités de création d'entreprise, en remplacement des multiples réseaux de centres de formalités.

    En vigueur (déploiement progressif jusqu'en 2023).

  • Simplification et relèvement des seuils d'effectifs Adopté

    Regroupement et relèvement des seuils sociaux et fiscaux liés aux effectifs, avec un délai avant que le franchissement d'un seuil ne produise ses effets, pour alléger les obligations des entreprises en croissance.

    Maintenu dans la loi promulguée.

  • Réforme de l'épargne retraite (plan d'épargne retraite) Adopté

    Création d'un plan d'épargne retraite unifié et portable d'un emploi à l'autre, avec davantage de liberté pour récupérer l'épargne sous forme de capital.

    En vigueur.

  • Raison d'être et intérêt social élargi des sociétés Adopté

    Modification des articles 1833 et 1835 du Code civil pour que les sociétés prennent en considération les enjeux sociaux et environnementaux de leur activité et puissent se doter d'une raison d'être.

    En vigueur.

  • Autorisation de privatisations (Française des jeux, Aéroports de Paris) Adopté

    Autorisation de céder la participation majoritaire de l'État dans la Française des jeux et dans Aéroports de Paris.

    Autorisation votée ; la privatisation de la Française des jeux a eu lieu fin 2019, celle d'Aéroports de Paris a été abandonnée.

  • Fin des tarifs réglementés du gaz et de l'électricité Censuré

    Articles mettant fin aux tarifs réglementés de vente du gaz et de l'électricité.

    Articles 213 à 215 censurés comme cavaliers législatifs par la décision n° 2019-781 DC.

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR30SOC46MODEM311LREM32UDI104LR21NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise500
Gauche démocrate et républicaine200
Socialistes et apparentés400
Mouvement Démocrate et apparentés061
La République en Marche0521
UDI, Agir et Indépendants020
Les Républicains700
Non inscrit000
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 7 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Croissance et transformation des entreprises), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Dominique Potier SOC
« Nous allons désormais considérer comme défendus tous les amendements qui ont trait à Aéroports de Paris – ADP –, pour nous concentrer sur d’autres sujets qui nous tiennent à cœur dans ce débat que nous voulons poursuivre autant en profondeur qu’avec allant. »
M. Frédéric Reiss LR
« Cet amendement, proposé par Ian Boucard, vise à rendre obligatoire la conclusion d’un contrat de régulation économique avec l’État, d’une durée limitée à cinq ans, pour Aéroports de Paris, les autres aéroports accueillant plus de 5 millions de passagers par an et les aéroports dotés d’une « caisse d… »
Mme Marie Lebec (rapporteure)
« Défavorable. Cela nous semble une obligation un peu lourde pour les aéroports, notamment pour ceux qui accueillent plus de 5 millions de passagers, dont les redevances sont, de toute façon, validées par l’ASI. »
M. Pierre Dharréville GDR
« Je ne répéterai pas les raisons très éloquentes que nous avons déjà avancées pour repousser la perspective de la privatisation d’ADP que vous nous proposez. »
M. Bruno Le Maire (ministre)
« Je ne vais pas relancer le débat sur le sujet, même s’il est bon que chacun puisse défendre sa position, comme l’ont fait MM. Dharréville, Potier ou Fasquelle. »
M. Alexis Corbière FI
« Nous voterons l’amendement. Nous ne comprenons pas les arguments de M. le ministre selon lesquels nous gagnerions à céder au privé ce qui constitue notre patrimoine. Sa démonstration n’est absolument pas convaincante. »
Mme Laure de La Raudière LC
« Hier après-midi, Charles de Courson a clairement rappelé que les membres du groupe UDI, Agir et indépendants soutient le Gouvernement au sujet de la privatisation d’Aéroports de Paris. »

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue