L'article 4 de la proposition de loi visant à améliorer la protection et l'accompagnement des parents d'enfants atteints d'un cancer, d'une maladie grave ou d'un handicap

86 % des votant·es ont voté pour. Seuil de 90 voix franchi. 3 abstentions.
NetVote transpartisan
Participation 31 %

Le parcours du texte

  1. 17 septembre 2024 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 26 février 2026 1re lecture Sénat Modifié
  3. 2 juin 2026 2e lecture Assemblée Adopté

Ce que change ce texte

Le texte propose des modifications législatives visant à renforcer les droits des parents d’enfants atteints de maladies graves ou de handicaps. Il prévoit, entre autres, d’intégrer l’état de santé d’un enfant à charge dans les critères d’attribution du droit au logement, d’adapter les dispositions sur le licenciement et l’allocation journalière de présence parentale, d’encourager l’hébergement temporaire non médicalisé pour les parents dans les établissements de santé, et d’ajuster les règles relatives à l’allocation journalière. Il modifie également les conditions d’exonération fiscale et garantit la gratuité du stationnement dans les parcs de stationnement des établissements de santé pour ces familles.

Les principaux moyens du texte

  • Allonger l'allocation journalière de présence parentale

    Au second alinéa de l'article L. 544-2 du code de la sécurité sociale, la mention d'une période « inférieure à six mois ni supérieure à un an » est remplacée par « supérieure à quatorze mois », et « un an » devient « quatorze mois » à la dernière phrase.

  • Permettre le partage de l'allocation entre les deux parents

    Un nouvel article L. 544-1-1 du code de la sécurité sociale laisse les deux parents désigner d'un commun accord le bénéficiaire de l'allocation journalière ou, à défaut d'accord, reconnaît à chacun la qualité d'allocataire au prorata du temps de garde.

  • Suspendre le remboursement d'un crédit à la consommation

    À l'article L. 314-20 du code de la consommation, l'obtention du droit à l'allocation journalière de présence parentale ouvre la suspension prévue en cas de licenciement ; elle prend effet au plus tard un mois après réception de la demande et couvre le paiement des intérêts et de l'assurance du crédit.

  • Faire de la maladie de l'enfant un critère de priorité au logement

    Au deuxième alinéa de l'article 1er de la loi du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement, l'état de santé d'un enfant à charge atteint d'une affection grave mentionnée à l'article D. 322-1 du code de la sécurité sociale est ajouté aux critères.

  • Rendre gratuit le stationnement à l'hôpital

    Les gestionnaires de parcs de stationnement d'établissements de santé disposant d'une délégation de service public garantissent la gratuité du stationnement, pour la durée de l'hospitalisation, aux personnes ayant à charge un enfant atteint d'une affection grave.

  • Appliquer le reste à charge zéro aux prescriptions

    Le reste à charge zéro s'applique systématiquement aux prescriptions établies par un médecin dans le parcours de soin d'un enfant atteint d'une affection grave, un décret en précisant les modalités.

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
71LFI17GDR38EcoS68SOC23LIOT37DEM91EPR34HOR48DR17UDDPLR122RN11NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouveau Front Populaire2300
Gauche Démocrate et Républicaine200
Écologiste et Social1500
Socialistes et apparentés2800
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires410
Les Démocrates700
Ensemble pour la République2200
Horizons & Indépendants2300
Droite Républicaine2100
Union des droites pour la République200
Rassemblement National8213
Non inscrit100
Mises au point de vote 25

Sous son analyse de ce scrutin, l'Assemblée publie une rubrique « Mises au point » où des député·es font consigner la position qu'ils avaient voulu prendre. Elle ne rectifie pas le scrutin : le relevé ci-dessus reste le résultat officiel, et l'Assemblée le publie inchangé dans le même document.

Une autre mise au point émane de député·es qui ne figurent pas dans le relevé nominatif de ce scrutin : aucun vote n'y est enregistré à leur nom.

Lire la rubrique « Mises au point » sur l'analyse officielle du scrutin ↗

Les avis des experts indépendants

Aucune évaluation d'un organisme indépendant (haut conseil, Cour des comptes, instance scientifique...) n'est encore rattachée à ce texte. Le site en ajoute au fil des publications, toujours attribuées et datées.

Vous connaissez une évaluation pertinente, ou vous aimeriez qu'on la cherche en priorité ?
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 2 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Protection et accompagnement des parents d’enfants atteints d’un cancer, d’une maladie grave ou d’un handicap), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Stéphanie Rist (ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées)
« Je veux remercier les auteurs de cette proposition de loi, ainsi que les parlementaires des deux chambres qui ont contribué à l’enrichir au fil de ses lectures. »
M. Vincent Thiébaut (rapporteur de la commission des affaires sociales)
« « Mon fils de 6 ans a des prises en charge non remboursées. Étant une maman seule, j’ai dû réduire ses prises en charge, car impossible de m’en sortir financièrement. » Alexandra, maman d’un petit garçon atteint d’un trouble sévère du langage et de l’oralité. »

Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Le passage en commission

110 amendements examinés en commission, dont 21 adoptés.

Rapporteur·e·s de ce texte

Commission : Commission des affaires sociales

Avant d'arriver dans l'hémicycle, ce texte a été examiné par la commission Affaires sociales. 110 amendements y ont été déposés, dont 21 adoptés (qui ont modifié le texte avant le vote). C'est le texte issu de ces 21 adoptions qui est arrivé en séance, où 93 amendements de plus ont été discutés.

21 adoptés27 rejetés8 tombés37 retirés17 en cours ou sans suite

Qui dépose, et qui fait adopter

  • LFI 2 sur 39 5 %
  • GDR aucun sur 8 0 %
  • EcoS aucun sur 6 0 %
  • SOC 2 sur 12 17 %
  • LIOT aucun sur 3 0 %
  • EPR 1 sur 3 33 %
  • HOR 16 sur 17 94 %
  • RN aucun sur 22 0 %
Barre claire : les amendements déposés en commission. Partie pleine : ceux qui ont été adoptés. Le chiffre de droite les rapporte l'un à l'autre. Les groupes suivent l'ordre de l'hémicycle, comme le graphe des votes.

Où la commission a le plus changé le texte

Les articles qui ont vu le plus d'amendements adoptés EN COMMISSION, c'est-à-dire là où le texte a bougé avant même l'hémicycle. 12 articles au total ont été modifiés, voici les 6 premiers. Chaque ligne renvoie à son article dans « Le texte en détails », juste en dessous.

Pour situer : sur les 221 grands votes de cette législature dont le texte est passé par une commission, la médiane est de 47 amendements et 13 adoptés.

Auditions et travaux en commission 1 réunion

Le compte rendu officiel de chaque réunion est accessible.

3 décembre 2024 Affaires sociales Examen des amendements (art. 88) Examen des amendements (art. 88) Compte rendu ↗

Source : open data de l'Assemblée nationale (amendements + rapports de commission).

Le texte en détails

14 articles

Les documents officiels de ce texte :

le texte voté (PDF) ↗ sa fiche sur ce site le texte déposé (PDF) ↗ la fiche du texte déposé le rapport de commission n° 625 ↗le rapport de commission n° 2754 ↗

Les 14 articles du texte adopté, chacun replié : son résumé en une phrase, le vote sur l'article, et les amendements qui y ont été mis aux voix (avec ce qu'ils proposaient).

  • Article 1er Étend une disposition de la loi sur le droit au logement à l'état de santé d'un enfant à charge malade, handicapé ou victime d'un accident particulièrement grave. 53 com. / 2 séance

    Étend une disposition de la loi sur le droit au logement à l'état de santé d'un enfant à charge malade, handicapé ou victime d'un accident particulièrement grave.

    5 amendements déposés sur cet article : 3 en commission, dont 1 adopté, puis 2 en séance.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 2 Cite l'obtention de l'allocation journalière de présence parentale, à côté du licenciement, parmi les cas où l'exécution des obligations d'un débiteur de crédit peut être suspendue. 42 com. / 2 séance

    Cite l'obtention de l'allocation journalière de présence parentale, à côté du licenciement, parmi les cas où l'exécution des obligations d'un débiteur de crédit peut être suspendue.

    4 amendements déposés sur cet article : 2 en commission, dont 1 adopté, puis 2 en séance.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 3 Ajoute l'affection grave, le handicap ou l'accident grave d'un enfant à charge aux cas de rachat anticipé de contrats d'assurance ou mutualistes liés à la cessation d'activité professionnelle. 2917 com. / 12 séance

    Ajoute l'affection grave, le handicap ou l'accident grave d'un enfant à charge aux cas de rachat anticipé de contrats d'assurance ou mutualistes liés à la cessation d'activité professionnelle.

    29 amendements déposés sur cet article : 17 en commission, dont 3 adoptés, puis 12 en séance, dont 2 adoptés.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 4 Ajoute l'affection grave ou le handicap d'un enfant à charge aux cas de déblocage anticipé d'un plan d'épargne retraite. 1910 com. / 9 séance

    Ajoute l'affection grave ou le handicap d'un enfant à charge aux cas de déblocage anticipé d'un plan d'épargne retraite.

    19 amendements déposés sur cet article : 10 en commission, dont 4 adoptés, puis 9 en séance, dont 1 adopté.

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  • Article 5 Description : Prolonge de 10 semaines après le congé de présence parentale l'interdiction de licencier, sauf faute grave ou impossibilité étrangère à la santé de l'enfant, et vise d'autres parents. 64 com. / 2 séance

    Description : Prolonge de 10 semaines après le congé de présence parentale l'interdiction de licencier, sauf faute grave ou impossibilité étrangère à la santé de l'enfant, et vise d'autres parents.

    6 amendements déposés sur cet article : 4 en commission, dont 1 adopté, puis 2 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 6 Réduit un délai lié au congé de présence parentale et double le congé d'annonce d'un handicap, d'un cancer ou de certaines pathologies chroniques chez un enfant. 106 com. / 4 séance

    Réduit un délai lié au congé de présence parentale et double le congé d'annonce d'un handicap, d'un cancer ou de certaines pathologies chroniques chez un enfant.

    10 amendements déposés sur cet article : 6 en commission, dont 3 adoptés, puis 4 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 7 Permet aux établissements de santé d'héberger, si l'éloignement le justifie, les parents d'un enfant hospitalisé atteint d'une affection de longue durée, frais couverts par l'assurance maladie. 44 com. / 0 séance

    Permet aux établissements de santé d'héberger, si l'éloignement le justifie, les parents d'un enfant hospitalisé atteint d'une affection de longue durée, frais couverts par l'assurance maladie.

    4 amendements déposés sur cet article : 4 en commission, dont 2 adoptés.

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  • Article 8 Expérimente dans 10 départements, dont un situé outre-mer, un délai de 2 mois pour statuer sur l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé, faute de quoi une avance est versée. 1611 com. / 5 séance

    Expérimente dans 10 départements, dont un situé outre-mer, un délai de 2 mois pour statuer sur l'allocation d'éducation de l'enfant handicapé, faute de quoi une avance est versée.

    16 amendements déposés sur cet article : 11 en commission, dont 2 adoptés, puis 5 en séance, dont 1 adopté.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 9 Fixe à 2 mois le délai de décision sur la carte de stationnement d'un mineur gravement atteint, délivrée d'office à défaut, et expérimente des structures habilitées à l'appuyer. 2913 com. / 16 séance

    Fixe à 2 mois le délai de décision sur la carte de stationnement d'un mineur gravement atteint, délivrée d'office à défaut, et expérimente des structures habilitées à l'appuyer.

    29 amendements déposés sur cet article : 13 en commission, dont 1 adopté, puis 16 en séance, dont 5 adoptés.

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  • Article 10 Porte d'un an à 14 mois l'échéance maximale du réexamen de la durée de l'allocation journalière de présence parentale et le seuil au-delà duquel ce réexamen s'impose.

    Porte d'un an à 14 mois l'échéance maximale du réexamen de la durée de l'allocation journalière de présence parentale et le seuil au-delà duquel ce réexamen s'impose.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 11 En résidence alternée effective, fait désigner l'allocataire de l'allocation journalière de présence parentale mais permet de l'ouvrir aux deux parents, sous conditions, 18 mois après la promulgation.

    En résidence alternée effective, fait désigner l'allocataire de l'allocation journalière de présence parentale mais permet de l'ouvrir aux deux parents, sous conditions, 18 mois après la promulgation.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 12 Répute fournies à domicile, pour l'avantage fiscal limité à l'impôt dû, les suppléances de proche aidant d'un enfant sous surveillance permanente en résidence de vacances en France. 32 com. / 1 séance

    Répute fournies à domicile, pour l'avantage fiscal limité à l'impôt dû, les suppléances de proche aidant d'un enfant sous surveillance permanente en résidence de vacances en France.

    3 amendements déposés sur cet article : 2 en commission, puis 1 en séance. Ils ont été déposés sur l'article 6 BIS d'un état antérieur du texte, devenu celui-ci au fil de la navette.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 13 Rembourse aux mineurs en affection de longue durée sous protocole de soins des séances conventionnées d'ergothérapeute, psychomotricien, diététicien, un bilan neuropsychologique préalablement accordé, et déplafonne leurs séances psychologiques.

    Rembourse aux mineurs en affection de longue durée sous protocole de soins des séances conventionnées d'ergothérapeute, psychomotricien, diététicien, un bilan neuropsychologique préalablement accordé, et déplafonne leurs séances psychologiques.

    lire le texte officiel ↗

  • Article 14 Gage la loi par une taxation accrue des tabacs, les pertes des collectivités étant compensées par une majoration de la dotation globale de fonctionnement.

    Gage la loi par une taxation accrue des tabacs, les pertes des collectivités étant compensées par une majoration de la dotation globale de fonctionnement.

    lire le texte officiel ↗

Articles du texte adopté et votes internes : données officielles de l'Assemblée nationale. Les résumés d'articles et de chaque amendement sont rédigés à partir du texte, puis vérifiés.

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue