Déposé, non adopté à ce jour Ce texte a été déposé le 17 octobre 2017. Il n'a pas été adopté à ce jour : ce n'est pas la loi.
Déposé sous la 15e législature, ce texte n'a pas abouti avant la fin de la législature (21 juin 2022). Il est devenu caduc : il faudrait le redéposer pour qu'il reparte.
Proposition de loi ordinaireCe que change ce texte
L'enjeu en clair
Ce résumé décrit ce que le texte propose. Ce n'est pas le droit en vigueur.
Ce texte de loi vise à renforcer la protection des animaux en modifiant les dispositions du code pénal relatives aux infractions envers les animaux. Il élargit la définition des actes punissables pour inclure l’abandon d’un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité. En cas de condamnation ou si le propriétaire est inconnu, le tribunal peut confisquer l’animal et le remettre à une fondation ou une association de protection animale. Enfin, il supprime une formulation qui limitait la portée de certaines dispositions.
Résumé rédigé hors ligne par un modèle de langage (en local). Il peut contenir des approximations : à recouper avec le texte officiel. Aucun modèle n'est appelé à l'affichage de la page.
Où en est ce texte ?
Le parcours du texte
- 17 octobre 2017 Dépôt du texte Assemblée entrée au Parlement
Le texte en détails
Dispositions du texte
Exposé des motifs (extrait du PDF officiel)
MESDAMES, MESSIEURS, Chaque année, plus de 60 000 animaux de compagnie sont abandonnés par leurs propriétaires sur les routes de France, e t une recrudescence de ces abandons est enregistrée au moment des vacances estivales. Selon les associations de protection animale qui se portent régulièrement parties civiles dans les procès, les peines ne sont jamais appliquées et l’identification d’un animal étant désormais obligatoire (tatouage ou puce), certains n’hésitent plus à les mutiler avant de les abandonner pour faire disparaître toute trace qui permettrait de retrouver les propriétaires. Si la loi n° 2015-177 du 16 février 2015 relative à la modernisation et à la simplification du droit et des procédures dans les domaines de la justice et des affaires intérieures a reconnu à l’animal le statut d’« être vivant doué de sensibilité », les peines applicables à l’abando n d’animal, l’exercice de sévices graves et la commission d’actes de cruauté envers les animaux définies à l’article 521-1 du code pénal sont inférieures à celles encourues pour le vol d’animaux fixées par l’article 311-1 du même code. Le vol d’animaux est en effet passible de trois ans d’emprisonnement et de 45 000 € d’amende alors que l’abandon d’anima l, l’exercice de sévices graves et la commission d’actes de cruauté envers les animaux sont punis de deux ans d’emprisonnement et de 30 000 € d ’amende. Par ailleurs, les personnes reconnues coupables d’i nfraction au titre l’article 521-1 du code pénal peuvent con…
Articles (3 extrait·s du texte)
- Article 1er L’article 521-1 du code pénal est ainsi modifié : 1° Le premier alinéa est ainsi modifié : a) Au premier alinéa, après le mot : « non », sont insérés les mots : « d’abandonner un animal domestique, apprivoisé ou tenu en captivité, à l’exception des animaux destinés au repeuplement » ; b) Au même alinéa, les mots : « deux ans d’emprisonne ment et de 30 000 », sont remplacés par les mots : « trois ans d’emprisonnement et de 45 000 ». 2° Le deuxième alinéa est supprimé.…
- Article 2 Après le premier alinéa du même article, il est inséré un alinéa ainsi rédigé : « En cas de condamnation du propriétaire de l’anima l ou si le propriétaire est inconnu, le tribunal prononce la confiscation de l’animal et prévoit qu’il sera remis à une fondation ou à une association de protection animale reconnue d’utilité publique ou déclarée, qu i pourra librement en disposer. »
- Article 3 À la première phrase du troisième alinéa du même article, les mots : « ou non » sont supprimés.
Source : PDF officiel AN ↗ · extraction automatique, peut contenir des artefacts de mise en page.
Pour aller plus loin
Cosignataires (25)
Voir aussi
Fiche officielle sur assemblee-nationale.fr ↗ (texte intégral, amendements, comptes-rendus de commission)