Vérifier le bien-fondé du motif économique des licenciements collectifs

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 2 décembre 2025. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : François RuffinEcoS · avec 26 cosignataires

En commission

Renvoyée en commission le 2 décembre 2025, en attente d'examen ou en cours d'examen.

Commission des affaires sociales

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Le texte de loi modifie le code du travail pour exiger une vérification rigoureuse du motif économique des licenciements collectifs, afin de s’assurer qu’il est « réel et sérieux ». Il introduit une obligation de justifier ce motif, probablement par des éléments concrets et documentés. Cette mesure vise à renforcer les garanties juridiques des salariés face aux licenciements économiques, en rendant plus contraignante la démonstration de leur légitimité. Les dispositions précises de cette vérification sont définies dans le code, sans précision supplémentaire sur les modalités opérationnelles.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 2 décembre 2025
Identifiant : PIONANR5L17B2168
Dossier législatif : DLR5L17N53272

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 2 décembre 2025 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. à venir Adoption définitive
  3. à venir Conseil constitutionnel saisine possible
  4. à venir Promulgation

La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, « Sans cause réelle ni sérieuse. » C’est ainsi qu’en décembre 2015, le conseil des prud’hommes de Compiègne a qualifié le licenciement économique des salariés de Continental. Mais il était trop tard : l’usine avait fermé six ans plus tôt, délocalisée en Roumanie. Plus d’un millier d’ouvriers avaient perdu leur emploi. Treize d’entre eux se sont suicidés. L’entreprise a été condamnée à verser plus de 11 millions d’euros d’indemnités. Mais à quoi bon ? Cette compensation ne rendra pas leur emploi aux travailleurs. Elle ne réparera pas les familles brisées, ni les vies bouleversées. Rebelote, en Picardie toujours, avec les 279 salariés de Whirlpool. En mars 2021, le tribunal a jugé que leur licenciement économique n’était pas fondé. Mais à ce moment-là, tout avait déjà disparu : les machines, les carnets de commandes, l’activité. Même scénario l’année suivante, à Amiens encore, pour les 21 ex-salariés de l’usine Nutrimaine Banania à Faverolles, licenciés en 2019. C’est la même histoire, partout à travers le pays. En octobre 2010, pour les 110 ex-salariés de l’usine Saint-Jean Industrie, devant les Prud’hommes de Lyon : des licenciements « sans cause réelle et sérieuse ». En août 2016, pour les 191 « Molex » devant la cour d’appel de Toulouse : licenciement « sans cause réelle ni sérieuse », avec un chèque de 7 millions d’euros d’indemnités à la clé. En décembre 2016, pour les 57 anciens salariés de l’usine Michelin de Joué-lès-Tours. En octobre 2018, pour le…

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique Le paragraphe 3 de la sous-section 4 de la section 4 du chapitre III du titre III du livre II de la première partie du code du travail est ainsi modifié : 1° L’article L. 1233-57-2 est complété par un 5° ainsi rédigé : « 5° La justification du caractère réel et sérieux du licenciement économique comme défini à l’article L. 1233-3. » ; 2° Après le quatrième alinéa de l’article L. 1233-57-3, il est inséré un 4° ainsi rédigé : « 4° La justification du caractère réel et sérieux du licenciement économique comme défini à l’article L. 1233-3. »…

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Pour aller plus loin