Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 28 avril 2026. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.
Renvoyée en commission le 3 juin 2026, en attente d'examen ou en cours d'examen.
Commission des affaires sociales
Proposition de loi ordinaireCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.
Le texte propose d'adapter le régime des intermittents du spectacle aux spécificités des collectivités d'Outre-mer, notamment en créant un dispositif de mobilité (« passeport pour la mobilité ») pour faciliter les déplacements professionnels dans ces territoires. Il prévoit également des dispositions pour assurer une répartition équilibrée des infrastructures culturelles et un suivi annuel des conditions d'accès au régime par un rapport public. Des modifications législatives sont introduites pour encadrer les évolutions des conditions d'adhésion au régime dans ces collectivités, ainsi qu'une compensation financière via une taxe additionnelle sur les tabacs.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Où en est ce texte ?
Le parcours du texte
- 28 avril 2026 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
- à venir Adoption définitive
- à venir Conseil constitutionnel saisine possible
- à venir Promulgation
La chaîne est affichée en entier jusqu'à la promulgation ; les étapes encore incertaines sont marquées possibles.
Le texte en détails
Dispositions du texte
Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)
MESDAMES, MESSIEURS, Le régime des intermittents du spectacle, créé en 1936 sous le Front Populaire et consolidé depuis 1969, puis restructuré au début des années 2000, constitue une protection sociale essentielle pour les artistes et techniciens du secteur culturel. Il est l’expression concrète de la reconnaissance par un État des réalités, des spécificités, des besoins et des problématiques d’un secteur : le secteur culturel. Ce régime permet notamment l’accès à : – l’assurance chômage, – la protection maladie et maternité, – les congés payés mutualisés, – la retraite, – la mutuelle et la prévoyance. En 2023, le secteur culturel a représenté une valeur ajoutée de 49,5 milliards d’euros, soit 2 % du produit intérieur brut national, contribuant à l’emploi et au rayonnement territorial. Cependant, dans les territoires dits d’Outre-mer des particularités existent, liées souvent à des contraintes spécifiques telles que l’isolement géographique, la taille réduite du marché du travail culturel, l’insularité, le coût élevé des déplacements, le déficit d’infrastructures de formation et de diffusion. Or ces particularités des dits Outre-mer, souvent, ne sont pas prises en compte dans le cadre des négociations collectives. Cette Proposition de loi, si elle n’entend pas remettre en cause évidemment les conventions existantes issues du dialogue sociale, est cependant un appel à sortir d’une forme de colonialité qui consiste à ne pas prendre en compte les réalités particulières des dits …
Articles (6 extrait·s du texte)
- Article 1er La section 2 du chapitre IV du titre II du Livre V de la cinquième partie du code du travail est complétée par une sous-section 2 ainsi rédigée : « Sous-section 2. « Intermittents du spectacle dans les collectivités d’Outre-mer « Art. L. 5524-11. – Pour les salariés intermittents du spectacle exerçant leur activité dans les collectivités relevant des articles 73 de la Constitution, les conditions d’affiliation au régime d’assurance chômage peuvent faire l’objet d’adaptations tenant compte des caractéristiques du marché du travail local, des contraintes liées à l’insularité et à l’éloignement, et du volume d’activité des secteurs du spectacle vivant, de l’audiovisuel et du cinéma. « Le nombre d’heures de travail requis pour l’ouverture ou le maintien des droits ne peut être fixé à un niveau inférieur à 350 heures annuelles, ni supérieur au seuil applicable sur le territoire hexagonal. « En cas d’échec de la négociation collective, il est déterminé par décret en Conseil d’État, sur la base d’indicateurs objectifs définis par la loi, notamment le volume d’emploi et la structuration des filières culturelles locales. « Les heures effectuées dans plusieurs collectivités d’Outre-mer peuvent être cumulées pour l’appréciation de ce seuil selon des modalités précisées par décret en Conseil d’État. »…
- Article 2 Après l’article L. 1803-6-1 du code des transports, il est inséré un article L. 1803-6-2 ainsi rédigé : « Art. L. 1803-6-2. – L’aide visant à favoriser la mobilité des intermittents exerçant dans les secteurs du spectacle vivant, de l’audiovisuel et du cinéma, dans les collectivités régies par l’article 73 de la Constitution et à Saint-Martin, est appelée passeport pour la mobilité des professionnels du spectacle vivant, de l’audiovisuel et du cinéma. « Cette aide a pour objet d’atténuer les contraintes de l’éloignement, et de l’insularité, notamment entre ces collectivités et vers le territoire métropolitain, par le financement de tout ou partie des titres de transport nécessités par cette activité, ou par des conventions conclues avec des opérateurs de transport. « Cette aide qui vise à la continuité territoriale des parcours professionnels dans le secteur culturel, est attribuée, à leur demande, aux intermittents résidants dans les collectivités régies par l’article 73 de la Constitution et à Saint-Martin, justifiant d’une activité durable dans l’une de ces collectivités. »…
- Article 3 Après le 21° de l’article 3 de la loi n° 2016-925 du 7 juillet 2016 relative à la liberté de la création, à l’architecture et au patrimoine, sont insérés un 22° et un 23° ainsi rédigés : « 22° Assurer une répartition équilibrée des infrastructures culturelles et soutenir les établissements de droit public ou privé qui interviennent dans les domaines de la création, de la production, de la diffusion, de l’enseignement artistique ou de la recherche dans les collectivités régies par l’article 73 de la Constitution ; « 23° Favoriser la production et la coproduction culturelles locales dans les collectivités régies par l’article 73 de la Constitution, le cas échéant par la création de dispositifs de soutien financier spécifiques. »…
- Article 4 Après l’article L. 5424-3 du code du travail, il est inséré un article L. 5424-3-1 ainsi rédigé : « Art. L. 5424-3-1. – Toute évolution des conditions d’affiliation au régime des intermittents du spectacle applicable dans les collectivités mentionnées à l’article 73 de la Constitution fait l’objet d’une évaluation préalable de ses impacts économiques et sociaux. « Cette évaluation tient compte des spécificités structurelles des marchés du travail locaux, notamment de leur insularité. « Elle est rendue publique et transmise pour avis au ministre chargé de la culture. »…
- Article 5 Un rapport public annuel, établi conjointement par le ministre chargé de la culture et l’opérateur public de l’emploi compétent, évalue les conditions d’accès au régime des intermittents du spectacle dans chaque collectivité d’Outre-mer, l’évolution du volume d’emploi dans les secteurs concernés, les effets des adaptations territoriales sur la continuité des droits sociaux, et leur impact sur la structuration des filières culturelles. Ce rapport est transmis au Parlement avant le 31 mars de chaque année.…
- Article 6 I. – La charge pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs prévue au chapitre IV du titre I er du livre III du code des impositions sur les biens et services. II. – La charge pour les organismes de sécurité sociale est compensée à due concurrence par la majoration des droits mentionnés aux articles L. 136-1 et suivants du code de la sécurité sociale. III. – La charge pour les collectivités territoriales est compensée à due concurrence par une majoration de la dotation globale de fonctionnement, et, corrélativement pour l’État, par une augmentation des impositions de toute nature.…
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Le travail en commission
Rapporteur·e de ce texte, désigné·e par la commission pour l'examiner et le présenter :
Commission : Commission des affaires sociales
En amont de la séance publique, ce texte a fait l'objet de 5 amendements examinés en commission (Affaires sociales), dont 2 adoptés. C'est l'étape, souvent décisive, où le texte est retravaillé avant les votes en séance.
Les amendements déposés
15 amendements ont été déposés sur ce texte (5 en commission, 10 en séance publique). C'est là que le texte se façonne, avant les votes solennels.
- 2 Adoptés
- 3 Rejetés
- 3 Irrecevables (article 40)
- 7 En attente d'examen
Seuls les amendements adoptés et rejetés ont été mis aux voix. Les autres ont été retirés, déclarés irrecevables, rendus sans objet par une adoption antérieure, non défendus, ou pas encore examinés.
Examinés par : Séance publique · Commission des affaires sociales
Article premier 2 amendements
Après l'article premier 1 amendement
- n° 11 Mme Anchya Bamana RN Déclaré irrecevable (article 40)
Article 2 2 amendements
Article 3 bis 1 amendement
- n° 4 M. Alim Latrèche EPR En attente d'examen
Après l'article 3 6 amendements 1 adopté
Article 4 1 amendement 1 adopté
- n° AS1 Mme Sarah Legrain LFI Adopté
Article 5 1 amendement
- n° 5 M. Alim Latrèche EPR En attente d'examen
Après l'article 5 1 amendement
- n° 7 M. Steevy Gustave EcoS En attente d'examen
Source : open data de l'Assemblée nationale (jeu « Amendements »). Chaque amendement a sa fiche, qui dit s'il a été mis aux voix et par quel organe.
Pour aller plus loin
Cosignataires (16)
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)