abrogation transfert Aéroports de Paris

Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 2 novembre 2022. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.

Auteur : Stéphane PeuGDR · avec 57 cosignataires

Caduque

Déposé sous la 16e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (9 juin 2024). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.

Ce texte de loi vise à abroger les dispositions législatives ayant permis le transfert au secteur privé de la majorité du capital d’Aéroports de Paris. Il prévoit de réaffirmer que la majorité du capital de cette société est détenue par l’État. En outre, il institue une taxe additionnelle sur les tabacs pour compenser la perte de recettes fiscales liée à cette mesure.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Déposée le : 2 novembre 2022
Identifiant : PIONANR5L16B0396
Dossier législatif : DLR5L16N46563

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 2 novembre 2022 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement

Le texte en détails

Dispositions du texte

Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)

MESDAMES, MESSIEURS, En janvier 2018, le ministre de l’Économie annonçait le lancement d’un plan d’action pour la croissance et la transformation des entreprises. Afin d’abonder un fonds de dix milliards d’euros dédiés au financement de « l’innovation de rupture », ce plan autorisait notamment le gouvernement à privatiser le groupe Aéroports de Paris, détenu à 50,6 % par l’État. La décision du gouvernement de se dessaisir d’un actif rentable et de renoncer à des recettes non négligeables au profit d’investissements dans l’immatériel aux contours pour le moins flous suscita dès l’origine de très vives contestations. La mesure fut néanmoins adoptée de manière définitive par le Parlement le 11 avril 2019, à l’issue d’âpres débats. Afin de faire obstacle à cette privatisation, 248 parlementaires de gauche et de droite décidèrent alors de lancer conjointement une procédure de référendum d’initiative partagée destinée à ratifie rune proposition de loi » visant à affirmer le caractère de service public national de l’exploitation des aérodromes de Paris ». Le 9 mai, le Conseil constitutionnel validait cette initiative transpartisane, ouvrant la voie à la récolte des signatures citoyennes par l’intermédiaire d’une pétition en ligne. Le Gouvernement décidait dans la foulée de surseoir à la procédure de privatisation jusqu’en mars 2020, date d’échéance de la procédure. La méthode assez contraignante de recueil des signatures et la très faible médiatisation de la pétition ne permirent pa…

Articles (2 extrait·s du texte)
  • Article 1er I. – L’article L. 6323-1 du code des transports est complété par un alinéa ainsi rédigé : « La majorité du capital de la société mentionnée a u premier alinéa est détenue par l’État. » II. – La loi n° 2019-486 du 22 mai 2019 relative à la croissance et la transformation des entreprises est ainsi modifiée : 1° L’article 130, dans sa rédaction résultant de l’article 15 de la loi n° 2022-172 du 14 février 2022 en faveur de l’activ ité professionnelle indépendante, est abrogé ; 2° L’article 131 est abrogé ; 3° L’article 132 est abrogé ; 4° L’article 133 est abrogé ; 5° Le I de l’article 135 est abrogé ; 6° Les I et II de l’article 136 sont abrogés. III. – Les V et VIde l’article 191 de la loi n° 20 15-990 du 6 août 2015 pour la croissance, l’activité et l’égalité des chances économiques sont abrogés.…
  • Article 2 La perte de recettes pour l’État est compensée à due concurrence par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur le s tabacs prévue au chapitre IV du titre I er du livre III du code des impositions sur les biens et services.

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Pour aller plus loin