Projet de loi prorogeant l'application de la loi n? 55-385 du 3 avril 1955 relative a l'etat d'urgence

91 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 76 voix franchi.
NetClivage gauche-droite
Participation 26 %

Le parcours du texte

  1. 22 juin 2017 Dépôt du texte Sénat entrée au Parlement
  2. 4 juillet 2017 1re lecture Sénat Adopté
  3. 6 juillet 2017 1re lecture Assemblée Adopté

Ce que change ce texte

Le texte vise à prolonger la durée d'application de la loi relative à l'état d'urgence. Il s'agit d'une mesure visant à maintenir des dispositions législatives en vigueur depuis 1955.

  • État d'urgence prorogéL'état d'urgence déclaré en novembre 2015 est prorogé à compter du 16 juillet 2017 et jusqu'au 1er novembre 2017. art. 1er
  • Régime de l'article 11La prorogation « emporte, pour sa durée, application du I de l'article 11 » de la loi du 3 avril 1955, sans que le texte en reproduise le contenu. art. 1er
  • Fin anticipée possibleIl peut y être mis fin « par décret en conseil des ministres » avant l'échéance ; « il en est rendu compte au Parlement ». art. 1er
  • Une finalité imposéeLes mesures de l'article 5 de la loi de 1955 ne peuvent désormais être prises que « dans le but de prévenir des troubles à la sécurité et à l'ordre publics ». art. 2
  • Interdiction de séjour resserréeL'interdiction de séjour ne vise plus que la personne dont le comportement « constitue une menace pour la sécurité et l'ordre publics », et l'arrêté « ne peut inclure le domicile de la personne intéressée ». art. 2
  • Motivation de l'arrêtéL'arrêté doit énoncer « la durée, limitée dans le temps, de la mesure » et « les circonstances précises de fait et de lieu qui la motivent ». art. 2
  • Vie familiale considéréeCes mesures « tiennent compte de la vie familiale et professionnelle des personnes susceptibles d'être concernées ». art. 2
  • Référence mise à jourÀ l'article 15 de la loi de 1955, la référence à la loi du 28 février 2017 relative à la sécurité publique est remplacée par celle de la présente loi. art. 3

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

Adopté le 6 juillet 2017 : 137 voix pour, 13 contre. Cinq groupes ont voté pour et deux ont voté contre.

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR31NG47MODEM314LREM35LC100LR17NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise0110
Gauche démocrate et républicaine020
Nouvelle Gauche600
Mouvement Démocrate et apparentés800
La République en Marche9300
Les Constructifs : républicains, UDI, indépendants600
Les Républicains1900
Non inscrit500
Mises au point de vote 39

Sous son analyse de ce scrutin, l'Assemblée publie une rubrique « Mises au point » où des député·es font consigner la position qu'ils avaient voulu prendre. Elle ne rectifie pas le scrutin : le relevé ci-dessus reste le résultat officiel, et l'Assemblée le publie inchangé dans le même document.

  • Caroline Fiat FI Vote enregistré Contre Position déclarée ne pas prendre part au vote

38 autres mises au point émanent de député·es qui ne figurent pas dans le relevé nominatif de ce scrutin : aucun vote n'y est enregistré à leur nom.

Lire la rubrique « Mises au point » sur l'analyse officielle du scrutin ↗

Les avis, pour et contre

Scrutin sur le projet de loi prorogeant l'état d'urgence. Ce texte prolongeait la durée d'application de la loi de 1955. Le vote a eu lieu en première lecture le 6 juillet 2017. Il a été adopté par 137 voix pour, 13 contre et 0 abstention. La majorité des groupes politiques, notamment LAREM, LR, MODEM, LC, NG et NI, se sont prononcés pour. FI s'est opposé.

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Les avis des experts indépendants

Aucune évaluation d'un organisme indépendant (haut conseil, Cour des comptes, instance scientifique...) n'est encore rattachée à ce texte. Le site en ajoute au fil des publications, toujours attribuées et datées.

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Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 8 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Prorogation de l’état d’urgence), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Alexis Corbière FI
« Nous ne pouvons tolérer plus longtemps les conditions dans lesquelles les décisions d’assignation à résidence sont prononcées par le ministre de l’intérieur dans le cadre de l’état d’urgence, qui, M. Collomb nous l’a rappelé ce matin, concernent soixante-deux personnes. »
M. Didier Paris (rapporteur de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République)
« Il s’agit, nous ne le contestons pas, d’un débat intéressant. Il faut néanmoins faire la différence entre les mesures prises dans le cadre de l’état d’urgence et les décisions judiciaires, qui donnent lieu, vous avez raison, à un débat préalable. »
M. Gérard Collomb (ministre d’État, ministre de l’intérieur)
« Je souligne tout d’abord qu’en matière d’assignation, le tribunal administratif a prononcé moins de dix annulations, soit un nombre limité, puisque 90 % des mesures ont été confirmées par le juge. Pourquoi ne prévient-on pas l’intéressé ? »
M. Éric Ciotti LR
« Les deux amendements visent à lever des obstacles à l’application concrète de dispositions de protection prévues dans le cadre de l’état d’urgence, à savoir l’assignation à résidence et le placement sous surveillance électronique. »
M. Yves Jégo LC
« Je soutiens cet amendement. Vous avez annoncé une décision pour l’avenir, monsieur le ministre, mais quid du passé ? Nous nous sommes aperçus avec surprise, et selon vos propres dires, qu’une centaine de personnes fichées au FSPRT étaient en même temps des détenteurs officiels d’armes. »
M. Sébastien Chenu NI
« Monsieur le rapporteur, les mots ont un sens. Je vous ai entendu parler précédemment de personnes éprouvant des difficultés au regard de notre conception de l’ordre public. »
Mme Marietta Karamanli SOC
« Monsieur le président, monsieur le ministre, mes chers collègues, il s’agit de la sixième prorogation et, sur tous les bancs de cet hémicycle, nous espérons que ce puisse être la dernière. Comme l’a reconnu le Conseil d’État, le niveau de menace demeure élevé. »
Mme Laurence Vichnievsky DEM
« Monsieur le président, je comprends que, dans cette enceinte, il faut se répéter, souvent. Comme beaucoup d’entre nous, j’ai assisté aux débats depuis ce matin et j’ai entendu se répéter les mêmes arguments à de nombreuses reprises. »

Le passage en commission

17 amendements examinés en commission, dont 0 adopté.

Rapporteur·e·s de ce texte

Commission : Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République

Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par la commission Lois. 17 amendements y ont été déposés, aucun n'a été adopté. En séance, 21 amendements ont été discutés sur ce texte.

16 rejetés1 non soutenus

Qui dépose, et qui fait adopter

3 groupes ont déposé des amendements en commission, et aucun n'a été adopté. Le détail des dépôts est ci-dessous.

La commission n'a adopté aucun amendement : le texte est arrivé en séance tel qu'elle l'avait reçu.

Où la commission a le plus changé le texte

Pour situer : sur les 380 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 149 amendements et 33 adoptés.

Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).

Le texte en détails

3 articles

Les documents officiels de ce texte :

le texte voté (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le texte déposé (PDF) ↗ la fiche du texte déposé le rapport de commission n° 17 ↗

Les 3 articles du texte adopté, chacun replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient).

  • Article 1er Proroge jusqu'au 1er novembre 2017 l'état d'urgence, y applique une disposition de la loi de 1955 et permet d'y mettre fin par décret, compte rendu au Parlement. 84 com. / 4 séance

    Proroge jusqu'au 1er novembre 2017 l'état d'urgence, y applique une disposition de la loi de 1955 et permet d'y mettre fin par décret, compte rendu au Parlement.

    8 amendements déposés sur cet article : 4 en commission, puis 4 en séance.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 2 Borne à la prévention des troubles certaines mesures d'état d'urgence, attentives aux vies familiale et professionnelle, et réserve l'interdiction de séjour, temporaire, hors domicile, aux personnes jugées menaçantes.

    Borne à la prévention des troubles certaines mesures d'état d'urgence, attentives aux vies familiale et professionnelle, et réserve l'interdiction de séjour, temporaire, hors domicile, aux personnes jugées menaçantes.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 3 Description : Remplace, à l'article 15 de la loi du 3 avril 1955 sur l'état d'urgence, la référence à la loi du 28 février 2017 par la loi de prorogation.

    Description : Remplace, à l'article 15 de la loi du 3 avril 1955 sur l'état d'urgence, la référence à la loi du 28 février 2017 par la loi de prorogation.

    lire le texte officiel ↗

Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue