Rétablir le cumul de mandat de député ou de sénateur avec le mandat de maire d’une commune ou de président d’un établissement public de coopération intercommunale de moins de 25 000 habitants

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 9 novembre 2022. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : Pierre Morel-À-L'HuissierLIOT · avec 31 cosignataires

Caduque

Déposé sous la 16e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (9 juin 2024). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.

Projet ou proposition de loi organique

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte modifie les règles d'incompatibilité entre les mandats de député ou de sénateur et les fonctions exécutives locales. Il permet désormais le cumul du mandat de député ou de sénateur avec celui de maire d'une commune ou de président d’un établissement public de coopération intercommunale, à condition que la commune ait moins de 25 000 habitants. L’article L.O. 141-1 du code électoral est ainsi précisé pour exclure ces communes de l’interdiction de cumul. Cette modification s’applique uniquement aux communes de moins de 25 000 habitants, sans extension aux communes plus importantes.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 9 novembre 2022
Identifiant : PIONANR5L16B0448
Dossier législatif : DLR5L16N46659

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 9 novembre 2022 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, Vieille idée, mainte fois ressuscitée, l’interdicti on du cumul du mandat de parlementaire avec une fonction exécutive locale est finalement devenue réalité avec la loi organique du 14 février 2014. Les possibilités avaient déjà été restreintes au fil du temps, et notamment depuis une loi organique du 30 décembre 1985. Les arguments en faveur d’un tel mouvement mettaient en avant une vague modernisation de la vie publique, ou un accroissement des responsabilités des fonctions exécutives locales au fil de la décentralisation. Peu clairs, peu probants, ils ont donc mis plusieurs dizaines d’années pour être concrètement traduits, à défaut d’avoir réellement convaincus. Les incompatibilités sont détaillées à l’article L. O. 141-1 du code électoral. Ces interdictions ont d’ailleurs été régulièrement dénoncée puisqu’elle coupe un lien évident, permettant en effet de bien mieux saisir les enjeux d’un territoire qui est ainsi mieux compris, mieux perçu et in fine mieux représenté. Ces personnalités politiques d’expérien ce, investies depuis des années dans leur circonscription, ont su tisser une relation avec les habitants et cette expérience accentue leur légitimité et leu r poids lorsqu’il s’agit de présenter des problématiques à une administration fortement centralisée. Trancher ce lien entre fonction à la tête d’un exécutif local et mandat de parlementaire affaiblit également ce dernier en sectionnant l’une des amarres essentielles le reliant au territoire. L…

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique L’article L.O. 141-1 du code électoral est ainsi modifié : 1° Le 1° est complété par les mots : « dans les communes de plus de 25 000 habitants » ; 2° Le 2° est complété par les mots : « de plus de 25 000 habitants ».

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin