Supprimer toute interprétation du mariage comme impliquant un "devoir conjugal" et garantir le consentement explicite aux relations sexuelles entre époux

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 18 mars 2025. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Autrice : Marie-Charlotte GarinEcoS · avec 47 cosignataires

En commission

Renvoyée en commission le 18 mars 2025, en attente d'examen ou en cours d'examen.

Commission des lois

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte modifie les articles du code civil afin de supprimer toute référence à un « devoir conjugal » implicite, en remplaçant les termes « fidélité, secours, assistance » par « solidarité et assistance mutuelle ». Il précise que le mariage implique un partenariat de vie entre époux, sans obligation de relations sexuelles. Enfin, il interdit de prononcer un divorce pour faute en raison du refus de rapports intimes ou sexuels.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 18 mars 2025
Identifiant : PIONANR5L17B1128
Dossier législatif : DLR5L17N51706

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 18 mars 2025 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Conseil constitutionnel saisine possible
  4. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, Le 23 janvier 2025, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France dans l’affaire H.W. c. France pour violation du droit au respect de la vie privée et familiale. Cette condamnation fait suite à un divorce prononcé aux torts exclusifs d’une épouse au motif qu’elle refusait des relations sexuelles avec son mari, considérées comme faisant partie des obligations du mariage par certaines juridictions françaises. Bien que la notion de « devoir conjugal » n’ait aucune base légale en droit français, ni dans le code civil ni dans le code pénal, une jurisprudence persistante interprète la « communauté de vie » (art. 215 du code civil) et les « devoirs » découlant du mariage (art. 212 du code civil) comme impliquant une obligation de relations sexuelles régulières entre époux. Cette interprétation entre en contradiction flagrante avec le droit pénal français, qui condamne explicitement le viol conjugal depuis 1990 et l’inscrit comme crime aggravé depuis la loi du 4 avril 2006. Cette incohérence juridique est inadmissible dans une société qui défend les droits fondamentaux, notamment le droit au consentement sexuel. Il est essentiel que le consentement aux relations sexuelles soit reconnu comme libre, éclairé et nécessairement renouvelé à chaque acte, y compris dans le cadre du mariage. Cette proposition de loi vise donc à clarifier le droit civil en affirmant explicitement que le mariage ne crée aucune obligation implicite ou explicite de relations s…

Articles (3 extrait·s du texte)
  • Article 1er À la fin de l’article 212 du code civil, les mots : « fidélité, secours, assistance » sont remplacés par les mots : «, solidarité et assistance mutuelle ».
  • Article 2 L’article 215 du code civil est ainsi rédigé : « Art. 215. – Les époux s’engagent mutuellement à un partenariat de vie. »
  • Article 3 L’article 242 du code civil est complété par un alinéa ainsi rédigé : « Le divorce pour faute n’est pas prononcé en cas de refus de rapports intimes ou sexuels. »

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Pour aller plus loin