Amendement de Mme Brulebois (LAREM) · art. 4 BIS A

59 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 50 voix franchi. 4 abstentions.
DisputéClivage gauche-droite
Participation 18 %

Amendement n° 1430 · ART. 4 BIS A, déposé par Mme Brulebois EPR.

L'essentiel : Cet amendement supprime l’article qui prolongeait jusqu’en 2030 l’expérimentation des marchés globaux de performance énergétique à paiement différé, son auteure y voyant une atteinte à l’accès des très petites entreprises du bâtiment.

Texte exact de l'amendement

Supprimer cet article.

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Cet amendement vise à supprimer l’article 4 bis A qui proroge pour cinq années supplémentaires, soit jusqu’au 31 décembre 2030, l’expérimentation de marchés globaux de performance énergétique à paiement différé (MGPEPD) dans le domaine des travaux de rénovation énergétique. En effet, la passation de MGPEPD est une fois de plus une atteinte manifeste au principe d’allotissement des marchés et un outil de captation des marchés publics au détriment des très petites entreprises du bâtiment. Ce dispositif permet à un acheteur de confier à un seul opérateur économique une mission globale portant sur des travaux de performances énergétiques au périmètre extrêmement large. Le développement actuel de ce type de marchés a pour conséquence de restreindre considérablement de plus en plus l’accès des TPE à la commande publique, de leur collectivité. A ce titre, cet article introduit une nouvelle extension de ce périmètre aux opérations d’autoconsommation individuelle telles que définies à l’article L. 315-1 du Code de l’Energie. Or, l’allotissement, qui consiste à diviser les marchés publics en plusieurs lots, est, en plus d’être un principe structurant des marchés publics, un outil essentiel pour garantir l’accès des très petites entreprises aux marchés publics. Cet article va à l’encontre de l’esprit du présent projet de loi qui entend soutenir les très petites entreprises. Les entrepris…

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 24 avril 2024 Dépôt du texte Sénat entrée au Parlement
  2. 22 octobre 2024 1re lecture Sénat Adopté
  3. 7 avril 2026 Commission mixte paritaire Accord
  4. 14 avril 2026 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté
  5. 15 avril 2026 Commission mixte paritaire Adopté
  6. 21 mai 2026 Conseil constitutionnel Partiellement conforme
Entrer dans les travaux : T1 20258T2 20251

Ce que change ce texte

Le texte allège plusieurs obligations déclaratives et formalités. Il remplace, pour l'application des taux réduits de taxe sur la valeur ajoutée à certains travaux, l'attestation écrite du client par une certification portée sur le devis ou la facture. Il abroge la déclaration prévue à l'article 238 bis du code général des impôts et retire celle-ci du champ de l'article 1729 B du même code. Il ramène de six à trois le délai prévu au II de l'article L. 18 du livre des procédures fiscales et précise que le silence de l'administration vaut accord tacite sur la valeur proposée. Il abroge aussi le chapitre préliminaire du titre II du livre Ier du code de la recherche et procède aux coordinations correspondantes.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Les moyens du texte d'ensembleet leur sort
  • Faire disparaître les formulaires CERFA Adopté

    La loi engage la suppression progressive des formulaires administratifs CERFA au profit de démarches en ligne, avec un objectif de dématérialisation complète d'ici 2030.

  • Créer un « test entreprises » sur les normes nouvelles Adopté

    Un conseil de la simplification évalue l'impact administratif et financier des nouvelles normes sur les entreprises.

  • Accélérer l'implantation des centres de données Adopté

    Certains data centers peuvent être qualifiés de « projet d'intérêt national majeur », ce qui ouvre des procédures accélérées.

    Qualification validée par le Conseil constitutionnel (décision n° 2026-903 DC du 21 mai 2026).

  • Simplifier le bulletin de paie Écarté

    Une réduction du nombre de lignes du bulletin de paie avait été proposée par le gouvernement.

    Retirée pendant la navette parlementaire, à la demande du Sénat.

  • Supprimer les zones à faibles émissions (ZFE) Censuré

    Un amendement introduit dans le texte supprimait les zones à faibles émissions dans les grandes agglomérations.

    Censuré par le Conseil constitutionnel comme « cavalier législatif » ; les ZFE restent donc en vigueur (décision n° 2026-903 DC du 21 mai 2026).

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
71LFI17GDR38EcoS66SOC23LIOT36DEM94EPR33HOR48DRdivisé16UDR123RN11NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouveau Front Populaire0120
Gauche Démocrate et Républicaine010
Écologiste et Social070
Socialistes et apparentés090
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires110
Les Démocrates020
Ensemble pour la République910
Horizons & Indépendants013
Droite Républicaine431
UDR700
Rassemblement National4000
Non inscrit010

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 1430 en séance (Simplification de la vie économique), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

Mme Danielle Brulebois EPR
« Il vise à supprimer l’article 4 bis A, qui tend à proroger pour cinq années, soit jusqu’au 31 décembre 2030, l’expérimentation des MGPEPD dans le domaine des travaux de rénovation énergétique. La passation de MGPEPD constitue en effet une atteinte au principe d’allotissement des marchés publics et un outil de captation de ceux-ci au détriment des très petites entreprises du bâtiment. Ce dispositif permet à un acheteur de confier à un seul opérateur économique une mission globale portant sur des travaux de performances énergétiques au périmètre très large, que l’article prévoit même d’étendre aux opérations d’autoconsommation individuelle telles que définies à l’article L. »

Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 6 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Simplification de la vie économique), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Lisa Belluco ECOS
« Je constate tout d’abord, monsieur le président, que vous êtes puni puisque c’est toujours vous qui présidez les séances qui se tiennent la veille des jours fériés et des trêves parlementaires ! »
M. Stéphane Travert (rapporteur de la commission spéciale)
« Avis défavorable : l’amendement vise tout simplement à abroger l’article L. 300-6-2 du code de l’urbanisme relatif aux projets d’intérêt national majeur. Or c’est dans le cadre de cet article que nous souhaitons nous inscrire s’agissant du maillage des data centers que nous prévoyons. »
Mme Anne Stambach-Terrenoir LFI
« Je soutiens cet amendement. Si l’on en croit la définition, un projet d’intérêt national majeur est un « projet industriel qui revêt, eu égard à son objet et à son envergure, notamment en termes d’investissement et d’emploi, une importance particulière pour la transition écologique ou la souverainet… »
M. Hervé de Lépinau RN
« La notion de projet d’intérêt national majeur permet de qualifier des projets qui se développent dans un espace naturel. En mettant en avant un tel critère, on justifie l’intérêt d’une opération au regard des dispositions du code de l’urbanisme. »
M. Ian Boucard (président de la commission spéciale)
« Rappel au règlement sur le fondement de l’article 100, concernant la bonne tenue des débats. La question de savoir si l’on peut multiplier les prises de parole sur des sujets très importants s’est posée dès la première semaine d’examen du texte. »
M. Matthias Renault RN
« Si les centres de données ne s’installent pas en France, par définition, il n’y aura pas de souveraineté française sur les centres de données. Nous ne sommes évidemment pas défavorables au développement d’un cloud souverain, et de solutions souveraines pour les centres de données français. »

Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue