Amendement de Mme Beauvais · après art. 4 BIS

62 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 28 voix non atteint. 4 abstentions.
Majoritaire
Participation 10 %

Amendement n° 143 · APRÈS ART. 4 BIS, déposé par Mme Beauvais +21 cosignataires.

L'essentiel : Les avantages en nature offerts par un employeur pour favoriser la pratique sportive en entreprise n’auraient plus été considérés comme une rémunération soumise aux cotisations sociales, cet amendement invoquant le rôle du sport en santé publique.

Texte exact de l'amendement

I. – La sous‑section 1 de la section 1 du chapitre 2 du titre 4 du livre 2 du code de la sécurité sociale est complétée par un article L. 242‑4‑5 ainsi rédigé : « Art. L. 242‑4‑5 . – N’est pas considéré comme une rémunération, au sens de l’article L. 242‑1, l’avantage en nature fourni par l’employeur afin de favoriser la pratique sportive en entreprise ou au nom de l’entreprise ainsi que la pratique du sport‑santé. » II. – La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts. III. – La perte de recettes pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration des droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Loin de se résumer à quelques résultats de match en fin de journal télévisé et/ou dans la presse quotidienne, le sport est une réalité faite d’enjeux importants. Avec plus d’un français sur deux qui pratiquent et plus de 16 millions de licenciés, le sport apparaît d’abord comme un enjeu social très fort. Enjeu social, certes, mais pas seulement. Le sport doit aussi s’apprécier au travers de son rôle en matière de santé publique. L’objet du présent amendement est donc de renforcer et développer ce dernier aspect notamment en soutenant les entreprises qui facilitent et soutiennent l’activité sportive de leurs salariés. Ainsi, il est proposé de modifier les dispositions du code de la sécurité sociale de telle sorte que l’Union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d’allocations familiales (URSSAF) ne remette pas en cause le régime fiscal et social de la mise à disposition gratuite aux salariés d’une salle de sports. En effet, l’URSSAF considère que la mise à disposition d’un tel équipement constitue un avantage en nature et qu’à ce titre celui‑ci doit être assujetti au recouvrement des cotisations sociales. Afin de favoriser la pratique sportive et donc les effets bénéfiques du sport sur la santé, le présent amendement vise à modifier les dispositions du code de la sécurité sociale afin que ne soit pas considéré comme une rémunération, au sens de la détermination…

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 26 janvier 2021 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 19 janvier 2022 1re lecture Sénat Modifié
  3. 31 janvier 2022 Commission mixte paritaire Accord
  4. 16 février 2022 Nouvelle lecture Sénat Rejeté

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Ce texte de loi vise à renforcer l'accès à la pratique du sport et des activités physiques adaptées, notamment en modifiant les dispositions légales relatives à la prise en charge par l'assurance maladie. Il prévoit également des mesures pour améliorer la gouvernance des fédérations sportives, notamment en matière de parité dans les instances dirigeantes et en définissant des règles pour la composition des assemblées générales. Enfin, il introduit des dispositions concernant l'aménagement des écoles publiques pour favoriser l'accès aux équipements sportifs.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR29SOC18LT58DEMdivisé269LREM21AGIR18UDI104LR23NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise200
Gauche démocrate et républicaine000
Socialistes et apparentés100
Libertés et Territoires200
Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés223
La République en Marche4341
Agir ensemble200
UDI et Indépendants100
Les Républicains400
Non inscrit000

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 143 en séance (Démocratiser le sport en France), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

Mme Valérie Beauvais LR
« Avec plus d’un Français sur deux pratiquant une activité sportive et plus de 16 millions de licenciés, le sport apparaît comme un enjeu social très fort, mais il doit aussi s’apprécier au travers de son rôle en matière de santé publique. L’objet du présent amendement est de renforcer et développer ce dernier aspect, notamment en soutenant les entreprises qui facilitent et soutiennent l’activité sportive de leurs salariés. Il est ainsi proposé de modifier les dispositions du code de la sécurité sociale, de telle sorte que l’Urssaf ne remette pas en cause le régime fiscal et social de la mise à disposition des salariés d’une salle de sport à titre gratuit. »
Mme Céline Calvez (rapporteure)
« Vous voulez exclure de l’assiette des charges sociales l’équipement sportif mis à disposition des salariés par l’employeur. Compte tenu de son impact potentiel sur les ressources de la sécurité sociale, une telle mesure mériterait d’être évaluée… […] …et je trouve qu’il serait plus sage d’en débattre dans le cadre du PLFSS. Ce sera donc un avis défavorable. »
Mme Roxana Maracineanu (ministre déléguée)
« Il sera défavorable pour les raisons que la rapporteure vient d’exposer. Certes, l’amendement que vous venez de défendre et notre travail poursuivent le même objectif,… […] …mais il n’a pas sa place dans ce texte. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 8 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Démocratiser le sport en France), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Régis Juanico SOC
« Si vous le permettez, je présenterai simultanément l’amendement n o 285. Comme vous le savez, les conférences régionales du sport – CRS – sont en cours d’installation dans nos territoires. »
Mme Céline Calvez (rapporteure de la commission des affaires culturelles et de l’éducation pour le titre Ier)
« Vous soulignez que les CRS ont déjà de nombreuses missions. Celle-ci me paraît toutefois fondamentale. Nous allons justement devoir définir les savoirs sportifs fondamentaux. »
Mme Roxana Maracineanu (ministre déléguée chargée des sports)
« Vous connaissez l’importance que Jean-Michel Blanquer et moi-même accordons à ces trois notions – savoirs sportifs fondamentaux, savoir rouler et savoir nager. Je suis donc opposée à la suppression de l’alinéa 5. Vous avez raison néanmoins de souligner qu’une explication est nécessaire. »
M. Michel Larive FI
« J’irai dans le sens de Mme la ministre – enfin, surtout dans le sens de Régis Juanico ! J’aimerais connaître la définition des savoirs sportifs fondamentaux. La natation, par exemple, en est-elle un ? Lorsque nous avons déposé des amendements à ce sujet, ils ont été jugés irrecevables. »
Mme Maud Petit MODEM
« Je vais sans doute vous embêter un peu, mes chers collègues, madame la ministre déléguée, mais je m’interroge. Tout à l’heure, vous m’avez indiqué que le terme « notamment » pouvait soulever des difficultés… »
M. Éric Pauget LR
« J’irai dans le même sens que mes deux collègues. Pourquoi avoir saucissonné sur trois jours la discussion du seul texte de la législature consacré à la politique sportive ? Un petit bout hier, un petit bout cet après-midi, un autre demain ! »
M. Pierre-Yves Bournazel AGIR
« La loi de 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises, dite loi PACTE, a permis aux entreprises d’inscrire dans leur statut une raison d’être, à savoir une ambition d’intérêt général qu’elles entendent poursuivre dans le cadre de leur activité. »
M. Michel Castellani LT
« Juste un mot pour apporter mon soutien à l’amendement de M. Dharréville, sans rancune – car l’école Canto Perdrix 2, de Martigues, a battu l’école de Charles Andrei, de Bastia, en finale –, parce qu’il s’agit de très belles idées, que Pierre Dharréville a très bien résumées dans son amendement. »

Pour aller plus loin

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