Sous-amendement de M. Verny et M. Fayssat (UDDPLR) · après art. 1ER BIS

Proposition de loi Entreprises / industrie Initiative parlementaire
76 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 85 voix non atteint. 1 abstention.
MajoritaireClivage gauche-droite
Participation 29 %

Sous-amendement n° 371 · APRÈS ART. 1ER BIS, déposé par M. Verny et M. Fayssat UDDPLR +1 cosignataire.

L'essentiel : L’audit préalable de la Cour des comptes aurait, avec ce sous-amendement, intégré une évaluation des engagements environnementaux d’ArcelorMittal France, ajoutant cette dimension à l’analyse conduite avant la nationalisation.

Texte exact de l'amendement

Compléter cet amendement par l’alinéa suivant : « L’audit inclut une évaluation des engagements environnementaux. »

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Ce sous-amendement vise à intégrer l’impact environnemental dans l’analyse préalable.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 14 octobre 2025 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 27 novembre 2025 1re lecture Assemblée Adopté
  3. 25 février 2026 1re lecture Sénat Rejeté
  4. à venir Adoption définitive
  5. à venir Conseil constitutionnel saisine possible
  6. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Ce que change ce texte

Le texte propose la nationalisation d'ArcelorMittal France, avec la création d'une commission administrative chargée de fixer le prix d'achat de la société, limité à la valeur moyenne réelle de ses actions entre le 1er octobre 2024 et le 30 septembre 2025. L'État compense cette opération via une taxe additionnelle sur les tabacs, prévue dans le code des impositions sur les biens et services. L'article 2 a été supprimé, et l'article 3 comprend des dispositions relatives à cette compensation.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Les moyens du texte d'ensembleet leur sort
  • Nationalisation des sites d'ArcelorMittal France Adopté

    Transfert à l'État de la propriété des sites français du groupe (dont Dunkerque, Fos-sur-Mer, Florange), présenté comme le moyen de préserver l'outil industriel et l'emploi. La mesure a été adoptée par l'Assemblée en deuxième lecture, mais le texte n'ayant pas été promulgué, elle n'a pas de portée juridique et aucune nationalisation n'a eu lieu.

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
71LFI17GDR38EcoS69SOC22LIOT36DEM91EPR34HOR49DR16UDDPLR123RN9NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouveau Front Populaire0620
Gauche Démocrate et Républicaine090
Écologiste et Social090
Socialistes et apparentés0230
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires000
Les Démocrates030
Ensemble pour la République090
Horizons & Indépendants080
Droite Républicaine051
Union des droites pour la République200
Rassemblement National3800
Non inscrit000

Ce qui s'est dit lors de cette discussion

Le sous-amendement no 371 n'a pas été présenté séparément en séance : par règlement, il se discute avec l'amendement qu'il modifie. Voici donc les prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 96 (Nationalisation d’ArcelorMittal France), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel.

M. Théo Bernhardt RN
« Imagineriez-vous acheter une entreprise sans faire d’audit ? Évidemment non : c’est la base d’une gestion prudente. […] Nos collègues de LFI imaginent pourtant procéder ainsi : leur texte prévoit de nationaliser ArcelorMittal France sans aucun audit préalable indépendant. Nous proposons donc que la Cour des comptes réalise un audit complet de l’entreprise avant toute acquisition. Il s’agira de vérifier sa situation financière, patrimoniale et comptable : que la lumière soit faite sur tout ! Nos collègues de LFI critiquent régulièrement – et parfois à juste titre – la mauvaise gestion de l’argent public. « Laissez-nous gérer, on saura mieux faire ! »

Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 8 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Nationalisation d’ArcelorMittal France), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Aurélie Trouvé (rapporteure)
« En vingt ans, ArcelorMittal a investi massivement en Amérique et en Asie mais a dégradé, à force de sous-investissement, toutes ses usines françaises. À Fos-sur-Mer, seul un des deux hauts-fourneaux est encore en marche. »
M. Sébastien Martin (ministre délégué chargé de l’industrie)
« Permettez-moi, au risque de vous surprendre, de commencer par vous remercier, madame la rapporteure Aurélie Trouvé , pour les échanges que nous avons eus, sur un ton plus apaisé que d’ordinaire, avant l’examen de ce texte. »
M. Éric Coquerel (président de la commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire)
« Sans acier, il n’y a pas d’industrie. Sans acier français, nous n’aurons plus de souveraineté industrielle. C’est aussi simple que cela. Pour l’éviter, cette proposition de loi propose une nationalisation. Il en existe deux sortes : l’une structurelle, l’autre conjoncturelle. »
M. Aurélien Le Coq LFI
« Chaque matin à 4 heures, ils sont des centaines à se lever pour prendre le chemin de l’usine. Depuis des décennies, Dunkerque est surplombée par les immenses tours des hauts-fourneaux. J’évoque Dunkerque, mais ce pourrait être Fos, Florange-Hayange, Gandrange en son temps. »
M. Julien Gokel SOC
« Tout d’abord, permettez-moi d’avoir une pensée pour celles et ceux qui subissent chaque jour les conséquences des choix industriels, et surtout financiers, d’ArcelorMittal. »
M. François Ruffin ECOS
« Moins de 10 %, monsieur le ministre, moins de 10 % du PIB ! La part de l’industrie dans notre pays vient de passer sous la barre des 10 %. Nous voilà tombés au niveau de la Grèce ! »
M. Stéphane Peu GDR
« Il faut commencer par le dire sans détour : cela fait bientôt vingt ans qu’ArcelorMittal organise méthodiquement la disparition de la sidérurgie française. »
M. Frédéric Weber RN
« Il est des sujets qui transcendent les frontières partisanes, les clivages et les postures. La sidérurgie en fait partie, parce que sans acier, il n’y a pas d’industrie ; sans industrie, il n’y a pas de souveraineté ; sans souveraineté, il n’y a pas de puissance française. »

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Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue