visant à reconnaître le préjudice subi par les personnes condamnées sur le fondement de la législation pénalisant l'avortement et par les femmes avant la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de la grossesse

Lecture intermédiaire Ce dossier est devenu la loi, promulguée le 29 décembre 2025, mais ce texte n'en est qu'une étape : la loi peut en différer. Voir la dernière lecture de l'Assemblée

Voir le vote sur ce texte 18 décembre 2025 · adopté · 93 pour, 0 contre

Origine : transmis par le Sénat

Promulguée

Texte promulgué le 29 décembre 2025. Loi en vigueur.

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit cette étape du texte. La loi promulguée peut en différer.

Adoptée le 18 décembre 2025 (93 voix pour, 0 contre), la proposition de loi fait reconnaître par la Nation que la législation pénalisant l'avortement, avant la loi Veil de 1975, a porté atteinte à la santé, à l'autonomie et à l'égalité des femmes et causé des souffrances. Plusieurs milliers de personnes avaient été condamnées, le procès de Bobigny de 1972 étant resté emblématique. Le texte crée une commission chargée de recueillir la mémoire de ces atteintes. Le point qui décide de la portée est qu'il est purement déclaratoire et mémoriel : il ne crée aucun dispositif d'indemnisation, les amendements en ce sens ayant été retirés en séance pour permettre une adoption consensuelle.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Le vote : Adopté le 18 décembre 2025 : 93 voix pour, aucune contre. Dix groupes ont voté pour.

Déposée le : 20 mars 2025
Identifiant : PIONANR5L17B1165
Dossier législatif : DLR5L17N51351

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 15 janvier 2025 Dépôt du texte Sénat entrée au Parlement
  2. 20 mars 2025 1re lecture Sénat Adopté

Comprendre les votes

3 votes

Votes de l'Assemblée sur ce texte (3)

Comment les groupes ont voté sur le scrutin décisif (l'ensemble de la proposition de loi visant à reconnaître le préjudice subi par les personnes condamnées sur le fondement de la législation pénalisant l'avortement, et par toutes les femmes, avant la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l'interruption volontaire de grossesse (première lecture).). Cliquez une barre pour le détail nominatif.

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
71LFI17GDR38EcoS69SOC22LIOT36DEM91EPR34HOR49DR16UDDPLR123RN9NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.

Les avis, pour et contre

Les avis, pour et contre

Les positions exprimées sur le texte, avec les points de vigilance soulevés. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.

Pour le texte, 4
Aurore BergéEPRministre chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes

Porte le texte au nom du gouvernement et appelle à le voter : la proposition de loi est selon elle « un acte de justice tourné vers ces milliers de vies brisées par des lois injustes ». Elle rappelle que, jusqu’en 1975, avorter était un crime puni par la loi, et que le régime de Vichy en fit un crime contre la sûreté de l’État, passible de la peine capitale.

Corapporteure, elle présente le texte en séance : selon les estimations qu’elle cite, plus de 11 660 personnes ont été condamnées pour avortement entre 1870 et 1975, et l’on dénombrait en 1974 plus de 300 000 avortements clandestins par an. Elle juge que « Ce n’est ni le texte idéal ni le texte que les femmes sont encore en droit d’attendre », mais qu’il « marque néanmoins une étape importante pour sortir les victimes de l’oubli ».

Corapporteur, il ouvre en nommant des femmes condamnées et rappelle que « De 1870 à 1975, près de 12 000 femmes furent condamnées en France en raison des lois pénalisant l’avortement ». Il soutient l’adoption tout en se disant convaincu « qu’un jour, il faudra aller plus loin en garantissant une réelle réparation dudit préjudice », que le texte initial prévoyait et que le Sénat a supprimée.

Laurence Rossignolsénatrice, initiatrice de la proposition de loiSocialiste, écologiste et républicain au Sénat

À l'origine du texte adopté conforme.

lire le passage ↗
Réserves et nuances, 1

Retire l'amendement d'indemnisation qu'elle avait déposé, après avoir entendu les arguments de la rapporteure et du gouvernement, mais maintient sa réserve : « plus nous attendons, moins il y aura de personnes indemnisées et moins la reconnaissance du préjudice subi par ces personnes sera effective. Le plus tôt sera le mieux ».

Prise de parole

Compte rendu intégral de la séance

Comprendre le vote

Scrutin : L'Assemblée nationale a voté l'adoption d'une proposition de loi visant à reconnaître le préjudice subi par les femmes condamnées avant la légalisation de l'avortement en 1975. Ce texte vise à reconnaître les conséquences des lois historiques pénalisant l'interruption volontaire de grossesse. Le vote a été adopté à l'unanimité des groupes présents. RN, EPR, LFI-NFP, SOC, DR, ECOS, DEM, HOR se sont tous prononcés pour ce texte. Aucun groupe n’a voté contre ou s’est abstenu.

Le texte en détails

Dispositions du texte

Articles (2 extrait·s du texte)
  • Article 1er La Nation reconnaît que l’application par l’État de s dispositions législatives et réglementaires pénalisant le recours, la pratique, l’accès et l’information sur l’avortement, aujourd’hui caduque s ou abrogées, a constitué une atteinte à la protection de la santé des femmes, à l’autonomie sexuelle et reproductive, à l’égalité entre les femmes et les hommes, aux droits des femmes et au droit au respect de la vie privée. Elle reconnaît que ces dispositions ont conduit à d e nombreux décès et ont été source de souffrances physiques et morales pour les personnes concernées ainsi que pour leurs proches. Elle reconnaît également que ces dispositions ont été source de souffrances et de traumatismes pour des personnes condamnées pour avoir pratiqué des avortements.…
  • Article 2 Crée une commission nationale indépendante chargée de recueillir la mémoire des souffrances subies avant 1975 par les femmes ayant avorté et les personnes ayant pratiqué des avortements. I. – Il est institué auprès du Premier ministre une commission nationale indépendante de reconnaissance des souffrances et traumatismes subis par des femmes ayant avorté et les personnes ayant pratiqué des avortements avant la loi n° 75-17 du 17 janvier 1975 relative à l’interruption volontaire de la grossesse. Cette commission est chargée de contribuer au recueil et à la transmission de la mémoire des atteintes aux droits subies par les femmes et reconnues par la Nation en application de l’article 1er de la présente loi. II. – La commission comprend : 1° (Supprimé) 2° Un membre du Conseil d’État ou un magistrat de l a Cour de cassation ; 3° (Supprimé) 3° bis (nouveau) Trois personnes désignées en raison de leurs travaux historiques ou de recherche sur l’avortement ou l’histoire des femmes ; 4° Trois professionnels de santé, désignés en raison de leurs connaissances dans le domaine de la santé gynécologique des femmes ; 5° Trois personnes désignées en raison de leur engagement dans le milieu associatif pour le droit et l’accès à l’avortement. III. – Un décret précise le fonctionnement de la commission, ses attributions, les conditions de son indépendance dans l’exercice de ses missions ainsi que les conditions dans lesquelles l es personnes concernées peuvent être entendues.…

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Le travail en commission

Rapporteur·es de ce texte, désigné·es par la commission pour l'examiner et le présenter :

Commission : Commission des lois constitutionnelles, de la législation et de l'administration générale de la République

En amont de la séance publique, ce texte a fait l'objet de 2 amendements examinés en commission (Lois), dont 0 adopté. C'est l'étape, souvent décisive, où le texte est retravaillé avant les votes en séance.

Les amendements déposés

4 amendements ont été déposés sur ce texte (2 en commission, 2 en séance publique). C'est là que le texte se façonne, avant les votes solennels.

  • 4 Retirés

Seuls les amendements adoptés et rejetés ont été mis aux voix. Les autres ont été retirés, déclarés irrecevables, rendus sans objet par une adoption antérieure, non défendus, ou pas encore examinés.

Examinés par : Séance publique · Commission des lois

Article 2 2 amendements
  • n° CL1 Mme Sandra Regol EcoS Retiré
  • n° 2 Mme Sandra Regol EcoS Retiré I. - À l’alinéa 4, après le mot : « État », insérer les mots : « désigné par le vice-président du Conseil d’État ». II. - En…
Après l'article 2 2 amendements
  • n° 1 Mme Sandra Regol EcoS Retiré Dans un délai d’un an à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport évaluant le…
  • n° CL2 Mme Sandra Regol EcoS Retiré

Source : open data de l'Assemblée nationale (jeu « Amendements »). Chaque amendement a sa fiche, qui dit s'il a été mis aux voix et par quel organe.

Pour aller plus loin