Amendement de M. Gouffier Valente et Mme Lebec (LAREM) · art. 1er

60 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 108 voix non atteint.
Disputé
Participation 37 %

Amendement n° 7 · ART. PREMIER, déposé par M. Gouffier Valente et Mme Lebec RE +1 cosignataire.

L'essentiel : L’entrée en vigueur de l’article premier aurait été reportée au 1er janvier 2028, délai présenté par ses auteurs comme nécessaire à la réorganisation des administrations concernées.

Texte exact de l'amendement

Compléter cet article par l’alinéa suivant : « II. – Le présent article entre en vigueur le 1 er janvier 2028. »

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Amendement de repli. Revenir sur la stratégie de modernisation et de transformation numérique des services publics pour garantir un accueil physique en toute circonstance et un droit opposable pour les usagers, comme le propose la présente proposition de loi, implique un bouleversement de l'organisation des administrations et de l'Etat. Un délai d'application des dispositions est donc nécessaire, comme le prévoit le présent amendement.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 17 octobre 2023 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 30 novembre 2023 1re lecture Assemblée Adopté

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Ce texte de loi prévoit de modifier le code des relations entre le public et l’administration afin de garantir que les usagers ne soient pas contraints de recourir à des procédures dématérialisées. Il introduit une disposition qui reconnaît le droit des citoyens à accéder à des services publics physiques. De plus, il prévoit des mesures de financement pour compenser la charge financière engendrée par ces dispositions, à la charge de l’État et des collectivités territoriales.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
75LFI22GDR23EcoS31SOC21LIOT51DEM170RE30HOR62LR88RN4NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouvelle Union Populaire écologique et sociale0730
Gauche démocrate et républicaine - NUPES060
Écologiste - NUPES070
Socialistes et apparentés (membre de l’intergroupe NUPES)0110
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires010
Démocrate (MoDem et Indépendants)2100
Renaissance6110
Horizons et apparentés400
Les Républicains020
Rassemblement National0270
Non inscrit010

Ce qui s'est dit lors de cette discussion

Le compte rendu a ouvert une seule discussion pour cet amendement et les amendements nos 5, 6 : les propos ci-dessous portent sur l'ensemble, et peuvent nommer un autre de ces numéros que celui de ce vote. Ils sont repris tels quels du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où ils ont été prononcés.

M. Guillaume Gouffier Valente RE
« Revenir sur la stratégie de modernisation et de transformation numérique des services publics pour garantir un accueil physique en toutes circonstances et en faire un droit opposable pour les usagers, comme le préconise la proposition de loi, implique un bouleversement de l’organisation des administrations et de l’État, à qui un délai sera nécessaire. Je propose donc, dans l’amendement n o 5, de repousser au 1 er janvier 2032 l’entrée en vigueur de l’article 1 er . Les amendements n os 6 et 7, de repli, fixent respectivement cette date au 1 er janvier 2030 et au 1 er janvier 2028. »
Mme Danièle Obono (rapporteure)
« Ces trois amendements visent à repousser la date d’entrée en vigueur des dispositions du texte. Nous sommes tous convenus de la nécessité et de l’importance de garantir un accès physique aux services publics : pour nos concitoyens qui rencontrent chaque jour des difficultés, il y a urgence. Même si je comprends votre intention, nous ne voulons pas repousser plus que nécessaire l’entrée en vigueur de la loi. Je vous demande donc de bien vouloir retirer les amendements ; à défaut, j’émettrai un avis défavorable. »
Mme Sabrina Agresti-Roubache (secrétaire d’État)
« Comme je l’ai dit dans mon intervention liminaire, cette proposition de loi, déconnectée de la réalité, vient à rebours de la stratégie et de l’action menées par le Gouvernement depuis plusieurs années. Repousser l’entrée en vigueur des dispositions me semble donc plutôt pertinent ; néanmoins, je m’en remets à la sagesse de l’Assemblée. »
Mme Nadia Hai RE
« Je n’avais pas prévu de prendre la parole,… […] …mais j’ai changé d’avis en écoutant Mme Grangier s’élever contre le recours à des volontaires en service civique dans les maisons France Services. Je m’interroge, madame Grangier : y avez-vous déjà mis les pieds ? Avez-vous déjà rencontré des jeunes en service civique ? L’objectif premier du service civique est d’assurer une mission d’intérêt général. Quelle plus belle mission d’intérêt général que celle de rendre service à nos concitoyens en assurant un accueil dans les services publics de proximité ? Ce n’est pas la peine de faire des sauts de puce, chers collègues ! Laissez-moi vous expliquer comment les choses se passent concrètement. »
M. Benoit Mournet RE
« Le renforcement des services public – qu’il s’agisse de la police, de la justice, de la gendarmerie, de l’école ou de la santé – est au cœur des priorités de notre majorité ; je vais vous faire une confidence : c’est d’ailleurs exactement pour cette raison que je me suis engagé en politique. Avec cette proposition de loi, vous validez, en quelque sorte, notre décision de créer 2 500 maisons France Services dans l’objectif d’assurer le dernier kilomètre en matière d’accès aux services publics. Je me réjouis d’ailleurs de l’ouverture prochaine d’une maison France Services à Luz-Saint-Sauveur, annoncée cette semaine. »
Mme Géraldine Grangier RN
« Nous pensons nous aussi qu’il est urgent de soutenir nos services publics, et voterons donc contre ces trois amendements. Les maisons France Services dont on fait tant l’éloge se substituent, en réalité, à des services publics qui, petit à petit, ont disparu de nos cités et de nos campagnes parce que nous ne finançons plus le remplacement de fonctionnaires des CAF, de la sécurité sociale, ou encore de la MSA, partis à la retraite. […] …les gens qui ne correspondent à aucun des cas de figure prévus n’auront pas d’interlocuteur et ne recevront donc pas de réponse. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 6 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Réouverture des accueils physiques dans les services publics), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Danièle Obono (rapporteure de la commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l’administration générale de la République)
« Les services publics sont notre patrimoine collectif. Ils sont le produit de luttes et conquêtes sociales, de la Révolution française au Conseil national de la Résistance. »
Mme Sabrina Agresti-Roubache (secrétaire d’État chargée de la citoyenneté et de la ville)
« Nous allons donc examiner ce soir votre proposition de loi, madame la rapporteure, tendant à la réouverture des accueils physiques dans les services publics. Si de prime abord, l’objectif est légitime,… »
Mme Mathilde Panot LFI
« Je me fonde sur l’article 100 relatif à la bonne tenue des débats. Madame la secrétaire d’État, je trouve très choquant, vu l’importance de ce texte qui concerne 20 % de nos concitoyens – 8 millions de personnes, dans notre pays, souffrent d’illectronisme et n’arrivent pas à avoir accès aux services… »
M. Aurélien Saintoul LFI
« Il n’y a pas de République sans service public. Nos concitoyens le savent et le sentent bien, eux qui y sont tous si attachés ; nous le répétons si souvent dans cet hémicycle. Le service public, c’est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas. »
Mme Mathilde Desjonquères DEM
« Ces dix dernières années, la transformation numérique des services publics s’est accélérée en France pour s’imposer comme une nouvelle norme du service public, au centre de la modernisation de l’État. »
M. Mickaël Bouloux SOC
« Face à la dématérialisation des services publics et à la rupture d’accès aux droits que ce phénomène induit, notamment pour les personnes âgées mais également pour celles qui sont en situation de précarité, la proposition de loi dont nous débattons aujourd’hui entend mettre à la charge de l’administ… »

Pour aller plus loin

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