relative à la restitution d'un bien culturel à la République de Côte d'Ivoire

Lecture intermédiaire Ce dossier est devenu la loi, promulguée le 16 juillet 2025, mais ce texte n'en est qu'une étape : la loi peut en différer. Voir la dernière lecture de l'Assemblée

Voir le vote sur ce texte 7 juillet 2025 · adopté · 111 pour, 0 contre

Origine : transmis par le Sénat

Promulguée

Texte promulgué le 16 juillet 2025. Loi en vigueur.

Proposition de loi ordinaire

Ce que change ce texte

L'enjeu en clair

Ce résumé décrit cette étape du texte. La loi promulguée peut en différer.

Le 7 juillet 2025, l’Assemblée adopte sans modification, à l’unanimité des 111 votants, l’article unique de cette proposition de loi d’origine sénatoriale, ce qui rend le texte définitif : c’est la loi n° 2025-644 du 16 juillet 2025.

Les biens des collections publiques sont inaliénables (article L. 451-5 du code du patrimoine) : seule une loi peut en faire sortir un objet. Le texte déroge à ce principe pour un seul bien, le tambour parleur dit Djidji Ayokwè, conservé au musée du quai Branly-Jacques Chirac : il cesse de faire partie des collections nationales à l’entrée en vigueur de la loi, et l’administration dispose d’un an pour le transférer à la République de Côte d’Ivoire.

Selon les orateurs, ce tambour sacré du peuple atchan a été confisqué en 1916 par l’administration coloniale ; la Côte d’Ivoire en a demandé officiellement la restitution en 2019, le président de la République s’y est engagé en 2021, et une convention de dépôt a été signée le 18 novembre 2024, avant le transfert de propriété que réalise la loi.

Il s’agit d’une loi d’espèce : faute de procédure générale pour les biens culturels, chaque restitution exige un texte particulier. La ministre de la Culture a indiqué en séance que le projet de loi-cadre sur les restitutions avait été transmis au Conseil d’État, avec l’objectif d’une première lecture à l’automne.

Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.

Le vote : Adopté le 7 juillet 2025 : 111 voix pour, aucune contre. Onze groupes ont voté pour.

Déposée le : 29 avril 2025
Identifiant : PIONANR5L17B1350
Dossier législatif : DLR5L17N50882

Où en est ce texte ?

Le parcours du texte

  1. 14 novembre 2024 Dépôt du texte Sénat entrée au Parlement
  2. 28 avril 2025 1re lecture Sénat Adopté

Comprendre les votes

1 vote

Votes de l'Assemblée sur ce texte (1)

Comment les groupes ont voté sur le scrutin décisif (l’article unique de la proposition de loi relative à la restitution d’un bien culturel à la République de Côte d’Ivoire (première lecture).). Cliquez une barre pour le détail nominatif.

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
71LFI17GDR38EcoS66SOC23LIOT36DEM93EPR34HOR49DR16UDR123RN11NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.

Les avis, pour et contre

Les avis, pour et contre

Les positions exprimées sur le texte, avec les points de vigilance soulevés. Chaque position est attribuée et sourcée ; le site ne tranche pas.

Pour le texte, 3
Bertrand SorreEPRrapporteur de la commission des affaires culturelles

Souhaite que cette loi d’espèce soit l’une des dernières, non pour mettre fin aux restitutions, mais parce que « la création d’une procédure administrative adaptée, dérogatoire au principe d’inaliénabilité des collections publiques, devrait être prochainement soumise à l’appréciation du Parlement ».

Rappelle que la restitution était demandée dès 1958 et vote le texte en le jugeant insuffisant à lui seul : « Restituer aujourd’hui le tambour parleur n’est qu’une piètre réparation de la violence de la colonisation. » Souhaite qu’un président de la République exprime un jour les excuses de la France.

Président du groupe d’amitié France-Côte d’Ivoire, présente la restitution comme un geste d’amitié envers ce pays : « Il était plus que temps d’écouter la demande lancinante de nos amis ivoiriens à qui nous ne saurions refuser la restitution de ce tambour sacré. »

Réserves et nuances, 3

Soutient le texte tout en rappelant la vocation universelle des musées français, et refuse la méthode du cas par cas : « Mais ce modèle doit devenir une politique. Car légiférer au coup par coup n’est pas une solution. » Rappelle que les prêts de longue durée sont une autre voie que la restitution.

Vote le texte, réclame une loi-cadre et met en cause l’attitude de la France envers le pouvoir ivoirien avant l’élection présidentielle : « Il n’y a pas de cohérence entre une volonté affichée de réparer les blessures du passé à travers un geste de restitution important comme celui que nous envisageons aujourd’hui et une forme de complaisance, voire de soutien tacite, envers un régime engagé dans une dérive autoritaire. »

Fatiha Keloua HachiSOCprésidente de la commission des affaires culturelles

Salue « un acte de justice » mais déplore « trois années d’inertie administrative » après l’engagement présidentiel de 2021, et réclame une loi-cadre : « Nous ne pouvons plus continuer à gérer les restitutions au cas par cas, au gré des rapports de force ou des calendriers diplomatiques. »

Prise de parole

Compte rendu intégral de la séance

Le texte en détails

Dispositions du texte

Articles (1 extrait·s du texte)
  • Article unique Retire des collections nationales, par dérogation à leur inaliénabilité, le tambour parleur Djidji Ayokwè et donne 1 an à l'autorité administrative pour le transférer à la Côte d'Ivoire. Par dérogation au principe d’inaliénabilité des collections publiques françaises inscrit à l’article L. 451-5 du code du patrimoine, à compter de la date d’entrée en vigueur de la présente loi, le tambour parleur dit Djidji Ayôkwê conservé dans les collections nationales placées sous la garde du musée du quai Branly-Jacques Chirac, dont la référence figure en annexe à la présente loi, cesse de faire partie de ces collections. L’autorité administrative dispose, à compter de la même date, d’un délai d’un an au plus pour transférer ce bien à la République de Côte d’Ivoire.…

Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.

Le travail en commission

Rapporteur·e de ce texte, désigné·e par la commission pour l'examiner et le présenter :

Commission : Commission des affaires culturelles et de l'éducation

En amont de la séance publique, ce texte a fait l'objet de 1 amendements examinés en commission (Affaires culturelles et éducation), dont 0 adopté. C'est l'étape, souvent décisive, où le texte est retravaillé avant les votes en séance.

Les amendements déposés

1 amendements ont été déposés sur ce texte (tous en commission). C'est là que le texte se façonne, avant les votes solennels.

  • 1 Retirés

Seuls les amendements adoptés et rejetés ont été mis aux voix. Les autres ont été retirés, déclarés irrecevables, rendus sans objet par une adoption antérieure, non défendus, ou pas encore examinés.

Après l'article UNIQUE 1 amendement
  • n° AC1 M. Aurélien Taché LFI Retiré Dans un délai de deux mois à compter de la promulgation de la présente loi, le Gouvernement remet au Parlement un rapport…

Source : open data de l'Assemblée nationale (jeu « Amendements »). Chaque amendement a sa fiche, qui dit s'il a été mis aux voix et par quel organe.

Pour aller plus loin