Amendement de Mme Leboucher (LFI-NUPES) · art. 40

80 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 56 voix non atteint. 1 abstention.
MajoritaireVote transpartisan
Participation 19 %

Amendement n° 521 · ART. 40, déposé par Mme Leboucher LFI-NFP +70 cosignataires.

L'essentiel : Les violences intrafamiliales auraient été ajoutées aux thèmes de prévention et de négociation sur les violences sexistes et sexuelles au travail, ses auteurs les jugeant indissociables des autres violences patriarcales.

Texte exact de l'amendement

I. – A l’alinéa 1, après le mot : « sexuelles, » Insérer les mots : « les violences intrafamiliales » II. – En conséquence, à l’alinéa 5, après le mot : « sexuelles, » insérer les mots : « les violences intrafamiliales » III. – En conséquence, à l’alinéa 6, après le mot : « sexuelles, » insérer les mots : « les violences intrafamiliales » IV. – En conséquence, à l’alinéa 7, après le mot : « sexuelles, » insérer les mots : « les violences intrafamiliales » V. – En conséquence, à l’alinéa 8, après le mot : « sexuelles, » insérer les mots : « les violences intrafamiliales » VI. – En conséquence, à l’alinéa 10, après le mot : « sexuelles, » insérer les mots : « les violences intrafamiliales ».

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Cet amendement du groupe La France insoumise vise à étendre les thèmes des négociations collectives pour y inclure la prévention et le traitement des violences intrafamiliales. Les violences intrafamiliales ne sont pas isolées des autres formes de violences patriarcales ; elles en sont bien souvent la continuité et sont massives dans l’ensemble de la société (272 000 cas enregistrés en 2024, 107 victimes de féminicide et 270 de tentatives de féminicide). Ce continuum des violences sexuelles et sexistes doit donc être traité comme tel : si le texte proposé en aborde certaines (agressions sexuelles, harcèlement sexuel et agissements sexistes), il omet d’y inclure les violences intrafamiliales. Nous saluons la prise en compte, parmi les thèmes de négociation, des situations ayant eu lieu non seulement dans le cadre professionnel -comme le proposait l’article initial- mais également dans toutes les situations ayant un impact sur celui-ci, comme nous le proposions. Dans ce contexte, l'ajout explicite des violences intrafamiliales apparaît comme de bon sens. Cet amendement a été travaillé avec la Confédération générale du travail.

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 11 août 2026 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Conseil constitutionnel saisine possible
  4. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte : Apporter une réponse intégrale au phénomène des violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Le texte propose de modifier le code pénal pour définir plus précisément les violences intrafamiliales. Il crée une Autorité de lutte contre les violences sexuelles et intrafamiliales, chargée d’évaluer les dispositifs de prévention et de lutte. Il renforce les règles de procédure pénale pour garantir une enquête minimale dans les affaires de violences sexuelles, sexistes ou intrafamiliales. Un tribunal correctionnel spécifique est institué pour traiter ces types de crimes. Enfin, des dispositions sont prises pour assurer une expertise adaptée dans les cas de danger liés à ces violences.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
70LFI17GDR38EcoS67SOC23LIOT37DEM90EPR34HOR47DR17UDDPLR118RN11NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouveau Front Populaire1000
Gauche Démocrate et Républicaine300
Écologiste et Social701
Socialistes et apparentés0220
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires010
Les Démocrates030
Ensemble pour la République1180
Horizons & Indépendants050
Droite Républicaine050
Union des droites pour la République010
Rassemblement National0350
Non inscrit000

Ce qui s'est dit sur cet amendement

Prises de parole lors de la discussion de l'amendement no 521 en séance (Réponse intégrale aux violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel, dans l'ordre où elles ont été prononcées. L'amendement n'est pas toujours défendu par la personne qui l'a déposé.

Mme Élise Leboucher LFI
« En commission, nous avons décidé d’intégrer, dans le cadre des négociations collectives, non seulement la prévention et le traitement des violences sexistes et sexuelles commises sur le lieu de travail, mais aussi de celles ayant un impact sur le cadre professionnel. Pour aller au bout de cette logique, il serait cohérent d’y intégrer également la prévention et le traitement des violences intrafamiliales, en s’inspirant de certaines grandes entreprises qui le font déjà. »
M. Karim Benbrahim (rapporteur)
« Comme vous l’avez dit, nous avons déjà, en commission, introduit dans le champ des négociations collectives les violences sexistes et sexuelles, quelles qu’elles soient, qui ont un impact sur le travail. Cela comprend évidemment les violences intrafamiliales, qui sont des violences sexistes. Je vous demande donc de retirer votre amendement, sans quoi mon avis sera défavorable. »

Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 8 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Réponse intégrale aux violences sexuelles et sexistes contre les femmes et les enfants), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Élise Leboucher LFI
« Alors que nous commençons l’examen du titre VI, sachez que je me réjouis de ce débat. Il est bienvenu que l’Assemblée se penche sur les conséquences des violences sexistes et sexuelles (VSS) au travail, alors que la suppression, il y a quelques années, des comités d’hygiène, de sécurité et des condi… »
M. Thomas Ménagé RN
« Prévenir, protéger et accompagner les victimes de violences sexuelles et sexistes, y compris sur leur lieu de travail : cette ambition anime d’ores et déjà nombre d’employeurs, de salariés et de leurs représentants. »
M. Jean-Pierre Farandou (ministre du travail et des solidarités)
« Permettez-moi de vous dire d’emblée dans quel état d’esprit je rejoins votre discussion. Que les choses soient claires, catégoriques : tolérance zéro pour les violences sexistes et sexuelles au travail. »
Mme Elsa Faucillon GDR
« Il s’agit du même amendement, visant à fixer une obligation de résultat à la négociation collective. Tenant compte des discussions en commission spéciale, nous avons tâché de ne pas être trop exhaustifs quant aux objectifs visés et de ne pas préciser exactement quelles mesures doivent être prises, a… »
M. Karim Benbrahim (rapporteur de la commission spéciale)
« Au préalable, permettez-moi de m’exprimer brièvement sur l’article 40. En insérant cet article dans le titre VI, nous avons souhaité placer la question des VSS au cœur du dialogue social des entreprises et faire confiance aux partenaires sociaux – représentants des organisations syndicales et représ… »
Mme Clémentine Autain ECOS
« Je suis sidérée ! L’adoption de l’amendement n o 469 est un scandale. Elle marque un recul incompréhensible par rapport au texte initial et aux travaux de la commission spéciale : elle revient à tourner complètement le dos à l’accord que nous pensions avoir trouvé. »
Mme Sandrine Lalanne EPR
« L’article 40 renforce le rôle du référent chargé des violences sexuelles et sexistes au sein du comité social et économique ; encore faut-il lui donner le temps d’exercer sa mission. L’article L. 2315-9 du code du travail permet aux élus du personnel de mutualiser leurs heures de délégation. »
M. Jérôme End DR
« Pour les raisons exposées par les deux collègues qui viennent de s’exprimer, cet amendement vise à rétablir la possibilité de réaliser à distance cette sensibilisation. »

Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Le décryptage du créateur du site avis personnel

Une analyse signée du créateur du site, ouvertement engagée : à distinguer des positions et des travaux neutres ci-dessus. Ce n'est pas la position du site.

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