lutte contre glossophobie

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 8 février 2022. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : Bernard PerrutLR · avec 20 cosignataires

Caduque

Déposé sous la 15e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (21 juin 2022). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte propose d'intégrer dans le code de l'éducation une disposition relative à la formation à la prise de parole en public. Il vise à rendre cette compétence un élément structurant de l'enseignement, afin de permettre aux élèves de mieux s'adapter à cet exercice. Une charge financière liée à cette mesure est compensée par une taxe additionnelle sur certains impôts. Le texte ne précise pas les modalités d'application de cette formation.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 8 février 2022
Identifiant : PIONANR5L15B5017
Dossier législatif : DLR5L15N45031

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 8 février 2022 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, La prise de parole en classe, les exposés effectués devant ses camarades, la récitation de poésie, l’évaluation en cours de musique ou la correction d’exercices au tableau sont autant d’exemples de situations du quotidien scolaire qui confrontent l’élève à une anxiété spécifique liée à l’oralité en public. Certes, la prise de parole à l’école est considérée, valorisée et évaluée mais celle-ci reste appréciée comme le support d’une autre matière et non comme une compétence à part entière à acquérir. Les difficultés de l’exercice de prise de parole orale en public (ou glossophobie) sont ainsi trop souvent négligées dans le cadre scolaire, qui ne permet pas aujourd’hui de préparer de manière efficace les jeunes à cet exercice particulier, pourtant indispensable dans la future vie étudiante et professionnelle de ces derniers. Selon l’enquête de novembre 2021 menée par l’Audito ire, association de lutte contre la glossophobie, la fréquence de la prise de parole en public s’étend sur une échelle allant d’un exercice oral par jour à au moins un exercice oral par an – marquant une véritable disparité de la pratique chez les jeunes, avec pour la majorité d’entre eux (70 %), une véritable difficulté à réaliser l’exercice. Bégaiement, tremblements, regard fuyant, rougissement, oubli des mots et voix basse en sont autant d’expressions de ces difficultés qui illustrent l’appréhension ressentie en milieu scolaire dans l’exercice de la prise de parole devant un public. …

Articles (2 extrait·s du texte)
  • Article 1er Après la section 4 du chapitre II du titre 1 er du livre III de la deuxième partie du code de l’éducation, est insérée une section 4 bis ainsi rédigée. « Section 4 bis « La prise de parole en public « Art. L. 312-11-3. – La formation la prise de parole en public est dispensée dans les écoles et les établissements d’e nseignement, y compris agricoles, ainsi que dans les unités d’enseignement des établissements et services médico-sociaux et des établissements de santé. Elle se compose à la fois d’un apprentissage de l’expression orale en tant que tel, à travers des mécanismes d’aide à l’expression, au centre d’une séquence ayant pour objectif explicite l’enseignement d’une situation d e communication ou de langage spécifique, l’évaluation devant porter, au moins pour partie, sur la capacité à utiliser le langage dans une situation déterminée ; et à la fois de l’expression orale comme vecteur des apprentissages où la prise de parole permet de construire les apprentissages et constitue en même temps un objet indirect d’apprentissage, visant à un enrichissement lexical et plus généralement à une amélioration des capacités langagières. Elle contribue au développement de l’aisance à l’oral. « Cette formation comporte également une sensibilisation sur les mécanismes de lutte contre la glossophobie et la gestion du stress dans le cadre de l’expression orale devant un public. « Art. L. 312-11-4. – Des modules d’apprentissage sur la prise de parole en public sont délivrés dans les collèges et les lycées, à raison d’au moins deux séances annuelles, par groupes d’âge homogène. « Ces séances peuvent associer les personnels scolaires ainsi que d’autres intervenants extérieurs à l’instar d’organ ismes et de formateurs habilités, d’associations, dans des conditions défi nies par décret, ou des associations agréées en vertu de l’article L. 725-1 du code de la sécurité intérieure. « Le contenu, le champ d’application et les modalités de mise en œuvre du présent article, sont définis par décret. »…
  • Article 2 La charge pour l’État résultant de l’application de la présente loi est compensée, à due concurrence, par la création d’une taxe additionnelle aux droits mentionnés aux articles 575 et 575 A du code général des impôts.

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin