Proposition de loi visant à renforcer le contrôle parental sur les moyens d'accès à internet

Proposition de loi Protection de l'enfance Initiative parlementaire
100 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 29 voix franchi.
Quasi unanimeVote transpartisan
Participation 10 %

Le parcours du texte

  1. 3 novembre 2021 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 9 février 2022 1re lecture Sénat Modifié
  3. 17 février 2022 Commission mixte paritaire Accord
  4. 22 février 2022 Lecture des conclusions de la CMP Assemblée Adopté
  5. 24 février 2022 Commission mixte paritaire Adopté

Ce que change ce texte

Le texte de loi vise à renforcer le contrôle parental sur les moyens d'accès à internet. Il s'agit d'une proposition de loi issue d'une commission mixte paritaire.

  • Contrôle parental intégréImpose que les équipements terminaux donnant accès à des services en ligne soient équipés d’un dispositif aisément accessible et compréhensible permettant de restreindre ou de contrôler l’accès des mineurs aux contenus susceptibles de nuire à leur épanouissement. art. 1er
  • Proposé dès l’allumageImpose que l’activation du dispositif soit proposée à l’utilisateur lors de la première mise en service de l’équipement. art. 1er
  • Aucun usage commercialInterdit que les données personnelles des mineurs collectées ou générées lors de l’activation soient utilisées à des fins commerciales, y compris après la majorité des intéressés, notamment pour le marketing direct, le profilage et la publicité ciblée. art. 1er
  • Sans surcoûtImpose que l’activation, l’utilisation et, le cas échéant, la désinstallation du dispositif soient permises sans surcoût pour l’utilisateur. art. 1er
  • Certification en chaîneOblige le fabricant à certifier auprès des importateurs, des distributeurs et des prestataires de services d’exécution des commandes que les équipements intègrent le dispositif, le fournisseur du système d’exploitation le lui certifiant le cas échéant. art. 1er
  • Vérification à la reventeÉtend l’obligation aux personnes qui commercialisent ces équipements lorsqu’ils sont d’occasion au sens du code de commerce. art. 1er
  • Décret après avis de la CNILRenvoie à un décret en Conseil d’État, pris après avis de la Commission nationale de l’informatique et des libertés, les fonctionnalités minimales du dispositif et les conditions dans lesquelles un équipement non conforme peut être retiré ou rappelé. art. 1er
  • Appareils sans système d’exploitationÉcarte l’obligation pour les équipements mis sur le marché sans système d’exploitation. art. 1er
  • Information sur le parc existantPrévoit un décret déterminant comment les vendeurs d’équipements mis sur le marché avant la publication du décret d’application informent l’utilisateur de l’existence de tels dispositifs. art. 1er
  • Feu vert européen attenduFixe l’entrée en vigueur à une date fixée par décret, qui ne peut être postérieure de plus de trois mois à la réception de la réponse de la Commission européenne jugeant le dispositif conforme au droit de l’Union. art. 3 bis

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

Adopté le 22 février 2022 : 57 voix pour, aucune contre. Huit groupes ont voté pour.

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
17FI15GDR28SOC18LT57DEM268LREM22AGIR19UDI101LR23NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise200
Gauche démocrate et républicaine200
Socialistes et apparentés100
Libertés et Territoires000
Mouvement Démocrate (MoDem) et Démocrates apparentés200
La République en Marche3700
Agir ensemble500
UDI et Indépendants200
Les Républicains300
Non inscrit300

Les avis, pour et contre

Scrutin sur une proposition de loi visant à renforcer le contrôle parental sur les moyens d'accès à internet. Le texte, issu d'une commission mixte paritaire, a été adopté le 22 février 2022 par 57 voix pour, 0 contre et 0 abstentions. LAREM et AGIR-E se sont prononcés en faveur du texte. Le vote a donc eu lieu dans un contexte de consensus entre les groupes présents. Le sujet porte sur des mesures visant à protéger les mineurs en ligne.

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Les avis des experts indépendants

Aucune évaluation d'un organisme indépendant (haut conseil, Cour des comptes, instance scientifique...) n'est encore rattachée à ce texte. Le site en ajoute au fil des publications, toujours attribuées et datées.

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Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 10 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Contrôle parental de l’accès à internet), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

M. Bruno Studer (rapporteur de la commission mixte paritaire)
« Je me réjouis de nous voir achever l’examen de la proposition de loi tendant à renforcer l’usage du contrôle parental, après des échanges particulièrement fructueux avec la commission des affaires économiques du Sénat. Je veux à ce sujet saluer le travail de la rapporteure Sylviane Noël. »
M. Adrien Taquet (secrétaire d’État chargé de l’enfance et des familles)
« Ce n’est pas sans émotion que je suis ici ce soir, à quelques jours de la fin de la XV e législature, pour l’adoption de cette proposition de loi dont nous partageons, avec Cédric O et l’ensemble du Gouvernement, les orientations. »
M. Bertrand Pancher UDI
« Le numérique fait désormais partie intégrante de nos vies. Nous devons donc apprendre à vivre avec, si possible dans de bonnes conditions. Ces technologies sont des outils formidables, aux possibilités infinies, mais elles comportent aussi des dangers bien réels. »
Mme Muriel Ressiguier FI
« Après une CMP conclusive, nous allons nous prononcer définitivement sur la proposition de loi rebaptisée par le Sénat « Contrôle parental sur internet », qui rend obligatoire l’installation d’outils de contrôle parental sur les équipements numériques pour encadrer l’accès à internet des enfants et p… »
Mme Karine Lebon GDR
« La crise du covid-19 a mis en lumière les dégâts liés à l’abus d’écrans chez les enfants. Le constat est inquiétant ; il appelle des réponses fortes, tant des pouvoirs publics que des familles. »
M. Frédéric Reiss LR
« Nous voici réunis pour mettre un point final à une proposition de loi sur le contrôle parental. Tout d’abord, je tiens à souligner la qualité des discussions et du travail réalisé par les rapporteurs du Sénat et de l’Assemblée nationale. »
Mme Maud Petit MODEM
« Nous achevons nos travaux législatifs avec la proposition de loi visant à renforcer le contrôle parental sur les moyens d’accès à internet, et c’est avec fierté que je siège sur ces bancs ce soir, car une nouvelle fois, le Parlement français sera pionnier s’agissant de la protection des mineurs dans… »
Mme Michèle Victory NG
« Cher Bruno Studer, ce ne sera pas ma dernière intervention puisque nous nous verrons, je crois, encore demain. Je tiens à vous remercier pour le travail que nous avons pu faire. »
Mme Alexandra Louis LREM
« Au nom du groupe Agir ensemble, je tiens d’abord à exprimer notre satisfaction et notre fierté de voir aboutir ce texte, dont nous sommes cosignataires et que notre assemblée avait adopté à l’unanimité en première lecture, et je veux ici remercier son rapporteur. »
Mme Agnès Thill UDI
« Je me réjouis que dans la dernière semaine où nous siégeons dans cet hémicycle, nous puissions voir aboutir des textes qui assurent une plus grande protection de nos enfants. »

Le décryptage du créateur du site avis personnel

Une analyse signée du créateur du site, ouvertement engagée : à distinguer des positions et des travaux neutres ci-dessus. Ce n'est pas la position du site.

Le passage en commission

38 amendements examinés en commission, dont 13 adoptés.

Rapporteur·e·s de ce texte

Commissions : Commission mixte paritaire · Commission des affaires culturelles et de l'éducation

Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par la commission Affaires culturelles et éducation. 38 amendements y ont été déposés, dont 13 adoptés (qui ont modifié le texte avant le vote). C'est le texte issu de ces 13 adoptions qui est arrivé en séance, où 26 amendements de plus ont été discutés.

13 adoptés7 rejetés8 tombés6 retirés4 en cours ou sans suite

Qui dépose, et qui fait adopter

  • FI aucun sur 7 0 %
  • LR 1 sur 4 25 %
  • NI aucun sur 1 0 %
  • LAREM 12 sur 26 46 %
Barre claire : les amendements déposés en commission. Partie pleine : ceux qui ont été adoptés. Le chiffre de droite les rapporte l'un à l'autre. Les groupes suivent l'ordre de l'hémicycle, comme le graphe des votes.

Où la commission a le plus changé le texte

Les articles qui ont vu le plus d'amendements adoptés EN COMMISSION, c'est-à-dire là où le texte a bougé avant même l'hémicycle. Chaque ligne renvoie à son article dans « Le texte en détails », juste en dessous.

Pour situer : sur les 380 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 149 amendements et 33 adoptés.

Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).

Le texte en détails

2 articles · 2 amendements

Les documents officiels de ce texte :

le texte voté (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le texte déposé (PDF) ↗ la fiche du texte déposé le rapport de commission n° 4893 ↗

Les 2 articles du texte adopté, chacun replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient). 2 amendements au total.

  • Article 1ernon mis aux voix Description : Impose un contrôle parental gratuit aux terminaux connectés à système d'exploitation : activation, données des mineurs, certification et vérification par la chaîne de vente, occasion, retrait, information. 4527 com. / 18 séance

    Description : Impose un contrôle parental gratuit aux terminaux connectés à système d'exploitation : activation, données des mineurs, certification et vérification par la chaîne de vente, occasion, retrait, information.

    45 amendements déposés sur cet article : 27 en commission, dont 9 adoptés, puis 18 en séance, dont 4 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

    Amendements mis aux voix sur cet article (1)

    • n° 9 Mme Ressiguier adopté Le décret fixant les modalités d’application du dispositif de contrôle parental devra désormais être pris après avis de la CNIL, cet amendement rendant obligatoire cette consultation de l’autorité de protection des données avant sa publication.
  • Article 3 bisnon mis aux voix Fixe par décret l'entrée en vigueur de la loi, au plus tard 3 mois après la réponse de la Commission européenne la jugeant conforme au droit de l'Union. 1amendement

    Fixe par décret l'entrée en vigueur de la loi, au plus tard 3 mois après la réponse de la Commission européenne la jugeant conforme au droit de l'Union.

    lire le texte officiel ↗

    Amendements mis aux voix sur cet article (1)

    • n° 10 Mme Ressiguier adopté Le décret fixant les modalités du dispositif de contrôle parental proposé par les fournisseurs d’accès à internet devra être pris après avis de la CNIL, l’autorité de protection des données personnelles.

Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue