Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 15 octobre 2024. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.
Renvoyée en commission le 15 octobre 2024, en attente d'examen ou en cours d'examen.
Commission des lois
Proposition de loi ordinaireCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.
Ce texte de loi vise à renforcer les sanctions en matière de destruction, de dégradation ou de détérioration d'édifices religieux, de leurs dépendances, de monuments à vocation cultuelle ou de biens cultuels. Il modifie le code pénal pour inclure ces biens dans la liste des objets protégés par la loi. Un rapport est également institué, à charge du Gouvernement, afin de rendre compte régulièrement au Parlement de l'état des lieux concernant ces atteintes.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Où en est ce texte ?
Le parcours du texte
- 15 octobre 2024 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
- à venir Adoption définitive
- à venir Conseil constitutionnel saisine possible
- à venir Promulgation
La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.
Le texte en détails
Dispositions du texte
Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)
MESDAMES, MESSIEURS, Il y aurait en France près de 100 000 lieux de culte (1), sans compter les innombrables monuments empreints de religion qui ponctuent nos villages, nos routes de campagne, sans même évoquer tous les détails qui peuvent apparaître sur le patrimoine remarquable, civil, militaire ou consacré, dont nous ne sommes qu’une génération dépositaire. Toutefois, si les monuments religieux font partie de notre paysage national au point que nous n’y prêtons plus attention, certains choisissent de s’en prendre aux édifices et au mobilier qui non seulement représentent la variété des convictions religieuses d’une partie de la population, mais symbolisent également notre Histoire, et notre héritage. Si cette proposition de loi n’a pas la prétention de résoudre le cœur du problème, elle a pour projet de limiter les atteintes aux biens religieux en sanctionnant plus largement ceux qui s’en prendraient à eux. I) Un état des lieux alarmant Selon les chiffres officiels, en 2021, 1 659 actes anti-religieux ont été relevés par le ministère de l’Intérieur, dont presque la moitié (857) à l’encontre de la religion chrétienne, près d’un tiers (589) à l’encontre de la religion juive et près d’un huitième (213) à l’encontre de la religion musulmane (2). Selon les chiffres du service de protection de la communauté juive, en collaboration avec le ministère de l’intérieur, 1 676 actes antisémites ont été perpétrés en 2023, dont presque la moitié (708) prenant la forme d’une atteinte aux …
Articles (2 extrait·s du texte)
- Article 1er L’article 322-3-1 du code pénal est ainsi modifié : 1° Le 3° est ainsi modifié : a) Après le mot : « culturel », sont insérés les mots : «, ou cultuel, » ; b) Sont ajoutés les mots : « ou dans l’une de ses dépendances » ; 2° Le 4° est complété par les mots : « ou l’une de ses dépendances, ou un monument à vocation cultuelle ».
- Article 2 Le Gouvernement remet au Parlement, tous les trois ans, un rapport sur le nombre de destructions, dégradations et détériorations commis sur des édifices affectés au culte, sur leurs dépendances, sur des monuments à vocation cultuelle, ou sur des biens cultuels situés dans les édifices affectés au culte ou dans leurs dépendances. Ce rapport doit distinguer la forme de ces atteintes commises et indiquer les religions concernées pour chacune d’entre elles.…
Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.
Pour aller plus loin
Cosignataires (117)
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)