Sous-amendement n° II-3567 · APRÈS ART. 54, déposé par M. François-Michel Lambert +14 cosignataires.
L'essentiel : Plusieurs options de baisse de tarif, avec ou sans allongement du contrat, auraient été proposées à chaque producteur solaire par ce sous-amendement, ceux dont aucune option ne préserverait la viabilité pouvant encore négocier.
Texte exact de l'amendement
I. – Après le mot : « budget », rédiger ainsi la fin de l’alinéa 1 : « . L’arrêté offre plusieurs options de niveaux de baisse du tarif, au choix du producteur, dont une sans rallongement de la durée du contrat et les autres avec rallongement de la durée du contrat, de telle sorte que la somme des aides financières résultant de l’ensemble des modifications soit inférieure à la somme des aides financières qui auraient été versées dans les conditions initiales. » II. – En conséquence, rédiger ainsi l'alinéa 2 : « Les producteurs ont la possibilité, sur demande motivée, de négocier des paramètres différents s’ils démontrent qu’aucune des options proposées n’évite de compromettre leur viabilité économique. »
Exposé des motifs de l'auteur·rice
Le sous-amendement proposé vise à simplifier considérablement la mise en œuvre de l’amendement tout en remplissant le même objectif d’économie budgétaire. Tel qu’il est rédigé, le projet d’amendement propose, en cas de menace sur la « viabilité économique du producteur », d’associer la baisse du tarif avec un rallongement de la durée du contrat, sous réserve que le producteur ou ses actionnaires aient pris des mesures de soutien très complexes à évaluer par l’Etat de manière objective. Compte tenu de la structure d’endettement des producteurs ou de leurs actionnaires, 100% des producteurs concernés solliciteront l’allongement de la durée du contrat pour pouvoir honorer leurs dettes. Il y aura donc 850 situations particulières à évaluer et négociations à mener avec des risques de contentieux multiples pour l’Etat, certains producteurs pourront se sentir lésés par les paramètres obtenus par d’autres. Pour éviter cette situation, le sous-amendement propose de systématiser la possibilité de rallonger la durée de contrat, avec les mêmes paramètres qui s’appliquent à tous les producteurs en vue d’éviter des négociations de gré à gré arbitraires entre l’Etat et les producteurs. Une option de baisse sans rallongement est laissée à ceux qui n’auront pas la possibilité de rallonger la durée de leur sécurisation foncière, les autres options avec rallongement proposeront une baisse plus i…
Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).
Le parcours du texte parent
Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.
- 28 septembre 2020 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
- 17 novembre 2020 1re lecture Assemblée Adopté
- 8 décembre 2020 1re lecture Sénat Modifié
- 9 décembre 2020 Commission mixte paritaire Accord
- 15 décembre 2020 Nouvelle lecture Assemblée Adopté
- 16 décembre 2020 Nouvelle lecture Sénat Rejeté
- 17 décembre 2020 Lecture définitive Assemblée Adopté
- 28 décembre 2020 Conseil constitutionnel Partiellement conforme
- 29 décembre 2020 Promulgation loi n° 2020-1721
Le texte
Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :
Le texte autorise la perception, pendant l'année 2021, des ressources de l'État et des impositions de toute nature affectées à d'autres personnes morales. Il indexe sur l'inflation le barème de l'impôt sur le revenu applicable aux revenus de 2020 ainsi que les grilles de taux par défaut du prélèvement à la source. Il baisse la cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises à hauteur de la part affectée aux régions et ajuste le taux du plafonnement de la contribution économique territoriale en fonction de la valeur ajoutée. Il modernise les paramètres de la méthode d'évaluation de la valeur locative des établissements industriels et modifie le coefficient de revalorisation de cette valeur. Il neutralise fiscalement la réévaluation libre des actifs, permet l'étalement de la plus-value réalisée lors d'une cession-bail d'immeuble, supprime progressivement la majoration de 25 % des bénéfices des entreprises qui n'adhèrent pas à un organisme de gestion agréé et aménage le crédit d'impôt recherche et le crédit d'impôt innovation.
Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)
Comprendre les votes
Comment chaque groupe a voté
| Groupe | Pour | Contre | Abstention |
|---|---|---|---|
| La France insoumise | 1 | 0 | 0 |
| Gauche démocrate et républicaine | 2 | 0 | 0 |
| Socialistes et apparentés | 6 | 0 | 0 |
| Libertés et Territoires | 4 | 0 | 0 |
| Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés | 1 | 14 | 2 |
| La République en Marche | 0 | 72 | 3 |
| Agir ensemble | 0 | 0 | 2 |
| UDI et Indépendants | 0 | 0 | 0 |
| Les Républicains | 4 | 14 | 0 |
| Non inscrit | 1 | 0 | 2 |
Ce qui s'est dit lors de cette discussion
Le sous-amendement no 3567 n'a pas été présenté séparément en séance : par règlement, il se discute avec l'amendement qu'il modifie. Voici donc les prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 3369 (Projet de loi de finances pour), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel.
« Cet amendement a pour objet de réviser les contrats afin de ramener leur rentabilité à un niveau correspondant à une rémunération raisonnable des capitaux. Les contrats dont il est ici question ont été signés entre 2006 et 2010 et coûtent environ 2 milliards d’euros par an. Le soutien prévu s’est révélé trop important par rapport à la baisse des coûts, ce qui a conduit à une rentabilité hors de proportion par rapport à une rémunération normale des capitaux investis. Cet amendement permettra de préserver des ressources publiques et l’effort du contribuable au bénéfice de l’atteinte des objectifs environnementaux poursuivis par le Gouvernement. »
« Je me demande quelle mouche a piqué le Gouvernement. La rédaction même de l’amendement montre qu’il n’est pas à l’aise. Sur la forme, notons d’abord qu’il n’y a eu aucune concertation avec la filière. Le procédé est d’une brutalité inouïe, d’autant que c’est l’État lui-même qui a initié ces contrats. En outre, le mécanisme envisagé revient à une rupture unilatérale de contrat. Que vaudra la parole de l’État après un tel coup de force ? […] Peut-être devriez-vous envisager d’allonger les contrats en baissant les tarifs annuels. D’autres solutions sont possibles en dehors de la rupture unilatérale de contrats et du fait du prince. »