Amendement de M. Gérard · art. 8 BIS

58 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 20 voix non atteint. 4 abstentions.
Disputé
Participation 7 %

Amendement n° 63 · ART. 8 BIS, déposé par M. Gérard +15 cosignataires.

L'essentiel : Chaque fédération sportive aurait dû désigner un référent chargé de l’inclusion et de la prévention des discriminations, notamment liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, selon cet amendement visant un climat plus inclusif dans le sport.

Texte exact de l'amendement

Compléter cet article par les deux alinéas suivants : « Après le même premier alinéa du même article, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « « Elles désignent un référent chargé de l’inclusion et la prévention des discriminations, notamment à raison de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. » »

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Le présent amendement a pour objet de doter les fédérations sportives de nouveaux outils permettant de promouvoir les valeurs du sport au premier rang desquelles l’égalité, le respect des différences et le rejet de la haine discriminatoire. Le rapport d’information n°2984 sur les interdictions de stade et le supportérisme rappelle que les moyens consacrés à la détection des propos et de comportements discriminatoires par certaines fédérations, en particulier dans le monde du football, ont diminué depuis 2008. Dans ce contexte, afin de promouvoir un climat plus inclusif et démocratique dans le domaine du sport et dans un souci de responsabilisation des fédérations agréées, il est proposé que chaque fédération désigne un référent chargé de piloter la mise en œuvre des engagements pris en matière de lutte contre les discriminations dans le cadre de la procédure d’agrément par l’Etat. Ce référent serait, notamment, chargé de recenser les actes LGBTphobes et de sensibiliser les acteurs du milieu sportif à cette problématique. Force est de constater que malgré la promotion de la charte contre l’homophobie dans le sport initié en 2010 par le ministère du sport, peu d’actions concrètes ont été entreprises au sein des fédérations sportives pour lutter contre la banalisation de l’homophobie.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 26 janvier 2021 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 19 janvier 2022 1re lecture Sénat Modifié
  3. 31 janvier 2022 Commission mixte paritaire Accord
  4. 16 février 2022 Nouvelle lecture Sénat Rejeté

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Ce texte de loi vise à renforcer l'accès à la pratique du sport et des activités physiques adaptées, notamment en modifiant les dispositions légales relatives à la prise en charge par l'assurance maladie. Il prévoit également des mesures pour améliorer la gouvernance des fédérations sportives, notamment en matière de parité dans les instances dirigeantes et en définissant des règles pour la composition des assemblées générales. Enfin, il introduit des dispositions concernant l'aménagement des écoles publiques pour favoriser l'accès aux équipements sportifs.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI16GDR29SOC18LT58DEM269LREM21AGIR18UDI104LR23NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise200
Gauche démocrate et républicaine200
Socialistes et apparentés100
Libertés et Territoires000
Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés000
La République en Marche7252
Agir ensemble200
UDI et Indépendants001
Les Républicains001
Non inscrit000

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 63 en séance (Démocratiser le sport en France), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

Mme Florence Provendier LREM
« Nous avons adopté précédemment un principe de non-discrimination dans l’accès à la pratique sportive qui consacre les valeurs du sport en matière d’inclusion et de rejet de la haine discriminatoire. Pour autant, si nous voulons que cette déclaration d’intention puisse se concrétiser par une égalité réelle sur le terrain, il convient de doter les acteurs du mouvement sportif de nouveaux outils opérationnels. »
M. Pierre-Alain Raphan (rapporteur)
« L’outil le plus puissant, et que nous avons évoqué tout à l’heure, c’est l’agrément et les conditions de l’agrément. La ministre déléguée a pris un engagement sur ce sujet. C’est donc une demande de retrait ou à défaut un avis défavorable. »
Mme Elsa Faucillon GDR
« Mme Provendier a rappelé que les moyens consacrés à la lutte contre les discriminations, qu’il s’agisse de la formation, de la sensibilisation ou des autres actions, étaient en baisse depuis 2008. Le rapport Houlié-Buffet l’a rappelé. Une charte contre l’homophobie existe depuis 2010 mais elle n’est guère appliquée. Il est donc besoin de passer à des actes concrets. Ce qui concerne l’agrément est très bien, mais on constate que le fait qu’il y ait dans les fédérations un référent sur ces questions permet d’évaluer la situation et de travailler à une feuille de route très concrète. C’est l’amendement que nous proposons. »
Mme Roxana Maracineanu (ministre déléguée)
« Il y a aujourd’hui beaucoup de référents dans les fédérations, sur chaque thème, et nous souhaitons que les fédérations engagent un plan d’action avec des indicateurs et des stratégies à leur main. Nous évaluerons le résultat plutôt que les moyens, sachant que nous voulons nous donner les moyens grâce à un investissement plus fort des cadres techniques d’État sur ces missions. C’est pourquoi nous avons choisi de réorienter la réforme initialement prévue des cadres techniques d’État pour qu’ils soient des agents du ministère des sports en charge de ces thématiques. »
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 7 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Démocratiser le sport en France), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Régis Juanico SOC
« Si vous le permettez, je présenterai simultanément l’amendement n o 285. Comme vous le savez, les conférences régionales du sport – CRS – sont en cours d’installation dans nos territoires. »
Mme Céline Calvez (rapporteure de la commission des affaires culturelles et de l’éducation pour le titre Ier)
« Vous soulignez que les CRS ont déjà de nombreuses missions. Celle-ci me paraît toutefois fondamentale. Nous allons justement devoir définir les savoirs sportifs fondamentaux. »
Mme Roxana Maracineanu (ministre déléguée chargée des sports)
« Vous connaissez l’importance que Jean-Michel Blanquer et moi-même accordons à ces trois notions – savoirs sportifs fondamentaux, savoir rouler et savoir nager. Je suis donc opposée à la suppression de l’alinéa 5. Vous avez raison néanmoins de souligner qu’une explication est nécessaire. »
M. Michel Larive FI
« J’irai dans le sens de Mme la ministre – enfin, surtout dans le sens de Régis Juanico ! J’aimerais connaître la définition des savoirs sportifs fondamentaux. La natation, par exemple, en est-elle un ? Lorsque nous avons déposé des amendements à ce sujet, ils ont été jugés irrecevables. »
Mme Elsa Faucillon GDR
« Je dis cela alors même que demain, je ne pourrai être présente. La façon dont la discussion de la proposition de loi en séance a été intercalée entre d’autres textes me paraît problématique. »
M. Maxime Minot LR
« L’amendement de notre collègue Fabien Di Filippo vise à rendre obligatoire l’accès gratuit aux infrastructures sportives pour les étudiants titulaires d’une licence sportive, par le biais d’une convention entre les clubs d’appartenance et le club résident. »
M. Pierre-Yves Bournazel AGIR
« La loi de 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises, dite loi PACTE, a permis aux entreprises d’inscrire dans leur statut une raison d’être, à savoir une ambition d’intérêt général qu’elles entendent poursuivre dans le cadre de leur activité. »

Pour aller plus loin

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