Lecture intermédiaire Ce dossier est devenu la loi, promulguée le 26 juin 2026, mais ce texte n'en est qu'une étape : la loi peut en différer. Voir la dernière lecture de l'Assemblée
Voir le vote sur ce texte 15 juin 2026 · adopté · 59 pour, 0 contreTexte promulgué le 26 juin 2026. Loi en vigueur.
Proposition de loi ordinaireCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit cette étape du texte. La loi promulguée peut en différer.
Le 15 juin 2026, l’Assemblée adopte sans modification, à l’unanimité des 59 votants, l’article unique de cette proposition de loi de la sénatrice Catherine Morin-Desailly, ce qui rend le texte définitif : c’est la loi n° 2026-542 du 26 juin 2026.
Comme tous les biens des collections publiques, les restes humains conservés par les musées nationaux sont inaliénables (article L. 451-5 du code du patrimoine). Selon les orateurs, la loi-cadre de 2023 sur les restes humains ne permet de répondre qu’aux demandes d’États étrangers, et non à celles de communautés du territoire national, d’où le recours à une loi propre à ce cas.
Le texte déroge à ce principe : les restes humains kali’nas et arawaks et les moulages dont la liste figure en annexe cessent de faire partie des collections nationales confiées au Muséum national d’histoire naturelle dès leur entrée sur le territoire de la commune d’Iracoubo, en Guyane, et au plus tard six mois après l’entrée en vigueur de la loi, en vue de funérailles.
Selon les orateurs, il s’agit des restes de six des Kali’nas et Arawaks morts à Paris après avoir été exhibés en 1892 au Jardin d’acclimatation, inhumés puis exhumés quelques années plus tard pour rejoindre les collections du Muséum. Le rapporteur et plusieurs groupes ont demandé une loi-cadre pour les restitutions à l’intérieur du territoire national, afin d’éviter une loi par demande.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Le vote : Adopté le 15 juin 2026 : 59 voix pour, aucune contre. Onze groupes ont voté pour.
Où en est ce texte ?
Comprendre les votes
1 voteVotes de l'Assemblée sur ce texte (1)
Comment les groupes ont voté sur le scrutin décisif (l'article unique de la proposition de loi relative à la sortie des collections publiques de restes humains kali'nas et arawaks en vue de funérailles sur le territoire de la Guyane (première lecture).). Cliquez une barre pour le détail nominatif.
Les avis, pour et contre
Les avis, pour et contre
Les positions exprimées sur le texte, avec les points de vigilance soulevés. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.
Pour le texte, 3
Rend hommage aux personnes exhibées en 1892 et à la mobilisation de leurs descendants, mais refuse d’en faire un point final : « cette restitution n’est pas un aboutissement. Elle est bien plutôt un commencement ». Plaide pour une loi-cadre qui épargnerait aux peuples concernés « un long parcours législatif pour récupérer leurs ancêtres ».
Défend une réparation qui ne soit ni un procès de la nation ni un refus de voir, et fonde le texte sur l’égalité entre citoyens : « Or la Guyane est la France ; l’indivisibilité de la République implique que nous accordions aux nôtres ce que nous avons donné au lointain. » Souhaite un cadre général pour les demandes venues du territoire national.
Présente le texte comme « un texte de justice et de réparation qui nous invite au consensus », les six jeunes gens concernés ayant été recrutés « sur des prétextes fallacieux » pour être exhibés à Paris, puis privés de sépulture. Son groupe soutient la dérogation à l’inaliénabilité.
Réserves et nuances, 1
Vote le texte au nom de la dignité humaine, mais souligne que la question des restes humains originaires des outre-mer n’est pas réglée : « nous avons là encore besoin d’une loi-cadre afin que nos concitoyens puissent s’appuyer sur une base juridique plus stable ». Soutient les recommandations de Christophe Marion en ce sens.
Le texte en détails
Dispositions du texte
Articles (1 extrait·s du texte)
- Article unique Sort des collections nationales les restes humains kali'nas et arawaks et leurs moulages, pour permettre leur retour à Iracoubo dans un délai maximal de 6 mois. Par dérogation au principe d’inaliénabilité des collections publiques inscrit à l’article L. 451-5 du code du patrimoine, les restes humains kali’nas et arawaks et les moulages dont la liste figure en annexe à la présente loi cessent de faire partie des collections nationales placées sous la garde du Muséum national d’histoire naturelle à compter de leur entrée sur le territoire de la commune d’Iracoubo, et au plus tard six mois après l’entrée en vigueur de la présente loi.…
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Le travail en commission
Rapporteur·e de ce texte, désigné·e par la commission pour l'examiner et le présenter :
Commission : Commission des affaires culturelles et de l'éducation
Pour aller plus loin
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)
Loi au Journal officiel (Légifrance) ↗ (texte promulgué le 26 juin 2026 ; c'est là que paraissent, au fil du temps, ses décrets d'application)
Décisions de justice citant cette loi ↗ (recherche Judilibre · Cour de cassation · loi n° 2026-542 ; une loi récente ou non contentieuse peut n'en avoir aucune)