Droit fondamental à l'IVG

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 1er juillet 2019. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : Luc CarvounasSOC · avec 49 cosignataires

Caduque

Déposé sous la 15e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (21 juin 2022). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.

↪ Repris sous la 16e législature : protéger l'IVG

Projet ou proposition de loi constitutionnelle

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte propose d'insérer un nouvel article dans la Constitution, afin de garantir le droit fondamental à l'interruption volontaire de grossesse. Il interdit à toute personne de nuire ou d'entraver ce droit. Cette disposition vise à assurer une protection juridique suprême pour ce droit, en le consacrant au niveau constitutionnel. Elle ne précise pas de conditions ou de limites à l'exercice de ce droit.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 1er juillet 2019
Identifiant : PIONANR5L15B2086
Dossier législatif : DLR5L15N37600

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 1er juillet 2019 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, L’objet de la présente proposition de loi constitutionnelle vise à protéger le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse (IVG), en l’inscrivant dans notre Constitution et en empêchant quiconque de pouvoir entraver l’exercice de ce droit fondamental. Le droit à l’interruption volontaire de grossesse est une conquête politique – démocratique et laïque – qui est un marqueur fort de l’égalité femme-homme de notre société. Loin d’être évident, ce droit a été conquis de haute lutte, et il convient d’être constamment vigilant pour qu’il ne soit pas remis en cause. Il est d’ailleurs durement balloté entre l’affaiblissement des services publics d’une part, et le retour de multiples ingérences religieuses d’autre part. L’interruption volontaire de grossesse était d’ailleurs considérée comme un « crime contre l’État » jusqu’en 1942, puni de la peine de mort. C’est en 1971, grâce à un manifeste porté par « 343 courageuses » - qui avaient eu à connaître dans leur vie le douloureux épisode de l’IVG - que le débat public a enfin avancé. Et ce n’est qu’en 1975 que la loi Veil a permis aux femmes d’enfin disposer librement de leur corps. Mais rappelons que c’est seulement en 1979 que la légalisation de l’IVG intervient définitivement ; il est remboursé à partir de 1983 ; l’autorisation parentale et l’allongement du délai sont adoptés en 2001 ; en 2016, sous la précédente majorité, il est pris en charge à 100 % par l’Assurance maladie ; enfin, en 2017, le …

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique Le titre VIII de la Constitution est complété par un article 66-2 ainsi rédigé : « Art. 66-2. – Nul ne peut entraver le droit fondamental à l’interruption volontaire de grossesse. »

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin