Amendement de Mme Hamdane (LFI-NFP) · après art. 18

77 % des votant·es ont voté contre. Seuil de 51 voix non atteint. 2 abstentions.
MajoritaireClivage gauche-droite
Participation 18 %

Amendement n° 1474 · APRÈS ART. 18, déposé par Mme Hamdane LFI-NFP +69 cosignataires.

L'essentiel : Afin que l’Acoss emprunte d’abord auprès de la Caisse des dépôts plutôt que sur les marchés financiers, La France insoumise voulait ajouter le mot « prioritairement » à l’article du code de la sécurité sociale encadrant ses ressources.

Texte exact de l'amendement

Au premier alinéa de l’article L. 139‑3 du code de la sécurité sociale, après le mot : « an », est inséré le mot : « , prioritairement ». »

Exposé des motifs de l'auteur·rice

Cet amendement du groupe La France Insoumise souhaite dénoncer la financiarisation de la Sécurité sociale et insister sur la nécessité pour l’ACOSS de se financer par l’emprunt en priorité auprès de la Caisse des dépôts et consignations, plutôt que sur les marchés financiers. La financiarisation de la dette est un fléau : elle réduit les capacités des caisses de Sécurité sociale de répondre aux besoins sociaux, avec pour seule but détourner le produit de nos cotisations pour rémunérer les prêteurs sur les marchés financiers. Depuis 2021, l’ACOSS se finance uniquement sur les marchés financiers, alors qu’elle usait auparavant de son droit de se financer auprès de la Caisse des dépôts et consignations CDC). Les gouvernements qui ont mis en place cette politique, de la droite à la macronie en passant par le Parti socialiste de François Hollande, ont placé les caisses de Sécurité sociale à la merci des spéculateurs qui manipulent les taux d’intérêt. Ce sont actuellement 31,8 milliards d’euros de titres de dette qui ont été cédés à des acteurs financiers de la City de Londres et 13,5 milliards d’euros aux spéculateurs de la place financière de Paris. Au total, 48,2 milliards d’euros de « dette sociale » à court-terme sont au moins des marchés financiers. C’est un scandale d’en être arrivé à ce point de spéculation sur les caisses, alors que la Sécurité sociale s’est construite selo…

Texte officiel de l'amendement (open data de l'Assemblée nationale).

Le compte rendu de la séance ne porte aucun propos sur cet amendement : il a pu être défendu sans un mot de plus, discuté avec d'autres, ou ne pas avoir été présenté séparément. Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Le parcours du texte parent

Ce vote ne portait que sur un amendement (son sort est en haut de la carte) ; voici le parcours du texte entier auquel il se rattache.

  1. 1er octobre 2026 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
  2. 23 octobre 2026 1re lecture Assemblée Rejeté

Le texte

Ce vote porte sur un amendement ou un article du texte : Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027(L'Assemblée nationale n'a pas adopté). En voici l'enjeu d'ensemble :

Ce projet de loi de financement de la sécurité sociale rectifie les prévisions, les tableaux d’équilibre et l’objectif national de dépenses d’assurance maladie pour 2026, puis fixe le cadre pour 2027. Selon son exposé, le solde des administrations de sécurité sociale serait déficitaire en 2026 et excédentaire en 2027, notamment sous l’effet des mesures de rétablissement des comptes prévues par le texte. Il supprime à compter du 1er janvier 2027 les exonérations sociales des ateliers et chantiers d’insertion publics et prévoit une aide aux cotisants touchés par les incendies et le cyclone Chido. Il modifie aussi le régime social des indemnités de rupture du contrat de travail et l’assiette des allègements généraux de cotisations, et étend la « taxe soda » à des produits sucrés et transformés.

Le texte d'ensemble en détail (résumé complet, travaux, votes liés)

Comprendre les votes

Comment chaque groupe a voté

PourContreAbstentionNon-votant N'a pas pris part au scrutin
70LFI17GDR38EcoS68SOC23LIOT37DEM90EPR35HOR47DR17UDDPLR121RN11NI
Survolez une barre pour les chiffres d'un groupe, cliquez pour la liste nominative. Sigle souligné et « divisé » : moins de 60 % de ses votants sur la position majoritaire.
Vote de chaque groupe : pour, contre, abstention
GroupePourContreAbstention
La France insoumise - Nouveau Front Populaire1400
Gauche Démocrate et Républicaine100
Écologiste et Social700
Socialistes et apparentés002
Libertés, Indépendants, Outre-mer et Territoires000
Les Démocrates060
Ensemble pour la République050
Horizons & Indépendants040
Droite Républicaine040
Union des droites pour la République030
Rassemblement National0570
Non inscrit000
Ce qu'il s'est dit d'autre en séance 10 prises de parole de la discussion, reprises du compte rendu officiel

Premières prises de parole de la discussion de ce texte en séance (Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2027), reprises telles quelles du compte rendu intégral officiel : une par orateur·rice, dans l'ordre du compte rendu, sans sélection éditoriale.

Mme Justine Gruet DR
« Il est un peu technique. La clause de sauvegarde a été conçue comme un mécanisme de régulation exceptionnel, destiné à intervenir lorsque la dépense de médicaments excède la trajectoire fixée par le législateur. »
M. Thibault Bazin (rapporteur général)
« Votre amendement et celui de Mme Ronceret posent cependant plusieurs problèmes, car les choses ont évolué depuis l’an dernier. Avec la contribution supplémentaire, la clause de sauvegarde n’a plus vocation à se déclencher. »
Mme Anaïs Belouassa-Cherifi LFI
« Joyeux anniversaire à notre collègue Gruet. Pour l’occasion, je propose que nous nous opposions à l’augmentation du montant M et que nous maintenions le rendement de la clause de sauvegarde en votant cet amendement. »
M. Hendrik Davi ECOS
« Nous rencontrons un vrai problème avec l’industrie pharmaceutique. D’un côté, nous faisons face à des pénuries de médicaments – tous les pharmaciens que je rencontre disent que c’est un scandale. De l’autre, les prix des médicaments ont explosé – nous en avons discuté hier. »
Mme Stéphanie Rist (ministre de la santé, des familles, de l’autonomie et des personnes handicapées)
« Je souhaite également un joyeux anniversaire à Mme Gruet. Dans le cadre de ce PLFSS, l’économie de 3 milliards d’euros demandée aux industriels pharmaceutiques est équivalente à celle déjà demandée l’année dernière. »
M. Michel Lauzzana EPR
« Si on ne paye pas le paquet de pâtes assez cher, les fabricants finiront par arrêter d’en produire. C’est bien là tout l’enjeu. Votre argumentation est contradictoire. Mme Belouassa-Cherifi nous a indiqué que le Zoladex avait été retiré du marché. Mais pourquoi ? »
M. Olivier Fayssat AD
« Cet amendement de coordination dû au président Ciotti concerne également l’exclusion de la clause de sauvegarde, à compter de 2025, des médicaments biologiques similaires et des spécialités hybrides. M. »
M. Nicolas Turquois DEM
« Précédemment, les entreprises ayant conclu une convention avec le CEPS bénéficiaient d’une décote. Nous souhaitons réintroduire ce mécanisme d’abattement dans le nouveau dispositif. »
Mme Mereana Reid Arbelot GDR
« Les députés du groupe GDR avaient voté contre cette contribution en 2025. Les cotisations aux mutuelles ont augmenté de plus de 6 % en moyenne en 2025 et de plus de 25 % en trois ans. »
M. Christophe Bentz RN
« Madame la ministre, avec cet article, vous proposez de proroger la taxe de 2 % sur les complémentaires santé, que vous nous avez pourtant présentée, dans le PLFSS pour 2026, comme exceptionnelle. Vous nous avez donc menti. »

Lire le compte rendu intégral de la séance ↗

Pour aller plus loin

Le blog de l'auteur point de vue