Amendement de M. Quatennens · après art. 26

83 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 20 voix non atteint. 2 abstentions.
Majoritaire
Participation 7 %

Amendement n° 1891 · APRÈS ART. 26, déposé par M. Quatennens +16 cosignataires.

L'essentiel : Cet amendement réclamait un rapport, sous douze mois, chiffrant le coût d’une extension de l’assurance chômage aux salariés touchés par des pathologies psychiques liées à l’épuisement professionnel, le « burn-out » selon ses auteurs.

Texte exact de l'amendement

Le Gouvernement remet au Parlement, dans un délai de douze mois à compter de la promulgation de la présente loi, un rapport d’information ayant pour objectif de chiffrer le coût de l’extension de l’indemnisation chômage aux salariés qui font état d’une ou plusieurs pathologies psychiques relevant de l’épuisement professionnel.

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Chaque année en France, 400 000 personnes souffrent de troubles psychiques liés au travail et seulement 500 parviennent à les faire reconnaître comme maladie professionnelle en raison du parcours de combattant nécessaire pour y parvenir. Dans notre pays, 3,2 millions de personnes sont confrontées à un risque élevé de burn-out. Les auteurs de cet amendement ont déjà déposé une proposition de loi visant à la reconnaissance comme maladies professionnelles des troubles psychiques résultant du syndrome d’épuisement professionnel mais cette proposition avait été rejetée par le gouvernement et sa majorité. Pourtant, ces troubles psychiques ont un effet direct sur la santé des salariés qui en sont victimes. Ils sont souvent tenus de se maintenir en poste malgré leur incapacité au travail et ne peuvent bénéficier d’une indemnisation suffisante par la branche AT-MP de l’assurance maladie. Dans la même logique que leur proposition de loi, les auteurs de cet amendement entendent donc permettre aux salariés victimes de burnout de bénéficier d’une indemnisation suffisante pour envisager sereinement un retour à l’emploi après rémission. C’est l’objet de leur volonté d’étendre les droits à indemnisation par l’assurance chômage aux salariés démissionnaires et faisant état d’un trouble psychique résultant du syndrome d’épuisement professionnel sur présentation d’un certificat de la médecine du…

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 27 avril 2018 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 16 juillet 2018 1re lecture Sénat Modifié
  3. 16 juillet 2018 Commission mixte paritaire Accord
  4. 30 juillet 2018 Nouvelle lecture Sénat Rejeté
  5. 4 septembre 2018 Conseil constitutionnel Partiellement conforme

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le texte transforme le compte personnel de formation, dont les droits seraient comptabilisés en euros et non plus en heures. Il retouche le régime de l'apprentissage en précisant que celui-ci contribue à l'insertion professionnelle et en supprimant la référence aux seuls jeunes. Il porte aussi sur le conseil en évolution professionnelle, sur la définition et la qualité des actions de formation et sur le plan de développement des compétences, la matière fournie indiquant que plus de 75 000 organismes de formation avaient déclaré une activité en 2016. Selon l'exposé des motifs, le Gouvernement engage par ce texte une transformation du système de formation professionnelle initiale et continue ainsi qu'une réforme de l'assurance chômage, celle-ci visant à faire peser sur les employeurs le coût social du recours aux contrats à durée déterminée et aux licenciements.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR30NG47MODEM313LREM32UDI102LR20NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise200
Gauche démocrate et républicaine200
Nouvelle Gauche100
Mouvement Démocrate et apparentés030
La République en Marche0270
UDI, Agir et Indépendants002
Les Républicains030
Non inscrit000

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 1891 en séance (Liberté de choisir son avenir professionnel), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

Mme Mathilde Panot FI
« Je vais essayer, chers collègues, de vous convaincre avec un dernier amendement, qui élargit le dispositif aux victimes d’épuisement professionnel. Si, dans notre pays, 400 000 personnes souffrent chaque année de troubles psychiques liés au travail, seules 500 d’entre elles parviennent à les faire reconnaître comme maladie professionnelle. Les démarches permettant une telle reconnaissance s’apparentent à un véritable parcours de combattant. Pourtant, 3,2 millions de Français sont confrontés à un risque élevé de burn out . »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 9 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Liberté de choisir son avenir professionnel), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Emmanuelle Fontaine-Domeizel LREM
« C’est son anniversaire, mais cela va être sa fête ! Vous aviez soulevé plusieurs questions, cher collègue. Vous avez notamment dit qu’il faudrait commencer par améliorer ce qui existe. »
M. Stéphane Viry LR
« Nous souhaiterions apporter au texte une précision visant à permettre, d’une part, au salarié démissionnaire d’élaborer un projet complet, d’autre part, à Pôle emploi d’assurer correctement sa mission de contrôle. »
M. Aurélien Taché (rapporteur de la commission des affaires sociales)
« Selon moi, le projet de reconversion comprend nécessairement une description du projet professionnel et du plan d’actions envisagé. À défaut, je ne vois pas bien en quoi il pourrait consister. Je pense donc que l’amendement est satisfait. Avis défavorable. »
Mme Albane Gaillot EDS
« Fin 2014, le nombre de travailleurs indépendants s’établissait à 3,3 millions d’individus, avec un taux de croissance annuel moyen de 2,2 % entre 2008 et 2015, alors que le salariat était en stagnation sur la même période. »
Mme Muriel Pénicaud (ministre)
« Le huitième alinéa de l’article 28 inclut parmi les faits générateurs du droit à l’allocation des travailleurs indépendants les cas de divorce ou de rupture de pacte civil de solidarité pour les conjoints associés. »
Mme Michèle de Vaucouleurs DEM
« La création d’une indemnisation forfaitaire pour les indépendants est une nouveauté, qui répond à une volonté d’universalisation de l’assurance chômage. L’indemnisation prévue est hors du droit commun de l’assurance chômage. Il convient donc d’en analyser l’impact et le coût. »
M. Pierre Dharréville GDR
« Il y a quelque temps, nous avons également formulé des propositions pour lutter contre le recours aux contrats courts et la dépréciation du CDI. Nous ferons encore d’autres propositions en ce sens. »
Mme Mathilde Panot FI
« Madame la ministre, vous dites que vous voulez limiter le recours aux contrats courts, donc éviter que des entreprises ne paient pour les autres. »
M. Paul Christophe UDI
« Le fait d’indiquer les démarches actives de recherche d’emploi effectuées par le demandeur d’emploi permet au conseiller de Pôle emploi d’avoir un regard sur le parcours de recherche, de mieux appréhender les obstacles que le demandeur d’emploi peut rencontrer lors de ses candidatures et de mieux l’… »

Pour aller plus loin

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