droit à l’ouverture d’un compte de campagne

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 1er décembre 2020. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Autrice : Nathalie PorteLR · avec 22 cosignataires

Caduque

Déposé sous la 15e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (21 juin 2022). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte de loi vise à garantir le droit de tout candidat à une élection politique ou de son mandataire financier à ouvrir un compte de campagne auprès d’un établissement bancaire. Il interdit aux banques de refuser cette ouverture, quel que soit le motif avancé. L’ouverture d’un compte de campagne devient ainsi une obligation pour les candidats dans certaines circonscriptions électorales. Le texte complète le code monétaire et financier pour renforcer cette obligation. Aucune sanction n’est mentionnée dans le texte pour les banques qui ne respecteraient pas cette disposition.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 1er décembre 2020
Identifiant : PIONANR5L15B3616
Dossier législatif : DLR5L15N40994

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 1er décembre 2020 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, Dès l’instant qu’une élection concerne une circonscription électorale rassemblant plus de 9 000 habitants, la déclaration d’un mandataire financier est obligatoire pour le candidat tête de liste ou l e binôme de candidat. La première démarche que doit effectuer le mandataire financier consiste à ouvrir un compte bancaire spécifique dans une banque de dépôt. De plus en plus de candidats signalent que leur mandataire rencontre des difficultés, voire des refus, à l’ouverture de ce compte. Les banques avancent régulièrement le travail généré par l’ouverture d’u n compte au regard du caractère éphémère de son utilisation, mais aussi parfois des faibles montants financiers appelés à y transiter. En outre, il semblerait que certaines banques ne souhaitent pas s’afficher politiquement auprès de certains candidats, ce qui met à mal le principe de libre accès démocratique à la participation aux élections. Le code électoral précise, en son article L. 52-6-1, les démarches que peut effectuer auprès de la Banque de France le mandataire s’étant vu refuser l’ouverture d’un compte. Si cet article définit « l e droit à l’ouverture d’un compte » dont dispose chaque mandataire financier, il apparaît qu’aucune sanction n’est pour l’instant applicable à un établissement bancaire qui refuserait l’accès à une telle demande. Aussi, cette proposition de loi, en son article unique, prévoit d’introduire au code monétaire et financier une obligation explicite d’ouverture d’un compte…

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique Le I de l’article L. 312-1 du code monétaire et financier est complété par un 3° ainsi rédigé : « 3° Tout candidat à une élection politique ou tout mandataire financier désigné par un candidat à une élection politique. U n établissement bancaire ne peut refuser d’ouvrir un compte de campagne à un mandataire dès lors que le candidat ou le mandataire dispose déjà d’un compte courant personnel dans ledit établissement. À défaut, l’établissement bancaire s’expose à une amende de 375 000 € par refus d’ouverture de compte. »…

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin